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Jeudi 11 juin 2015
5 min

Marcela et le cinéma

Cette semaine, Léa Minod a rencontré Marcela. Son violon d'Ingres : le cinéma.

C’était un vendredi au jardin des plantes à Paris. En haut des marches qui mènent à la Galerie de l’évolution, je retrouve Marcela. Les yeux rivés sur son téléphone portable, la jeune femme est en quête d’une séance de cinéma. Boulimique de l’écran noir, elle y va trois, quatre fois par semaine…et peut-être même plus depuis qu’elle est au chômage.

Originaire de Colombie, elle est venue en France pour étudier le septième art. Mais pas de visa pour les intermittents du spectacle. Alors elle cherche un poste en CDI dans la communication digitale, et se nourrit de cinéma dans le pays de la nouvelle vague.

Devant nous, un couple se tient côte à côte. Elle est en jupe, lui est distant. Peut-être qu’ils s’ennuient. « Ils auraient pu jouer dans un film de Truffaut, sauf que chez Truffaut, ils se seraient déjà séparés ».

Elle est comme ça Marcela, dramatique, romantique et souvent ailleurs. Les amours étranges du cinéaste Wong Kar Wai par exemple, voilà qui la fait vibrer.

L’heure file. Prochaine séance à 18h pour le Panorama du cinéma colombien qui se tenait au cinéma La Clef jusqu’au 9 juin. Marcela, qui rêve toujours d’ailleurs, va se retrouver un peu chez elle, le temps d’un film - Violencia, de Jorge Forero.

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