Samedi 2 avril 2016
3h 58mn

Madame Butterfly de Giacomo Puccini au Metropolitan Opera

En direct du Metropolitan Opera (New York). Soirée lyrique présentée par Renaud Machart.

Madama Butterfly est un opéra en trois actes composé par Giacomo Puccini (1858-1924) et représenté pour la première fois au Teatro alla Scala de Milan, le 17 février 1904. Le livret est de Luigi et Giuseppe Giacosa, d’après la pièce de David Belasco, basée sur une nouvelle de John Luther Long.

« Ma solitude est vaste comme la mer, plate comme la surface d’un lac, noire comme la nuit et verte comme la bile. » Giacomo Puccini à son librettiste Adami, le 11 mai 1915

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**Distribution

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Direction - Karel Mark Chichon
Choeur du Metropolitan Opera
Orchestre du Metropolitan Opera

Madame Butterfly (Cio-Cio-San) - Kristine Opolais (soprano)
Suzuki, servante de Cio-Cio-San - Maria Zifchak (mezzo-soprano)
B. F. Pinkerton, lieutenant de la Marine des Etats-Unis - Roberto Alagna (ténor)
Sharpless, consul des Etats-Unis à Nagasaki - Dwayne Croft (baryton)
Goro, l'entremetteur - Tony Stevenson (ténor)
Le Prince Yamadori, riche Japonais - Yunpeng Wang (baryton)
Le Bonze, l'oncle de Cio-Cio-San - Stefan Szkafarowsky (basse)
Kate Pinkerton, l'épouse américaine de Pinkerton - Edyta Kulczak (mezzo-soprano)
Yakusidé - Craig Montgomery (baryton)
Le Commisaire Impérial - David Crawford (basse)
L'Officier d'Etat Civil - Juhwan Lee (baryton)
La Mère de Cio-Cio-San - Belinda Oswald (mezzo-soprano)
La Tante de Cio-Cio-San - Jean Braham (mezzo-soprano)
La Cousine - Patricia Steiner (soprano)
Douleur, l'enfant de Butterfly - Kevin Augustine (rôle muet)

Madame Butterfly
Madame Butterfly
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**Argument

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Acte I

Une maison japonaise sur une colline près de Nagasaki. Le lieutenant de la marine américaine B.F. Pinkerton vient de l’acquérir et il compte y épouser Cio-Cio San (ou Butterfly), une jeune geisha de 15 ans, le matin même. L’entremetteur Goro, qui a organisé la vente ainsi que le « mariage », fait visiter la maison au nouveau propriétaire. Il lui présente les domestiques japonais et en particulier la fidèle servante de Butterfly, Suzuki. Sharpless, le consul américain, est invité aux noces. Il désapprouve la conduite de Pinkerton et ce simulacre de mariage. Toutefois, Pinkerton se moque des scrupules de son ami, se dit ensorcelé par la petite japonaise et prévoit déjà, après cette brève liaison, d’épouser « en véritables noces » une américaine. Butterfly arrive, accompagnée par sa mère et ses amies. Après les salutations d’usage, Pinkerton fait visiter la maison à sa « fiancée ». Elle y dépose quelques objets, dont un étui mystérieux. Goro apprend à Pinkerton qu’il contient le couteau avec lequel le père de Butterfly s’est fait Hara-Kiri. Butterfly confie à son futur époux qu’elle s’est convertie en secret à sa religion. Le reste de la famille et quelques officiels arrivent, la cérémonie peut avoir lieu. Celle-ci est rapidement expédiée et le consul Sharpless quitte les lieux non sans avoir encore une fois mis en garde son ami : « Attention, elle y croit ». Les réjouissances s’apprêtent à commencer quand l’Oncle Bonze de Butterfly débarque, furieux, révélant à l’assemblée que la jeune fille a abandonné la foi de ses ancêtres. Il la maudit et ordonne à tous de la renier sur le champ. La famille pousse des cris de réprobation et quitte la maison. Pinkerton console Butterfly qui se dit « reniée mais heureuse ». Commence alors leur nuit de noces…

Madame Butterfly (Acte I) ©newyorkcitytheatre.com
Madame Butterfly (Acte I) ©newyorkcitytheatre.com

Acte II

Dans la maison, Suzuki prie pour sa maîtresse. Pinkerton est parti depuis trois ans, elles vivent à présent dans une certaine misère, et Butterfly attend sans répit le retour de son mari. Elle refuse de se rendre à l’évidence. Le consul Sharpless arrive, il apporte une lettre de Pinkerton. À la seule vue de la lettre, Butterfly est transportée de joie. Sharpless est embarrassé car la lettre ne contient pas de bonnes nouvelles pour Butterfly. Pinkerton est bien de retour mais il n’a aucune intention de revenir auprès d’elle. Avant qu’il ait pu lui en délivrer le contenu, arrive Yamadori, un riche japonais qui demande sans relâche la jeune fille en mariage. Celle-ci refuse une fois de plus. Après le départ de Yamadori, Sharpless entreprend de lire la lettre à Butterfly qui l’interrompt sans cesse. Exaspéré, désespéré, Sharpless finit par lui demander ce qu’elle ferait si Pinkerton ne devait jamais revenir. Butterfly chancelle mais se reprend et lui présente son petit garçon, né après le départ de Pinkerton, en demandant si son père aura le cœur de l’abandonner. Bouleversé, Sharpless promet de transmettre le message et s’en va. On entend le canon du port qui salue l’arrivée d’un navire. C’est celui de Pinkerton. Butterfly triomphe et ordonne à Suzuki de cueillir toutes les fleurs du jardin pour décorer la maison. Puis elle revêt sa robe de mariée, et s’installe avec son enfant et Suzuki derrière une cloison dans laquelle elle a fait trois petits trous pour guetter le retour de son époux. La nuit est longue, l’enfant et Suzuki se sont endormis. Butterfly, seule, attend toujours…

Kristine Opolais (Cio-Cio-San) & Roberto Alagna (Pinkerton) in Puccini’s ©Marty Sohl/Metropolitan Opera
Kristine Opolais (Cio-Cio-San) & Roberto Alagna (Pinkerton) in Puccini’s ©Marty Sohl/Metropolitan Opera

Acte III

L’aube se lève. Butterfly a attendu en vain toute la nuit. Suzuki la persuade d’aller se reposer, lui promettant de l’appeler dès l’arrivée de Pinkerton. Butterfly part dans sa chambre. Sharpless arrive avec Pinkerton, Suzuki veut prévenir sa maîtresse mais ils l’arrêtent. Suzuki aperçoit une jeune femme dans le jardin : Kate, « l’épouse américaine ». Les deux hommes lui révèlent qu’ils sont venus pour l’enfant. Pinkerton, accablé de remords et comprenant soudain la cruauté de sa conduite, s’enfuit en laissant à Sharpless le soin de tout arranger. Kate fait promettre à Suzuki d’obtenir l’enfant. Butterfly, réveillée, entre et en apercevant le Consul, cherche son mari. Elle découvre l’américaine et comprend qu’on lui cache quelque chose. Peu à peu, la réalité se fait jour, elle doit renoncer à son mari et lui abandonner leur enfant. Elle accepte à une condition : qu’il vienne lui-même chercher son fils. Sharpless et Kate partent. Elle ordonne à Suzuki de la laisser seule. Suzuki sort mais laisse entrer l’enfant. Butterfly fait ses adieux et lui bande doucement les yeux, puis elle sort le couteau de son père de son étui, lit la devise inscrite sur la lame, et se tue. Pinkerton arrive quand elle rend son dernier soupir.

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► Bande-annonce de Madame Butterfly de Puccini

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► Air de Butterfly « Un bel dì, vedremo » - Acte II, extrait de Madame Butterfly de Puccini interprété par Maria Callas

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**Bibliographie

- Madame Butterfly de Giacomo Puccini**, Avant-scène opéra n° 56

  • Giacomo Puccino de Marcel Marmat - Fayard
  • Puccini de Sylvain Fort (préface de Roberto Alagna) - Actes Sud
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Pour aller plus loin

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