Soirée lyrique
Concerts
Samedi 17 mai 2014

Tristan und Isolde de Richard Wagner

Opéra enregistré le 8 avril à l'opéra Bastille (Paris).

Pour des raisons juridiques, nous ne sommes pas en mesure de proposer ce concert à la réécoute.

Opéra en trois actes de Richard Wagner (1813-1883)
Créé le 10 juin 18651 au Théâtre royal de la Cour de Bavière, Munich.

En 1857, Wagner suspend la composition du Ring, abandonnant Siegfried dans la forêt profonde, pour entreprendre une autre quête. Le compositeur a lu Schopenhauer et la Bhâgavad-Gita – percevant dans le renoncement l’ultime moyen de s’affranchir des limites de l’existence – et vit une romance passionnée avec Mathilde Wesendonck. De ces affinités spirituelles et amoureuses naîtra Tristan et Isolde, le récit d’un amour trop grand pour le monde matériel. Pour mettre en musique ce mythe, dans lequel Denis de Rougemont voyait se jouer le destin de l’Occident, Wagner repousse loin les limites de son art : tonalité mouvante, tension languissante, résolution toujours retardée jusqu’à la mort d’amour d’Isolde – « ce souffle du monde auquel elle s’abandonne, ce flot qui l’enveloppe dans lequel elle se noie… »
Sous la direction de Philippe Jordan, cette production de Tristan et Isolde réunit deux grands artistes : le metteur en scène Peter Sellars et le vidéaste Bill Viola. Sur scène, ce dernier a conçu un monde d’images parallèles, une vie par-delà la vie qui est comme « le reflet du monde de l’esprit dans le miroir du temps. »
Texte issu du site de l’opéra Bastille.

Tristan est chargé de ramener en Cornouailles Isolde, princesse d'Irlande, qui doit y épouser le roi Marke. Elle se révolte contre ce qu'elle considère comme une trahison de Tristan, qu'elle a jadis soigné et guéri. Par la vertu d'un philtre magique, ils s'éprennent violemment l'un de l'autre.
Malgré son mariage avec le roi Marke, Isolde reste unie à Tristan par un amour inébranlable. Les deux amants sont surpris par le souverain en pleine nuit d'amour. Dans la bousculade qui s’ensuit, Tristan est blessé. Il doit s'enfuir dans ses terres de Bretagne où il agonise en réclamant la présence d'Isolde. Celle-ci arrive pour recueillir son dernier soupir.
Isolde, en extase, lance un dernier chant d'amour et meurt à son tour.

Inspiré par le mythe celte, le compositeur épure son livret et donne une signification personnelle au philtre d’amour, qui devient le révélateur d’une passion déjà existante. Il fait de Tristan et Isolde un immense poème lyrique, un chant d’amour et de mort…

►En prélude, Judith Chaine s'entretient avec le chef d'orchestre Philippe Jordan.

Janina Baechle, Robert Dean Smith, Violeta Urmana et vidéo de Bill Viola (© Charles Duprat.jpg
Janina Baechle, Robert Dean Smith, Violeta Urmana et vidéo de Bill Viola (© Charles Duprat.jpg

Robert Dean Smith, Tristan
Franz Josef Selig, König Marke
Violeta Urmana, Isolde
Jochen Schmeckenbecher, Kurwenal
Janina Baechle, Brangäne
Raimund Nolte, Melot
Pavol Breslik, un berger / un jeune marin

Orchestre et Choeur De l’Opéra national de Paris
Philippe Jordan, direction
Patrick Marie Aubert, chef de Choeur

Mise en scène de Peter Sellars
Vidéo de Bill Viola
Costumes de Martin Pakledinaz
Lumières de James F. Ingalls

Robert Dean Smith & vidéo de Bill Viola © Charles Duprat
Robert Dean Smith & vidéo de Bill Viola © Charles Duprat

► Sites web des ténors [Robert Dean Smith ](http://www.robertdeansmith.com/) et [Pavol Breslik ](http://www.pavolbreslik.com/), de la soprano[Violeta Urmana ](http://www.violetaurmana.com/), du baryton[Jochen Schmeckenbecher ](www.jochen-schmeckenbecher.com/), de la mezzo-soprano Janina Baechle et du baryton-basse [Raimund Nolte ](http://www.raimund-nolte.de/).

Bibliographie :

  • Avant-scène Opéra n°34-35, Tristan et Isolde de Richard Wagner, 2011.
  • Christophe Looten, Bons baisers de Bayreuth. Richard Wagner par ses lettres. Fayard, 2013.
  • Christophe Looten, Dans la tête de Richard Wagner : archéologie d'un génie. Fayard, 2011.
  • Jean-Jacques Hoffelé, Dialogue sur la musique et le théâtre: Tristan et Isolde par Patrice Chéreau et Daniel Barenboim, Buchet-Chastel 2010.
  • Edition bilingue de Tristan et Isolde de Richard Wagner, traduit et présenté par André Miquel, préface de Pierre Boulez, Folio, Gallimard, 1996.
  • Martin Gregor-Dellin, Richard Wagner. Traduit de l'allemand par Odile Demange, Jean-Jacques Becquet, Elisabeth Bouillon et Pierre Cadiot. Fayard 1981.
Violeta Urmana, Janina Baechle, le feu du vidéaste Bill Viola © Charles Duprat
Violeta Urmana, Janina Baechle, le feu du vidéaste Bill Viola © Charles Duprat

Deux époques, deux sopranes wagnériennes, deux versions de l’aria final d’Isolde Liebestod
Par Birgit Nilsson (1918-2005)

Par Nina Stemme (née en 1963)

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