Sortie CD : Anita Rachvelishvili - Anita

Sortie prévue le 2 mars chez Sony Classical.

Sortie CD : Anita Rachvelishvili - Anita
Anita Rachvelishvili - Anita

Sony Classical est fière d’annoncer la signature de la mezzo-soprano géorgienne Anita Rachvelishvili, une chanteuse d’exception connue pour ses performances à la fois puissantes et sensuelles. Le premier album d’Anita Rachvelishvili, particulièrement attendu, sera publié en 2018. La chanteuse y interprète un récital de morceaux marquants de son répertoire, qu’elle a sélectionnés personnellement.

C’est en 2009 que Daniel Barenboim lance la carrière d’Anita Rachvelishvili, en réalisant un spectaculaire coup de théâtre : il la choisit pour ouvrir la nouvelle saison de La Scala, où elle chante dans la nouvelle production de Carmen, très médiatisée, aux côtés de Jonas Kaufmann, l’interprète de Don José. À l’origine, il l’auditionne pour un second rôle, celui de Mercedes, mais devant son talent, tellement évident, et sa présence, d’une telle force et d’une telle pureté, il ne peut que lui proposer le rôle principal de Carmen. À seulement 25 ans, elle devient alors la plus jeune chanteuse de tous les temps à faire ses débuts dans ce rôle au cours d’une soirée d’ouverture de La Scala. « Je courais un grand risque, confie-t-elle. Si quelque chose avait mal tourné, fût-ce un infime détail, ma carrière se serait terminée au moment même où elle débutait. »

Elle fait sensation, et sa prestation est saluée aux quatre coins du monde. Le New York Times écrit : « Une voix de velours, ample, souple et égale... séduisante, elle déploie avec aisance un lyrisme naturel. Quand Anita Rachvelishvili rejette en arrière ses longues mèches brunes, les soldats espagnols enamourés tombent sur la scène comme des mouches, les uns après les autres. » Par la suite, elle interprète ce rôle dans de nombreux opéras prestigieux du monde entier, et les critiques se montrent tout aussi enthousiastes.

Née à Tbilissi, Anita Rachvelishvili grandit dans une Géorgie déchirée par la guerre civile et minée par la pauvreté. Ses parents ne parviennent pas à trouver de travail. Son père musicien devient alors maçon, et sa mère troque une carrière de danseuse classique contre un emploi de coiffeuse. La chanteuse assiste à plusieurs bombardements et voit mourir sous ses yeux des amis d’enfance.

Avec la destruction comme toile de fond, elle se raccroche à la musique, qui fait bientôt partie intégrante de sa vie. Sa préférence se porte d’abord sur le jazz et la soul. (Son amour pour ces deux genres demeure intact, et elle continue à chanter du jazz et du jazz fusion au sein de son propre groupe). Alors qu’elle est âgée de seize ans, son père lui propose de s’essayer au chant lyrique. Il lui trouve un professeur de chant, qui la prépare aux examens d’entrée au conservatoire de Tbilissi. Elle ne tarde pas à les réussir et, alors qu’elle est encore au lycée, elle fait ses débuts à l’opéra de Tbilissi, où elle interprète des rôles majeurs. En 2007, elle est invitée à rejoindre l’Académie de La Scala (dans le cadre d’un programme destiné aux jeunes artistes). C’est là-bas que Daniel Barenboim entend parler d’elle, et qu’elle entame une carrière internationale.

Son aisance naturelle sur scène et sa voix puissante et séduisante lui valent d’autres rôles importants : elle est, entre autres, Amneris dans Aïda, Azucena dans Le Trouvère, Dalila dans Samson et Dalila, la Princesse de Bouillon dans Adriana Lecouvreur, et Lioubacha dans La Fiancée du tsar. Elle chante ensuite au Metropolitan Opera, à l’Opéra allemand de Berlin, à l’Opéra d’État de Bavière, aux Arènes de Vérone et au Royal Opera House de Londres.

Pour son premier album, Anita Rachvelishvili a tout naturellement choisi deux arias aimées de tous, qu’elle avait interprétées sous les traits de Carmen, un rôle devenu sa marque de fabrique : L’amour est un oiseau rebelle et Près des remparts de Séville. Les autres morceaux retenus mettent en lumière des rôles particulièrement chers à son cœur, qui lui ont permis d’explorer la dimension dramatique offerte par le répertoire mezzo-soprano. Il s’agit de formidables arias tirées du Trouvère, de Don Carlo, de Samson et Dalila, de La Fiancée du tsar et de Werther. Elle est accompagnée par l’orchestre symphonique national de la RAI, sous la direction du chef d’orchestre Giacomo Sagripanti.

Sur l’album figure également une aria d’une beauté envoûtante extraite de l’opéra La Légendede Chota Roustaveli, de Dimitri Arakishvili (1919), parfois considéré comme le « chef-d’œuvre lyrique national » de la Géorgie. « La Cavatine du Roi Tamar » célèbre une légendaire reine géorgienne du XIIe siècle dont le pouvoir était tel qu’on lui conféra le titre de roi.

Dates

le vendredi 2 mars 2018