Samedi 9 mai 2020
1h 30mn

8. Vladimir Horowitz : Le clown triste

8. Vladimir Horowitz : Le clown triste
Vladimir Horowitz à Leningrad en mai 1986, © , © Getty / Sovfoto / Universal Images Group

Une fois que je suis assis, je me transforme, je vois le compositeur, je deviens, je suis le compositeur, la musique me donne ce sens en plus. Ca exige beaucoup de concentration. Puis il faut que le courant passe dans le public et l’enveloppe. Je veux qu’il ressente ce que je ressens. Quand je pleure ou quand je ris au piano je veux que le public pleure et rit avec moi.

De 1965, à 1989, l’ascension de Vladimir Horowitz est infinie. En dehors d’une courte troisième retraite, il devient un pianiste idolâtré, une star de la télévision. Il est si drôle, si fou, si spectaculaire avec ses nœuds papillon et son rire de Mozart. On se l’arrache et plus personne n’ose le critiquer pour sa virtuosité désinvolte. Il est vrai qu’il joue bien plus intérieurement maintenant. Il pose des conditions avant d’accepter de donner un concert, c’est la raison pour laquelle il est décrit comme capricieux. Ses dernières années sont marquées par la rencontre avec une âme sœur, le violoncelliste Mstislav Rostropovitch et par son retour en Russie en 1986, la première fois depuis 61 ans. Un retour aux racines de son immense mélancolie et de son talent.

Rediffusion de l'émission du 24 août 2019

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