Tapage nocturne
Magazine
Vendredi 18 octobre 2013
1h

Hugh Levick / Quatuor Diotima

Ce soir nous reçevons Hugh Levick à l'occasion de la sortie de The Unimaged : preparations for the unknown, avec le Quatuor Diotima chez Signature. Suivi d'une brève rencontre avec l'auteur de bande déssinée Cosey, et comme chaque semaine la rubrique d'Eric Serva !

Hugh Levick / Quatuor Diotima
Hugh Levick

PROGRAMMATION MUSICALE

Extraits de l’album :

HUGH LEVICK / QUATUOR DIOTIMA
The Unimaged: preparations for the unknown
Morning evening love bears all
The Unimaged: preparations for the unknown
Empire, inc.
RADIO FRANCE SIGNATURE SIG 11079

The unimagined : preparations for the unknown
The unimagined : preparations for the unknown

http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2192

Pour Cosey :

TIBET
Rituels Tibétains à Swayambunatah
Tambours à deux peaux
Arion ARN 64078

PINK FLOYD
Obscured By Clouds
EMI CDP 7463852

TANGERINE DREAM
Rubycon
VIRGIN CDTD

MIKE OLDFIELD
Tubular bells Part 1
VIRGIN VRGN CDV

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Sonate n°31 en la bémol majeur - allegro molto
Orchestre Philarmonique de Vienne
DEUTSCHE GRAMMOPHON DGG 413 446 2

TORU TAKEMITSU
Day signals
DGG 453495-2

JOHN CAGE
Pieces (2) Slowly
CATALYST 0902661980

DAVE GRUSIN
Harlequin
GRP USA 1001784

LA CHRONIQUE D'ERIC SERVA

DEVO
Extrait de l'album : Hardcore Devo
Titre diffusé : Jocko Homo

http://www.clubdevo.com/

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DEVO - HARDCORE
DEVO - HARDCORE

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"En 1978, toute une génération a été marquée par l'arrivée d'un album intitulé Are we Not Men we Are Devo, c'était pour nous européens, le premier album d'un groupe d'after-punks américains originaire d'Akron, une ville industrielle de l'Ohio. Leur album était produit par Brian Eno et enregistré à Berlin dans les studio de Conny Planck, l'un des ingénieur du son les plus prisés à cette époque (Neu ! Cluster, Kraftwerk...). Les cinq membres du groupe arboraient des combinaisons jaunes fluo, et leurs prestations scéniques étaient furieusement hystériques. Ils s'agitaient derrière leurs instruments le geste gauche et l'air débile pour illustrer par cette attitude leur théorie sur l'évolution négative de l'homme, une sorte de Darwinisme à l'envers qu'ils intitulaient la D-évolution. Il y avait du XTC, du Talking Heads, du Pere Ubu dans leur rock'n'roll synthétique et paranoïaque. Leur énergie était syncopée, foudroyante et leur sens critique très affûté évoquait avec humour la dégénérescence du genre humain par la culture de masse américaine. Bref de quoi séduire et faire danser toute une génération qui se sentait un peu à l'étroit dans le courant punk du moment. J'en parle avec beaucoup de partialité, mais il me semble qu'en dépit de sa production sonore très marquée, ce premier album est resté d'une fraîcheur et d'une qualité égale malgré les trente cinq années qui nous séparent de sa sortie. Si j'évoque Devo ce soir c'est pour faire un lien sur une récente réédition de deux albums de démos enregistrées entre 1974 et 1977. Une compilation originellement sortie en 90 mais depuis longtemps épuisée, c'est une très belle occasion pour tous ceux qui l'on raté de découvrir quelques compositions du groupe dans leurs versions originales et d'autres titres injustement délaissés et tous ici présentés sous une forme beaucoup moins léchée, plus radicale et plus abrasive." ."(© Eric Serva – Octobre 2013).

ONEOHTRIX POINT NEVER
Extrait de l 'album : R Plus Seven
Titre diffusé : Problem areas

http://warp.net/records/oneohtrix-point-never

Oneohtrix point never
Oneohtrix point never

"Daniel Lopatin est un musicien américain, il à récemment signé chez Warp la sortie d'un album d'électronique pure intitulée R Plus Seven. Un album signé sous son habituel et curieux pseudonyme ONEOHTRIX POINT NEVER. L'album est dense, complexe, on y trouve dix compositions aux sonorités toujours très lumineuses que l'on pourrait curieusement qualifier de toc-flamboyant tant l'artiste utilise des sons et du matériel électronique très vintage et très marqué par leur époque. Son style répétitif peut faire penser à celui de Steve Reich avec ce travail de hachures sonores mais il fait également référence à la récente vague expérimentale et psychédélique américaine représentée par Animal collective ou Black Dice qui cultivent un goût immodéré pour les ruptures sonores et les changements de rythmes. Un style enchevêtré et labyrinthique pour une nouveauté peu commerciale et pourtant courageusement signé sur un label grand public."."(© Eric Serva – Octobre 2013).

L'équipe de l'émission :