Samedi 30 avril 2016

"Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg" de Richard Wagner

Enregistré le 25 mars 2016 à l'Opéra Bastille. Soirée lyrique présentée par Stéphane Grant. ATTENTION : Pour des raisons contractuelles, ce concert ne sera pas proposé à la réécoute.

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, est un opéra en trois actes de Richard Wagner, terminé en octobre 1867 (la première esquisse date de 1845), et représenté pour la première fois au Théâtre national de la Cour de Munich le 21 juin 1868.

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Distribution

Direction musicale - Philippe Jordan
Mise en scène - Stefan Herheim

Chef de choeurs - José Luis Basso
Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

Walter von Stolzing,jeune chevalier de Franconie - Brandon Jovanovich (ténor)
Eva, fille de Pogner - Julia Kleiter(soprano)
Magdalene, la nourrice d'Eva - Wiebke Lehmkuhl(soprano)
David,apprenti de Sachs - Toby Spence(ténor)

Les Maîtres Chanteurs :
Hans Sachs, cordonnier - Michael Kupfer-Radecky(basse)
Veit Pogner, orfèvre - Günther Groissböck(basse)
Kunz Vogelgesang, pelletier- Dietmar Kerschbaum(ténor)
Konrad Nachtigall, ferblantier - Ralf Lukas(basse)
Sixtus Beckmesser, greffier - Bo Skovhus(basse)
Fritz Kothner, boulanger - Michael Kraus(basse)
Balthasar Zorn, étameur - Martin Homrich(ténor)
Ulrich Eisslinger, épicier - Stefan Heibach(ténor)
Augustin Moser,tailleur - Robert Wörle(ténor)
Hermann Ortel, savonnier- Miljenko Turk(basse)
Hans Schwarz, bonnetier - Panajotis Iconomou(basse)
Hans Foltz, chaudronnier - Roman Astakhov (basse)

Un veilleur de nuit - Andreas Bauer(basse)

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Podcast

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Argument

ACTE I
La veille de la Saint-Jean, la paroisse est rassemblée au service divin. Le jeune chevalier Walther Von Stolzing aime Eva, la fille de l'orfèvre Veit Pogner. Il apprend d'elle et de sa nourrice, Magdalene, qu'elle est promise en prix au gagnant du concours de chant du lendemain. Mais Eva assure Walther qu'elle ne veut appartenir qu'à lui. Walther décide alors de devenir maître chanteur. Les apprentis transforment l'église en une école de chant. David, amoureux de Magdalene et apprenti de Sachs, initie pendant ce temps-là le chevalier à l'art des maîtres. Les maîtres chanteurs de Nuremberg se rassemblent ; parmi eux, le cordonnier Hans Sachs et le greffi er de la ville Sixtus Beckmesser, qui veut concourir pour obtenir Eva. Sur la proposition de Pogner, Walther accepte de faire un chant d'essai. Son chant ne suit pas les règles des maîtres. Beckmesser note bien plus de fautes que les sept admises par la règle. Hans Sachs, fasciné par le chant de Walther, défend la nouveauté de cet art. Mais les maîtres s'en tiennent à leur verdict : « Versungen und vertan » (coupable et refusé).

 Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP

ACTE II
Les apprentis célèbrent la tombée de la nuit de la Saint-Jean. Sachs réfléchit au chant de Walther : il correspond, non pas aux règles de la tablature, mais aux lois de la nature. Eva a appris l'échec de Walther. Elle cherche à parler à Sachs. L'idée de la demander en mariage n'est pas étrangère au cordonnier. Mais Sachs se rend compte qu'Eva aime Walther. Quand Walther essaie de conduire Eva hors de Nuremberg, vers la liberté, Sachs empêche leur fuite. Beckmesser veut donner une sérénade à la fille de Pogner. À la place de celle-ci, Magdalene est assise à la fenêtre. Cachés sous les branches du tilleul, Eva et Walther assistent à la scène. Sachs marque à coups de marteau les fautes qu'il trouve dans le chant du greffier. Beckmesser est ridiculisé devant la femme aimée ainsi que devant les voisins qui se réveillent. De plus, pensant que Beckmesser chante sa sérénade pour Magdalene, David lui administre une volée. À l'apparition du veilleur de nuit, tous prennent leurs jambes à leur cou. Dans le tumulte, Sachs sépare les amants. Il entraîne le chevalier dans sa maison.

 Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP

ACTE III
Au matin de la Saint-Jean, David essaie de s'expliquer devant Sachs sur les événements de la nuit. Ce dernier s'adonne à des réflexions sur le monde et les hommes : « Wahn, Wahn, Überall Wahn ». (illusion, leurre, folie partout). Le cordonnier, pensif, décide de défaire le nœud des événements. Sachs aide Walther à transformer un rêve en chant de concours. Tous les deux s'habillent pour le concours de chant. Beckmesser entre dans l'atelier. Il trouve le chant noté par Sachs et soupçonne que le cordonnier est le rival qui a mis en scène les événements de la nuit de la Saint-Jean pour le ridiculiser. Sachs lui fait don du chant. Il estime que le greffier est incapable de comprendre cet art. Eva cherche Sachs à la cordonnerie et y trouve Walther. Sachs réunit le couple. Il fait de son apprenti, David, un compagnon et l'unit à Magdalene. Devant les deux couples, Sachs accomplit le baptême de la « bienheureuse interprétation du rêve matinal ». Tous se réunissent pour le concours de chant. Le peuple et les maîtres saluent unanimement Hans Sachs, si cher à Nuremberg. Beckmesser ne récolte que du mépris et du dédain pour son chant. Il quitte le pré. Sur l'invitation de Sachs, Walther interprète le chant et obtient l'approbation enthousiaste du peuple et des maîtres. Il obtient Eva en prix ; par contre, il refuse d'être admis dans la corporation des maîtres chanteurs. Sachs exhorte Walther et le persuade : « Ce qui est allemand et vrai, nul ne le saura plus, si les maîtres allemands ne mettent pas leur honneur à le garder en vie. »

 Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, mise en scène de Stefan Herheim ©Christian Leiber / OnP
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► « Les Maîtres chanteurs de Nuremberg » - Trailer

Phillipe Jordan à propos des « Maîtres chanteurs de Nuremberg »

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Bibliographie

- « Wagner : Les Maîtres chanteurs », L'Avant-Scène Opéra, no 116/117,‎ janvier-février 1989

  • Guide des opéras de Wagner : Livrets — Analyses — Discographies, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1998
    - Gustave Kobbé, Tout l'opéra, de Monteverdi à nos jours (Kobbé) : Die Meistersinger von Nürnberg, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1993
  • "Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg" : étude thématique et analyse d'André Lefrançois, Paris 1974
  • "Le cas Wagner & Nietzsche contre Wagner" de Friedrich Nietzsche, traduit par Jean-Claude Hémery, Paris, Gallimard, 1991
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Pour aller plus loin

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