Samedi 16 avril 2016
3h 55mn

"Roberto Devereux" de Gaetano Donizetti

En 1598 à Londres, la reine Elisabeth I aime le noble Roberto Devereux, comte d’Essex. Elle se retrouve partagée entre devoir et sentiments quand elle doit condamner l’objet de son affection pour trahison envers le royaume… En direct du Metropolitan Opera (New York). Soirée lyrique présentée par Renaud Marchart.

Roberto Devereux
Roberto Devereux
TRAIT
TRAIT

**Distribution

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Direction : Maurizio Benini
Choeur du Metropolitan Opera
Orchestre du Metropolitan Opera

Elisabetta, reine d’Angleterre - Sondra Radvanovsky
Duc de Nottingham - Mariusz Kwiecien
Sara, Duchesse de Nottingham - Elina Garanca
Roberto Devereux, comte d'Essex - Matthew Polenzani
Lord Cecil - Brian Downen
Sir Walter Raleigh - Christopher Job
Un serviteur - Yohan Yi
Un serviteur de Nottingham - Paul Corona

trait rouge
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Argument

La scène se déroule à Londres à la fin du XVIe siècle.

Acte I

Premier tableau
Roberto Devereux, comte d’Essex, favori de la reine Elizabeth, est accusé de haute trahison pour avoir soutenu une rébellion en Irlande. Sara, la duchesse de Nottingham, l’aime en secret. Les dames de la cour commentent sa tristesse, alors qu’elle lit l’histoire de Rosamond, maîtresse du roi Henry II (« All’afflitto » ). La reine Elizabeth consent à revoir Roberto, bien qu’elle le soupçonne d’un crime pire que la haute trahison : celui de lui être infidèle ! (« L’amor suo mi fe’ beata »). Lord Cecil demande à la reine de rendre son verdict, mais Elisabeth hésite encore. (« Ah ! Ritorna qual ti spero »). Roberto reste seul avec sa reine qui lui reproche sa froideur. Dans le courant de la conversation, Devereux se trahit un instant, si bien que la reine en tire la conclusion qui s’impose : il en aime une autre. Elle s’en va, furieuse (duo : « Un tenero core »). Arrive Nottingham qui confie à son ami Roberto ses craintes au sujet de son épouse, Sara, qu’il a surprise en larmes en train de broder une écharpe (« Forse in quel cor » ). Lord Cecil vient convoquer Nottingham : la reine serait prête à rendre son verdict. Nottingham jure de sauver Roberto. Second tableau
Roberto s’introduit dans les appartements de Sara et lui reproche son infidélité. Sara explique qu’en son absence la reine lui a fait épouser Nottingham ; elle le supplie de partir pour toujours. Il lui jette l’anneau reçu de la reine ; elle lui offre l’écharpe qu’elle avait brodé pour lui ; ils se séparent (duo : « Da che tornasti » ).

Sondra Radvanovsky (Elisabetta) & Matthew Polenzani (Roberto Devereux) ©KEN HOWARD / METROPOLITAN OPERA
Sondra Radvanovsky (Elisabetta) & Matthew Polenzani (Roberto Devereux) ©KEN HOWARD / METROPOLITAN OPERA

Acte II

Le tribunal a prononcé la mort du traître. Raleigh tend à la reine une écharpe brodée d’or, trouvée sur Devereux lors de son arrestation. Nottingham vient demander à la reine sa signature sur la fatale sentence, tout en la suppliant de gracier le coupable. Comment le pourrait-elle alors que cette nuit-même il la trompait avec une rivale ? (duo : « Non venni ami » ). On amène Roberto à qui la reine brandit la preuve de son crime : l’écharpe. Nottingham la reconnaît instantanément (trio : « Ecco l’indegno »). Puisque Devereux refuse de livrer le nom de sa maîtresse, et que Nottingham a soudain cessé de le défendre, la sentence est confirmée (« Va ! La morte sul capo ti pende » ).

Elīna Garanča dans le rôle de Sara ©KEN HOWARD / METROPOLITAN OPERA
Elīna Garanča dans le rôle de Sara ©KEN HOWARD / METROPOLITAN OPERA

Acte III

Sara reçoit une lettre, la suppliant de remettre à la reine la bague qu’il avait laissée auprès d’elle, et qui lui garantit la vie sauve. Mais Sara se fait surprendre par Nottingham qui, furieux de jalousie, l’emprisonne jusqu’à ce que la sentence soit exécutée (duo : « Non sai che un nume » ). Dans la tour de Londres, Roberto attend le moment fatal, tout en espérant encore la restitution de la bague (« A te diro » ). Hélas, il est trop tard, Cecil vient de le traîner en supplice. Elizabeth, qui n’a pas son plus oublié la bague, attend toujours ce signe de la part de Roberto, d’autant qu’elle lui a déjà pardonné (« Vivi, ingrato » ). Soudain, Sara pénètre dans ses appartements, avoue sa faute et remet à la reine la bague fatidique. Hélas, au même moment le coup de canon retentit ; Nottingham annonce la mort de Roberto. Elizabeth accuse Sara, mais son époux admet avoir agi par jalousie. Il ne reste plus à la reine que la fureur du désespoir (« Que sangue versato » ). Elle déclare abdiquer en faveur de James Ier. Argument extrait de "Mille et un opéras" de Piotr Kaminski (Fayard)

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► Extrait de Roberto Devereux de Gaetano Donizetti au MET

TRAIT
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Bibliographie

- Mille et un opéras de Piotr Kaminski (Fayard, 2003)

  • Donizetti de Philippe Thanh (coll. Classica, Actes Sud, 2005)
  • Le bel canto : Rossini, Bellini, Donizetti... de Piotr Kaminski (Le livre de Poche, 2010)
  • Gaetano Donizetti de Gilles de Van (éditions Bleu Nuit, 2009)
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