Collection Les Musiciens et la Grande Guerre

Les Éditions Hortus présentent une collection discographique dédiée à commémoration de la première guerre mondiale : Les Musiciens et la Grande Guerre. Réalisée sur cinq ans, cette collection offrira plus d’une trentaine d’heures de musique.

Collection Les Musiciens et la Grande Guerre
Collection Les Musiciens et la Grande Guerre

Au-delà d’un intérêt musical ou historique, la collection Les Musiciens et la Grande Guerre a pour ambition de constituer une base patrimoniale cohérente offrant un panorama de la création musicale des nations impliquées dans le conflit.
Des compositeurs reconnus (comme Ravel ou Hindemith) aux plus « confidentiels » (Boulnois, Casella, Migot), des morts au combat (Farrar, R. Vierne, Devaere) à ceux qui ont dû rester éloignés du front (Debussy, Reger, Nadia et Lili Boulanger) en passant par les blessés (Caplet, Labey, Delvincourt), la liste est longue. Il étaient Français (Magnard, Hahn, de La Presle, Koechlin), Belges (Antoine, Jongen), Allemands (Stefan) et Autrichiens (Schulhoff, Korngold), Anglais (Butterworth, Vaughan Williams), Américains, Australiens ou Italiens... Tous à leur manière, ont nourri cette immense fresque musicale.
Cette collection est proposée libre de droit aux institutions publiques nationales et internationales intéressées par cette commémoration.

2016 : parutions des volumes 16 à 21
2015 : parutions des volumes 11 à 15
2014 : parutions des volumes 1 à 10

Présentation des volumes

CD 18 Ombres et lumières - Rudi Stephan, Louis Vierne, Lucien Durosoir
Ensemble Calliopée :
Karine Lethiec, alto
Maud Lovett, violon
Christophe Giovaninetti, violon
Florent Audibert, violoncelle
Laurène Durantel, contrebasse
Frédéric Lagarde, piano
Sandrine Chatron, harpe

Trois destins en noir et blanc. L’ombre de la mort s'est abattue trop tôt sur le génie naissant de Rudi Stephan, laissant derrière lui des œuvres d’une rare maturité, ou encore sur le fils de Louis Vierne à qui son père dédiera un quintette à la fois tendre et tragique. Lucien Durosoir, quant à lui, revint de la guerre avec la force créatrice d’écrire un Poème étonnamment lumineux.

CD 17 Vers la vie nouvelle Chaminade – Baines, Enesco, Boulanger, Cras
Anne de Fornel, piano

« Dans l’atmosphère lourde – se sont infiltrés le doute, le découragement. Mais des sons lointains, clairs, purs s’élèvent, et vers l’espoir d’une vie meilleure, l’homme marche, confiant, tendre et grave ». Nadia Boulanger, Vers la vie nouvelle

CD 16 Verdun, feuillets de guerre Pierné – Ladmirault, Février, Hahn, Caplet, Vellones, Bruneau
Françoise Masset, soprano
Anne Le Bozec, piano

Nombre de compositeurs et poètes furent mobilisés autour de Verdun. Un vaste florilège de mélodies et chansons demeurées inédites se trouve réuni dans ces Feuillets de Guerre. Ce disque exprime la nostalgie, le sentiment religieux ou témoigne de l’engagement des femmes dans la Guerre (Les Tourneuses d’obus) ou des ardeurs d’une France forte et confiante (Le Tambour).

CD 15 À nos morts ignorés Antoine – Boulanger, Caplet, Debussy, Hahn, Gurney
Marc Mauillon, baryton
Anne Le Bozec, piano

Quelle diversité d’expression – littéraire et musicale – dans ces mélodies de la Grande Guerre : elles sont parfois détachées de toute actualité (Stephan, Halphen, Roussel) ; ou elles évoquent les événements tragiques, implicitement (Lili Boulanger) ou avec des tonalités diverses : nostalgique (Gurney, Antoine), mélancolique (Debussy), pathétique et révoltée même chez Caplet tandis que Reynaldo Hahn recherche l’apaisement.

CD 14 Sérénade
Jeffrey Myers, violon
Ryan Meehan, violon
Jeremy Berry, alto
Estelle Choi, violoncelle

Trois quatuors ont été composés loin du front (Milhaud, Stravinsky) ou après la fin de la Guerre (Hindemith) : chacun à sa manière constitue en réalité l’aboutissement d’une maturation de cette forme au cours des années de Guerre (Milhaud, Hindemith) ou plus largement d’une évolution en cours depuis 1913 avec le Sacre du Printemps pour Stravinsky. C’est à un jeune compositeur, encore peu expérimenté, Jacques de la Presle, qu’il reviendra, alors replié dans un tunnel sous les bombardements, de manifester que la musique est plus forte que la mort ambiante, l’ennui et le désespoir. Du côté des forces de la Triplice, l’autrichien Ernst Toch, se réfugie lui aussi dans la musique pour marquer sa volonté de survivre.

CD 13 Clairières dans le ciel Lili – Boulanger, Migot, de la Presle, Ropartz, Vellones
Cyrille Dubois, ténor
Tristan Raës, piano

Pendant la Grande Guerre, c’est la mélodie qui exprime au mieux dans toute leur diversité les sentiments profonds des combattants au front comme ceux des compositeurs restés à l’arrière : des idéaux éternels chargés de nostalgie, de tendresse et de poésie (L. Boulanger ou Ropartz) comme des réactions nées du conflit tour à tour sarcastiques (Vellones), dramatiques ou empreintes de sentiments pour l’être aimé comme chez Jacques de la Presle. Ce programme réunit des inédits (Migot, de la Presle) comme des oeuvres fort rares (Vellones) ainsi que les cycles complets des Odelettes et des Clairières dans le Ciel.


CD 12 Pensées intimes – Pfizner, Kelly, Antoine, L.Boulanger
Guillaume Sutre, violon
Steven Vanhauwaert, piano

Dans l’atmosphère douloureuse et pleine de furie de la Guerre s’élève, comme par miracle, le chant intime du violon exprimant avec retenue et dignité (Kelly) les sentiments ressentis au retour d’une campagne militaire effroyable comme ceux plus nostalgiques d’un compositeur mobilisé tentant de retrouver ses racines (Antoine). De son côté, l’allemand Pfitzner cherche de manière plus tumultueuse à rendre hommage au passé musical de son pays alors que retentit encore le tendre Nocturne de la jeune Lili Boulanger que la maladie va bientôt emporter.

CD 11 Chant de guerre Schmitt – Jongen, Casella, Karg-Elert, Kunc
Ensemble Double Expression :
Sonia Sempéré, soprano
Jérôme Granjon, piano
Sandrine Chatron, harpe
Emmanuel Pélaprat, harmonium et direction

Dans l’Europe en guerre, avec une surprenante variété d’expression, les compositeurs font appel à l’harmonium comme instrument soliste ou en l’inté­grant à un petit ensemble. Schmitt revisite le chant patriotique, Kunc et Jongen la musique sacrée et les hymnes aux morts. Karg-Elert explore des univers volontairement fort éloignés du conflit tandis que Casella, illustrant des images de cinéma muet, pro­pose ses impressions de guerre.


CD 10 Concertos pour la main gauche
Orchestre national de Lille
Nicolas Stavy, piano
Paul Polivnick, direction

Deux chefs d’œuvre du XXe siècle rarement enregistrés, commandés par le célèbre pianiste Paul Wittgenstein qui perdit son bras droit au front : un concerto surprenant (et explosif !) de Korngold (1923), et Diversions de Britten (1940), une pièce pleine de vie et de lyrisme.


CD 9 Vêpres - Marcel Dupré
Vincent Genvrin, orgue

Les Quinze versets pour les vêpres du commun des fêtes de la Sainte-Vierge ou Fifteen Pieces (1919) de Marcel Dupré : un document de première importance concernant l’art de l’improvisation au lendemain de la Grande Guerre, qui voit la modernité de cette riche époque musicale s’inscrire dans une tradition séculaire, sur l’orgue Mutin Cavaillé-Coll, financé par les dommages de guerre.


CD 8 Célébrations
Philippe Brandeis, orgue
Les cuivres de la Garde Républicaine

Sur l’orgue de la cathédrale aux Armées sont honorés non seulement les musiciens morts au combat, mais également ceux qui combattirent et survécurent ou qui soutinrent l’effort de guerre à l’Arrière. Célébrations également, cette fois accompagnées des cuivres, de ceux qui après la Guerre ont écrit en mémoire des victimes, avec une splendide version du Poème héroïque de Dupré.


CD 7 Les altistes engagés
Vincent Roth, alto
Sébastien Beck, piano

Le chant lyrique de l’alto proposé par quatre personnalités musicales très différentes (Hindemith, Vaughan Williams ainsi que Schmitt et Koechlin, dont la Sonate est le véritable joyau du CD) : Un témoignage éclairant des recherches musicales menées en cette période terrible.


CD 6 Métamorphose - Entre angoisse et renaissance
Thomas Monnet, orgue

Les tensions de la Grande Guerre fertilisent les esprits créateurs. Le XIXe siècle disparaît loin derrière l’horizon laissant l’incertitude s’installer. À l’orgue, c’est tout un monde musical en pleine métamorphose : un élégant choral de Joseph Boulnois, une étonnante transcription du Tombeau de Couperin, croisent Trauerode de Reger, une ode funèbre dédiée « à ceux qui sont tombés ».

CD 5 La naissance d'un nouveau monde Schulhoff – Bridge, Granados, Boulnois, De la Presle
Thomas Duran, violoncelle
Nicolas Mallarte, piano

Des œuvres non seulement de tous les horizons géographiques de cette Europe qui s’entretue mais également d’esthétiques fort diverses. Une belle découverte la sonate de Joseph Boulnois, mort en 1918. Tout le frémissement musical de l’après-guerre est annoncé avec hauteur de vue, passion et émotion.

CD 4 Mélodies Prescience - Conscience
Marc Mauillon, baryton
Anne Le Bozec, piano

La Grande Guerre fauchera de nombreux talents à l’aube de leur carrière. Dans leurs mélodies écrites à la veille du conflit transparaît la prescience que ces compositeurs avaient souvent du drame à venir mais aussi, celui-ci survenu, leur volonté d’y échapper ou simplement de le commenter

CD 3 Hommage à Maurice Maréchal - Fauré • Brahms • Debussy • Honegger
Alain Meunier, violoncelle
Anne Le Bozec, piano

Un hommage rendu par Alain Meunier à son maître le grand violoncelliste Maurice Maréchal, combattant aux côtés de Caplet et de Durosoir (sonates de Brahms, Debussy et Honegger).


CD 2 Busoni Debussy Stravinsky - 1913 au carrefour de la modernité
Jean-Sébastien Dureau, piano
Pleyel à double clavier
Vincent Planès, piano
Pleyel à deux claviers

Dès 1913, comme durant la guerre, 3 compositeurs empruntent des voies radicalement différentes : rupture ouverte et brutale dans le cas de Stravinsky, échappée toute en finesse par l’imagination (mais non moins scandaleuse) pour Debussy (En Blanc et Noir), et fusion des langages du passé dans un idiome nouveau pour Busoni.


CD 1 Une mort mythique - Albéric Magnard
Alain Meunier, violoncelle
Philippe Guilhon-Herbert, piano

D’une grande intensité, la sonate pour violoncelle et piano, ultime œuvre de musique de chambre de Magnard (1910) et sa musique pour piano solo, poétique et subtile, datant de sa jeunesse, nous font regretter le geste à la fois héroïque et fou d’un compositeur tué en défendant son manoir contre les uhlans le 3 septembre 14, à Baron (Oise)

En partenariat avec Editions Hortus

Sur le même thème

Dates

le vendredi 29 avril 2016