Vous avez dit classique ? Chiche !
Programmation musicale
Dimanche 23 mai 2021
1h 58mn

Concours Reine Elisabeth

Chaque année au mois de mai, les épreuves du Concours Reine Elisabeth font vibrer la Belgique et le monde de la musique : tour à tour en piano, comme cette année, en violon, en chant ou en violoncelle. Aujourd’hui, plongeons-nous dans deux éditions légendaires du concours de violon : 1967 et 1971.

Concours Reine Elisabeth
Le Concours Reine Elisabeth, © DR

L’histoire du Concours Reine Elisabeth est intimement liée à la figure du grand violoniste belge Eugène Ysaÿe. A l’origine, ce concours, lancé en 1937, s’appelait Concours Ysaÿe. Il était destiné à lancer de jeunes virtuoses de moins de 30 ans dans la carrière. La première édition avait été dominée largement par les Soviétiques qui avaient pris les six premières places, avec en grand gagnant, David Oistrakh. Trente ans plus tard, en 1967, en pleine guerre froide, le concours devient l’occasion d’une démonstration de puissance pour l’URSS, à travers ses solistes. En plus du programme habituel du premier tour : les incontournables Sonates et Partitas de Bach et Caprices de Paganini, une des six Sonates d’Ysaÿe est imposée. Et au fil des épreuves, les candidats présentent un programme librement choisi. Le violoniste qui remporte cette édition, Philippe Hirshhorn a choisi entre autres, une œuvre d’Eugène Ysaÿe qu’il a jouée avec la pianiste Lidija Pecherskaja : Caprice d’après l’Etude en forme de valse de Camille Saint-Saëns. Gidon Kremer, autre grand favori soviétique, joue les Variations sur un thème irlandais, « The last rose of the summer » (La dernière rose de l’été) d’Heinrich Wilhelm Ernst, une étude redoutable. En finale, Philippe Hirshhorn a choisi le 1er Concerto de Paganini, dont il donne une interprétation fulgurante . Le 2ème Prix est attribué à la Bulgare Stoika Milanova et Gidon Kremer reçoit le 3ème Prix. Le Français Jean-Jacques Kantorow est lauréat de cette édition, il a déjà remporté en 1962 la médaille d'or au concours Carl Flesh, et le Concours international de Genève en 1965.

Des femmes sont à l’honneur dans l’édition violon de 1971, comme l’Argentine Ana Chumachenco qui obtient le 4ème Prix, et l’Israélienne Miriam Fried qui est la première femme à remporter le 1er Prix du Concours Reine Elisabeth. Elle a choisi pour la finale, le Concerto de Sibelius où elle déploie puissance et autorité. Le Soviétique Andreï Korsakov obtient le 2ème Prix. Mort à l’âge de 45 ans, il n’a pas eu assez le temps de se faire connaître. Ecoutez sa sonorité de velours qui fait merveille dans le Concerto de Glazounov. 

Programmation musicale :

Camille Saint-Saëns / arr Eugène Ysaÿe,

Caprice d'après l'Etude en forme de valse op 52 n°6

Philippe Hirshhorn, violon
Lidija Pecherskaja, piano
DOREMI DHR-7906-8

Heinrich Wilhelm Ernst,

Variations pour violon sur l'air irlandais The last rose of summer (La dernière rose de l’été)

Gidon Kremer, violon
BRILLIANT CLASSICS 8712

Francesco Geminiani,

Sonate pour violon et piano en ut mineur op 4 :
1er mouvement. Largo
2ème mvt. Allegro moderato
3ème mvt. Siciliana
4ème mvt. Allegro

Philippe Hirshhorn, violon
Lidija Pecherskaja, piano
CYPRES CYP 9606

Niccolo Paganini / cadence Emil Sauret,
Concerto pour violon n°1 en ré Majeur op 6 :
1er mvt. Allegro maestoso (extrait)

Philippe Hirshhorn, violon
Orchestre National De Belgique
Rene Defossez, direction
MUSO MU-002

Maurice Ravel,

Trio en la mineur :
Premier mouvement
2ème mvt. Pantoum

Jacques Rouvier, piano
Jean Jacques Kantorow, violon
Philippe Muller, violoncelle
ERATO ECD 71569

Franz Schubert,
Sonate pour violon et piano n°4 en la Majeur op posth 162, D 574 :
2ème mvt. Scherzo. Presto – Trio

Ana Chumachenco, violon
Ralf Gothoni, piano
ONDINE ODE 746

Jean Sibelius,
Concerto pour violon en ré mineur op 47 :
3ème mvt. Allegro ma non tanto

Miriam Fried, violon
Orchestre Philharmonique D'Helsinki
Okko Kamu, direction
FINLANDIA RECORDS FACD 360

Alexandre Glazounov,

Concerto pour violon en la mineur op 82

Andreï Korsakov, violon
Orchestre Symphonique De La Radio De Moscou
Odysseus Dimitriadi, direction
EMG CLASSICAL 

Cordes sensibles :

Antonin Dvorak,

Quatuor à cordes n°12 en fa Majeur op 96 B 179 « Américain » :
1er mouvement. Allegro ma non troppo

Quatuor Guarneri, quatuor à cordes :
Arnold Steinhardt, John Dalley, violons
Michael Tree, alto
David Soyer, Violoncelle
NEWTON 8802088

Franz Schubert,

Quatuor à cordes n°12 en ut mineur D 703, « Quartettsatz » (« Mouvement de quatuor »)

Quatuor Guarneri, quatuor à cordes :
Arnold Steinhardt, John Dalley, violons
Michael Tree, alto
David Soyer, Violoncelle
NEWTON 8802089

Antonin Dvorak,

Quintette n°2 en la Majeur op 81, B 155 :
3ème mvt. Scherzo (Furiant) : Molto vivace

Arthur Rubinstein, piano
Quatuor Guarneri, quatuor à cordes :
Arnold Steinhardt, John Dalley, violons
Michael Tree, alto
David Soyer, Violoncelle
RCA VICTOR RED SEAL RD 86263

Ludwig van Beethoven,

Quatuor à cordes n°13 en si bémol Majeur op 130 :
5ème mvt. Cavatina. Adagio molto espressivo

Quatuor Guarneri, quatuor à cordes :
Arnold Steinhardt, John Dalley, violons
Michael Tree, alto
David Soyer, Violoncelle
RCA RED SEAL 19075971162/8

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