Une oeuvre, trois idées
Programmation musicale
Samedi 25 septembre 2021
3 min

Exploration du côté sombre de la lune

La pleine lune de mardi dernier a peut-être donné des idées à Marc-Olivier... ou pas ! Quoiqu'il en soit, aujourd'hui, il nous parle d'un des albums les plus connus au monde : The Dark Side of the Moon de Pink Floyd.

Exploration du côté sombre de la lune
Pochette du vinyl The Dark Side of the Moon de Pink Floyd, © Getty / MediaNews Group/Reading Eagle

La première chose frappante dans cette œuvre est sa forme de lyrisme vocal. Certes pas avec la même vocalité que dans l’opéra baroque, classique ou romantique. Mais ce chant qui trouve ses sources dans le blues a une réelle puissance dramatique.

Et au risque de faire un rapprochement sacrilège pour les fous d’opéra, ce lyrisme fait penser à une toute autre musique, dans un tout autre genre : le bouleversant trio final du Chevalier à la Rose, avec ses harmonies larges et les mélismes qui se développent sur de voluptueuses nappes sonores !

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Deuxième idée : l’importance de l’harmonie. Pour poursuivre la comparaison avec cet extrait du Chevalier à la rose, l’harmonie dans The dark side of the moon est également d’une pureté, d’une sophistication et d’un soin extrêmes.

On peut dire que chez les Pink floyd le langage harmonique n’est jamais complètement éloignée de la Renaissance et du baroque. Et comme disait le grand claveciniste Gustav Leonhardt, le langage harmonique de la pop et du rock s’inspire, pour partie, du langage de Rameau.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Troisième idée : le foisonnement musical des 70's. L’enregistrement de Dark side of the moon sort en 1973. Or, les années 1970 sont extraordinaires dans l’évolution du répertoire vocal tous azimuts.
En 1974, Berio compose les Cries of London, Stockhausen écrit Inori, en 1976, Phil Glass crée Einstein on the beach. Et Ligeti compose son opéra Le grand Macabre entre 1974 et 1977. En voici un extrait avec la fantastique Barbara Hannigan :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

Evidemment, on ne saurait trop vous recommander de vous (re)plonger dans cet album que l'histoire de la musique retiendra... Tout comme dans toute l'oeuvre du groupe d'ailleurs ! 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies
L'équipe de l'émission :