Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras au Théâtre de l'Athénée

En partenariat avec France Musique – Un barrage contre le pacifique, écrit par Marguerite Duras et mis en scène par Juliette de Charnacé au Théâtre de l'Athénée du 6 au 22 mars 2014.

Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras au Théâtre de l'Athénée
Un barracge contre le Pacifique à l'Athénée Théâtre

D’après le roman Un Barrage Contre Le Pacifique de Marguerite Duras
Mise en scène : Juliette de Charnacé
Musique : Ghédalia Tazartès
Scénographie et costumes : Goury
Lumières : Rémi Nicolas

Production : Groupe Marcel Proust avec le soutien de la Caisse des Dépôts et de la Ville de Caen
Coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet

DISTRIBUTION
Lola Créton : Suzanne
Julien Honoré : Joseph
Florence Thomassin : la Mère
Munkhtur : le Caporal
Wu Zheng : M. Jo

Pour peu qu’on ait jamais lu l’un de ses livres ou vu l’une de ses pièces, on connaît forcément l’histoire de Marguerite Duras, née Donnadieu en 1914, dans la lointaine Indochine française. De l’inaugural Barrage contre le Pacifique jusqu’à L’Amant de la Chine du Nord, c’est la même histoire qui revient, suivant le ressac de la mémoire qui va et vient comme les eaux de l’océan. Toujours la même chanson : la terre ruinée, incultivable, l’appétit, la misère, et la mer, et la mère, et le frère, et le riche amant… En 1977, Duras choisit d’adapter elle-même son premier roman pour le théâtre, près de trente ans après sa parution.

Ici l’accent est mis sur l’amour – fou, passionné – des deux enfants, Joseph et Suzanne, pour leur mère. Et sur une relation entre les trois personnages, un attachement, particulièrement forts. Le leitmotiv de la pièce comme dans le roman étant leur besoin – obsessionnel – de s’échapper. L’histoire est racontée par les deux enfants qui se retournent sur leur passé, après la mort de leur mère.

Comme dans un conte, le contexte est celui d’une misère passionnelle, lyrique (racontée d’un point de vue d’adolescents), et d’une solitude désertique dans une nature omniprésente, comme une divinité terrible et magnifiée. Avec le destin tragique de la mère, héroïne de la mythologie grecque ou de Faulkner, qui lutte contre le Pacifique, avec acharnement, pour ne pas sombrer dans le néant.
Et malgré cette noirceur désespérée, les personnages rayonnent d’une légèreté, d’un humour, d’une liberté envoûtante.

Si bien qu’à la fin, comme dans un conte de Perrault, la mère meurt, délivrant ses enfants, qui voient leurs destins se réaliser de façon totalement inespérée : Joseph s’échappe avec une inconnue sortie tout droit d’un film d’Hollywood, libérant du même coup Suzanne qui racontera cette histoire.

« …j’ai l’impression, depuis que j’ai commencé à écrire ces souvenirs, que je les déterre d’un ensablement millénaire … Aucune autre raison ne me fait les écrire, sinon cet instinct de déterrement. C’est très simple. Si je ne les écris pas, je les oublierai peu à peu. Cette pensée m’est terrible. Si je ne suis pas fidèle à moi-même, à qui le serais-je ? »
Marguerite Duras - Cahiers de la guerre et autres textes (P.o.L)

DATES :

  • Jeudi 6 mars à 20h00
  • Vendredi 7 mars à 20h00
  • Samedi 8 mars à 20h00
  • Mardi 11 mars à 20h00
  • Mercredi 12 mars à 20h00
  • Jeudi 13 mars à 20h00
  • Vendredi 14 mars à 20h00
  • Samedi 15 mars à 20h00
  • Dimanche 16 mars à 20h00
  • Mardi 18 mars à 20h00
  • Mercredi 19 mars à 20h00
  • Jeudi 20 mars à 20h00
  • Vendredi 21 mars à 20h00
  • Samedi 22 mars à 20h00

RESERVATIONS

Dates

du 06 au 22 mars 2014