Sortie DVD : Orchestre et Choeurs de l'Opéra de Paris - Tchaikovsky : Iolanta / Casse-Noisette

Sortie prévue le 26 octobre chez BelAir Classiques

Sortie DVD : Orchestre et Choeurs de l'Opéra de Paris - Tchaikovsky : Iolanta / Casse-Noisette
Iolanta The Nutcracker, © BelAir Classiques

Réunir pour la première fois depuis leur création l’opéra Iolanta et le  ballet Casse-Noisette, deux chefs d’œuvres de Tchaïkovski créés côte à  côte un soir de décembre 1892 à Moscou, tel était le pari fou que le  metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov choisissait de relever pour le  Palais Garnier au printemps 2016 : une production qui allait devenir un  des évènements majeurs de la saison de l’Opéra de Paris. Avec une  grande finesse, Tcherniakov renoue le dialogue entre ces deux œuvres et  révèle leurs racines communes. Il nous rappelle ainsi que Iolanta comme  Casse-Noisette sont avant tout des contes initiatiques, dans lesquels  les héros découvriront l’amour comme l’adversité et la perte. Pour  Casse-Noisette en effet, Dmitri Tcherniakov, avec l’aide des  chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui, Edouard Lock et Arthur Pita, a su  regarder au-delà des fééries que Marius Petipa a associées à cette  musique, et n’hésite pas à transformer l’espace du rêve en un espace de  cauchemard baigné de détresse et de solitude. C’est que Tchaïkovski  n’avait pas manqué de parsemer sa partition d’une mélancolie trop  souvent négligée, lui que les sucreries du ballet lassait, et qui  évoquait dans la Fée Dragée le souvenir d’une sœur disparue peu  auparavant… Pour assurer la continuité et la cohérence dramaturgique  entre les deux œuvres, Tcherniakov module avec ingéniosité l’espace que  lui fournit le Palais Garnier. L’occasion d’interroger par là-même  occasion la fonction et les enjeux du théâtre, ainsi que la specularité  vertigineuse de ses liens avec la réalité qu’il cherche à nous faire  oublier. La soprano bulgare Sonya Yoncheva livre une interprétation  flamboyante de la princesse aveugle Iolanta, et partage le plateau avec  le ténor polonais Arnold Rutkowski et la basse ukrainien Alexander  Tsymbaliuk. Le chef d’orchestre français Alain Altinoglu conjugue ses  forces à celles de l’Orchestre et des Chœurs de l’Opéra de Paris, tandis  que le Ballet de l’Opéra de Paris, dont Marion Barbeau - une Marie  rayonnante - et les Etoiles Stéphane Bullion et Alice Renavand,  ressuscite le ballet pourtant le plus célèbre du répertoire.

Dates

le vendredi 26 octobre 2018