Sérénade à 3
Programmation musicale
Mercredi 7 mai 2014
1h

Los Angeles

Elle est par excellence la ville du mythe, et de ce fait elle ne se donne pas facilement. Démesurée, elle prohibe la marche à pied et rend la voiture indispensable. En star qu’elle est, elle réserve d’extraordinaires lieux et moments : parcourir Mulholland Drive à la nuit tombante, c’est mieux que le film de David Lynch.

Musiques

Max Steiner, Musique du film Autant en emporte le vent
Max Steiner (direction)
EPM [983412]

Kern/Hammerstein, All the things you are
Stan Getz (sax ténor), Chet Baker (trompette), Russ Freeman (piano), Joe Mondragon (contrebasse), Shelly Manne (batterie)
FRESH SOUND RECORDS [FSCD-1022]

John Cage, Living room music – II. Story
Groupe vocal Ars Nova, Tamas Vetö (direction)
MODE [71]

Lou Harrison, Suite n° 2 pour guitare, harpe et percussion (extraits)
John Schneider (guitare), Amy Shulman (harpe) & Gebe Sterling (percussion)
Bridge [BCD 9041]

Bernard Herrmann, Film Citizen Kane – Air de Salammbô
Orla Boylan (soprano), BBC Philharmonic, Rumon Gamba (direction)
Chandos CHAN [10577]

The Beach Boys, ‘Til I die
Capitol discs

Henry Cowell, Aeolian Harp
Henry Cowell (piano)
LTM recordings [LTMCD 2569]

George Gershwin, Sleepless Night
Michael Tilson Thomas (piano)
CBS [MK 39699]

Arnold Schoenberg, Symphonie de chambre n° 2 op. 38
Orchestre de chambre de Lausanne, Heinz Holliger (direction)
Zig Zag [ZZT 328]

Les Livres

Le Goût de Los Angeles, Laure Kressmann (dir.), Mercure de France, 2005
Raymond Chandler, Les Enquêtes de Philip Marlowe, « Le Grand Sommeil », Quarto / Gallimard, 2013
Bret Easton Ellis, American Psycho, Editions 10/18, 2005

Voyage

On ne part pas à L.A. pour le week-end, une semaine représente un séjour minimum, que l’on peut coupler avec la visite de San Francisco au nord et de San Diego au sud, à la frontière mexicaine. C’est assez dire qu’une location de voiture est strictement indispensable, et ce dès l’arrivée à l’aéroport (LAX). Je préconise d’acheter un billet individuel sans escale, car le vol Paris/L.A. dure plus de 10 heures. En saison d’été, il vaut environ 1500 euros AR. On réservera sa voiture (une décapotable de préférence !) depuis la France. Circuler dans L.A. demande un peu d’habitude et surtout de la patience car le trafic automobile y est constamment dense et les distances pour nous insensées. La ville s’étend de fait sur plus de 100 km du nord au sud, et passer d’un quartier à l’autre peut prendre 2 heures.
L.A., qui n’est pas complexée par la superficialité qu’on lui prête, offre d’innombrables plaisirs : les plages du Pacifique, le « Hollywood sign » sur sa colline, les studios Universal, quelques sublimes musées dont l’invraisemblable musée Getty à Brettwood, et le musée d’art moderne, le quartier dit « Downtown » avec la gare Union Station et le bistrot historique Philippe, les promenades dans les collines semées de coyotes, les inévitables trottoirs étoilés d’Hollywood, le « Hollywood Bowl » où se produisent toutes les vedettes de la musique, la tombe de Marilyn, si discrète dans son enclos de Westwood, les sublimes demeures de Beverly Hills et de Bel Air, etc., etc. Los Angeles ne se donne pas en un voyage, s’y rendre c’est forcément y revenir.

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mercredi 30 avril 2014