Jeudi 12 juillet 2018
6 min

Variations Enigma – Énigme 2 / Indice 4 : Planet Earth de Johan de Meij

Deuxième énigme : identifier une composition célèbre d’un compositeur qui l’est un peu moins.

Variations Enigma – Énigme 2 / Indice 4 : Planet Earth de Johan de Meij
Johan de Meij, © johandemeij.com

Grand jeu France Musique de l’été : gagnez des CD ! 

Dans Planet Earth, il y a un chœur réel mélangé à un chœur samplé, c’est-à-dire joué au clavier. Il y a aussi des effets et des bruitages sur bande ainsi qu’un gigantesque orchestre à vents. Il s’agit de la troisième symphonie du compositeur Johan De Meij, intitulée Planet Earth, c’est-à-dire Planète Terre. Le premier mouvement présente une Lonely Planet, une Planète solitaire, puis viennent Planet Earth, la Planète terre et Mother Earth, la planète mère. De Meij est un compositeur, chef d’orchestre et tromboniste néerlandais. Il aime la musique à programme et fait un peu de la musique de film… sans film. Sa première symphonie s’inspire du Seigneur des Anneaux. Il y passe les personnages que connaissent les lecteurs de Tolkien : Gandalf, Gollum et les Hobbits. Sa deuxième symphonie, Big Apple, est un hommage à New-York. Et, lorsque De Meij compose sa troisième symphonie, il décide de la dédier à la planète Terre : « à la terre entière, à sa fascinante apparence et beauté. ».

Elle existe sous deux versions. La première, pour orchestre symphonique, a été créée le 2 mars 2006 à la salle de concert De Doelen à Rotterdam. Et la seconde, celle qu’on joue le plus, est pour grand orchestre d’harmonie, bande et chœur, et elle a été créée la même année, mais au Palais de la Musique d’Altea en Espagne. 

L’esprit du troisième mouvement est particulier. De Meij veut évoquer Gaïa, la déesse mère. Et il a eu l’idée de faire chanter un hymne à Gaïa extrait des Hymnes homériques. Ce sont des poèmes traditionnellement attribués à Homère, ce qui ne signifie pas nécessairement qu’ils aient été écrits par lui. De longueurs variables (entre 17 et 580 vers), ils relatent la vie des dieux antiques. Voilà celui choisi par De Meij, ici dans une traduction de Leconte de Lisle :

« Je chanterai Gaia, Mère de tous, aux solides fondements, très antique, et qui nourrit sur son sol toutes les choses qui sont. Et tout ce qui marche sur le sol divin, tout ce qui nage dans la mer, tout ce qui vole, se nourrit de tes richesses, ô Gaia !

De toi viennent les hommes qui ont beaucoup d’enfants et beaucoup de fruits, ô Vénérable ! Et il t’appartient de donner la vie ou de l’ôter aux hommes mortels.

Il est heureux celui que tu honores avec bienveillance dans ton cœur, et toutes choses lui abondent. Son champ est toujours fertile, ses prés sont pleins de bétail et sa demeure est pleine de richesses. Ceux que tu honores règnent par des lois justes, sur les villes où abondent les belles femmes ; ils ont les richesses et la félicité, leurs fils se glorifient des joies de la jeunesse ; et leurs filles vierges, le cœur joyeux, forment des chœurs heureux et dansent sur les molles fleurs de l’herbe. Et telle sera la riche destinée de ceux que tu honoreras, ô Déesse vénérable !

Salut, Mère des Dieux, Épouse d’Ouranos étoilé ! Donne-moi avec bienveillance, pour ce chant, une douce nourriture. Je me souviendrai de toi et des autres chants. »

Extraits musicaux diffusés 

Johan de Meij
Symphonie n°3 (Planet Earth) : Lonely Planet
Harlan D. Parker
The Peabody Conservatory Wind Ensemble
Naxos 0747313314379-2-1

Johan de Meij
Symphonie n°3 (Planet Earth) : mouvements n°1 et n°3
Banda Sinfonica Juvenil Simon Bolivar
Direction : Johan de Meij