Sortie CD : Lucile Richardot, Ensemble Correspondances et Sébastien Daucé - Perpetual Night

Sortie le 27 avril chez Harmonia Mundi.

Sortie CD : Lucile Richardot, Ensemble Correspondances et Sébastien Daucé - Perpetual Night
Perpetual Night - Lucile Richardot, Ensemble Correspondances, Sébastien Daucé

Après de nombreuses collaborations remarquées avec l’ensemble Correspondances, mais aussi avec Pygmalion, Les Arts Florissants ou Sir John Eliot Gardiner, la mezzo-soprano Lucile Richardot rejoint Harmonia Mundi pour une série d’enregistrements.

Avec Perpetual Night, Sébastien Daucé lui confectionne un programme sur-mesure mettant en valeur sa rare tessiture, qui se déploie aussi bien dans l’art déclamatoire des airs pour voix seule qu’au cœur de polyphonies complexes. Sortant de leur répertoire de prédilection qu’est la musique française du Grand Siècle, ils imaginent un parcours dans l’Angleterre du XVIIe siècle, de Robert Johnson à Henry Purcell.

Trois générations de compositeurs britanniques s’y succèdent, dévoilant un répertoire injustement méconnu d’airs et de songs riches en expérimentations et en nouveautés. Dans une Angleterre en pleine révolution, les artistes redoublent d’inventivité pour imaginer des formes théâtrales et musicales nouvelles.

Le Mask, ce genre proche du ballet de cour français qui mêle théâtre, musique et danse, cède peu à peu la place à des genres plus proches de l’opéra, tels que King Arthur ou The Fairy Queen, avant que le modèle de l’opéra italien ne s’impose définitivement au début du XVIIIe. C’est dans ce contexte mouvant qu’apparaissent le style récitatif anglais (Care-charming sleep de Robert Johnson ou What tears, dear Prince de Robert Ramsey) ou les premiers airs de semi-opéra (Adieu to the pleasures de James Hart, écrit pour la version lyrique de La Tempête de Shakespeare en 1674), en passant par les “scènes” dramatiques de John Hilton (Le Jugement de Pâris).

Les noires humeurs de la mélancolie, thème fétiche de la littérature baroque, imprègnent le programme de cet enregistrement.

Lucile Richardot, mezzo-soprano

Lucile Richardot découvre le chant dès l’âge de 11 ans au sein des Petits Chanteurs à la Croix de Lorraine à Epinal et sera d’abord journaliste. Formée à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, puis au CRR de Paris, elle fonde en 2012 l’ensemble Tictactus. Elle reçoit les précieux conseils de Margreet Honig, Martin Isepp, Rinaldo Alessandrini, François Le Roux, Jan van Elsacker, Monique Zanetti, Howard Crook, John Nelson, Michel Laplénie, Dominique Visse…

Voix et personnalité dramatique très recherchée, elle chante régulièrement avec les Solistes XXI (Rachid Safir), Correspondances (Sébastien Daucé), Pygmalion (Raphaël Pichon), l’Ensemble grégorien de Notre-Dame (Sylvain Dieudonné), Le Concert Etranger (Itay Jedlin) et avec Les Arts Florissants pour l’intégrale des madrigaux de Monteverdi puis de Gesualdo en 2018-2019.

Elle s’est produite avec Gérard Lesne, Patrick Cohën-Akénine, Peter van Heyghen, Ophélie Gaillard, Le Poème Harmonique, Les Paladins, l’Ensemble Intercontemporain, La Tempête, Faenza, et fréquente depuis 2007 les plus grandes scènes européennes pour des opéras baroques ou classiques (Cadmus et Hermione de Lully, Idoménée de Mozart, Dido and Aeneas de Purcell, L’Orfeo de Rossi…) et contemporains (Yvonne, Princesse de Bourgogne de Boesmans, Wüstenbuch de Beat Furrer…). L’année 2017 était toute tournée vers l’opéra italien, d’abord avec l’Arsilda de Vivaldi (rôle de Lisea) dirigée par Václav Luks, puis avec les trois opéras de Monteverdi (rôles de Penelope, La Messaggiera, Arnalta) en tournée mondiale avec Sir John Eliot Gardiner. C’est à Beaune qu’elle collabore pour la première fois avec Les Accents de Thibault Noally, pour le Mitridate de Scarlatti où elle incarne Antigono, avant de prendre part, à l’automne 2017, au Ballet Royal de la Nuit avec Correspondances.

En 2018, elle rejoint Le Caravansérail de Bertrand Cuiller pour le rôle de Goffredo dans Rinaldo de Haendel, puis est invitée par le Festival d’Aix-en-Provence pour incarner la Sorceress dans Dido and Aeneas, et explore quelques héroïnes de Berlioz à l’invitation de John Eliot Gardiner qu’elle retrouvera en 2019 pour le rôle de Junon dans Semele de Haendel.

Concerts

J.S Bach, La Passion selon Saint-Jean (Pygmalion, Raphaël Pichon)

  • Le 25 mars : théâtre de Caen
  • Les 27 et 28 mars : Opéra de Lille
  • Le 30 mars : Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence
  • Le 31 mars : Philharmonie de Paris

Charpentier, Histoires sacrées (Correspondances, Sébastien Daucé)

  • Le 7 avril : Chapelle royale de Versailles
  • Le 17 mai : London Festival of Baroque Music
  • Le 21 août : Abbaye de la Chaise-Dieu

Le 16 mai : UnHommage à Lully, London Festival of Baroque Music

Le 19 mai : Le Ballet royal de la Nuit, London Festival of Baroque Music 

Les 30 et 31 mai : Le Chant d'Oprhée,Théâtre de Caen

Les 7 et 23 juillet : Purcell,Didon et Enée/ Festival d'Aix-en-Provence

Perpetual Night(Correspondances, Sébastien Daucé)

  • Le 16 juillet : Abbaye aux Dames, Saintes
  • Le 12 août : Festival de l’Été Mosan, Dinant
  • Le 14 août : Conservatoire Royal de Bruxelles

Dates

le vendredi 27 avril 2018