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Jeudi 28 mai 2015
4 min

Pauline et le tango

Cette semaine, Léa Minod a rencontré Pauline. Son violon d'Ingres : le tango.

Sur les bords de Seine qui font face à l’institut du Monde Arabe, les danseurs affluent avec les beaux soirs. Par ici c’est la salsa et par là, un peu plus bas, le tango. Une Millégale, un mélange de Milonga (qui désigne le bal de tango) et d’Illégal (parce qu’ils n’ont pas l’autorisation d’y danser).

C’était un mercredi soir, le printemps était déjà bien haut, et j’y suis allée pointer mon micro.

Un homme, un casque de moto à la main, attend l’élan qui l’entraînera sur la piste de danse. A côté de lui sur les marches de l’arène, il y a Pauline, une jeune femme pas encore trentenaire. Sourire malicieux et œil de biche.

C’est vers elle, finalement, que s’est tendu le micro. Pauline et le tango, c’est une addiction. Elle danse dès qu’elle le peut pour balayer celle qu’elle incarne au quotidien : professeur de français au collège. Un et deux, trois et quatre. Un pied balaie l’autre, un masque chasse l’autre.

 © Léa Minod
© Léa Minod

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