Tendez l'oreille
Programmation musicale
Samedi 4 mai 2019
5 min

De la forêt à l’espace : le cor au cinéma

Après le piccolo au cinéma, Tendez l’oreille s’intéresse au cor sur grand écran. De «Robin des Bois Prince des voleurs» à «Star Trek», les compositeurs de musiques de film s’éloignent-ils de l’usage originel du cor en orchestre ? Quelle est la différence entre Haydn et John Williams ?

De la forêt à l’espace : le cor au cinéma
Un jeune joueur de cor, © Getty / Amanda Watkins/Fairfax Media

Tous les instruments ont leurs symboliques, façonnées par des siècles d’usage. Par exemple : le cor anglais, selon Berlioz, possède une « voix mélancolique, rêveuse, assez noble, dont la sonorité a quelque chose d’effacé, de lointain » ; « la clarinette est peu propre à l’idylle, c’est un instrument épique, comme les cors, les trompettes et les trombones. Sa voix est celle de l’héroïque amour. » 

Le cor, quant à lui, et toujours selon Berlioz, est « un instrument noble et mélancolique ; l’expression de son timbre et sa sonorité ne sont pas telles cependant qu’il ne puisse figurer dans toute espèce de morceau. »

« Le cor est un instrument noble et mélancolique, malgré ces joyeuses fanfares de chasse qu’on cite si souvent. En effet, la gaité de ces airs résulte plutôt de la mélodie elle-même que du timbre des cors; les fanfares de chasse ne sont vraiment joyeuses que si elles sont jouées sur des trompes, instrument peu musical, dont le son strident, tout en dehors, ne ressemble point à la voix chaste et réservée des cors. »

Et au cinéma ? Évoque-t-il plus que la forêt, comme chez Haydn ou Wagner ? Évoque-t-il plus que la nostalgie comme chez Weber et Meyerbeer ? Exemples choisis chez Michael Kamen, Jerry Goldsmith ou encore John Williams…

L'équipe de l'émission :