Samedi 6 juin 2015

Le Roi Arthus d'Ernest Chausson

Opéra enregistré à l'Opéra Bastille le 28 mai 2015. N'oubliez pas de vous brancher car, pour des raisons de droits, cet opéra ne sera pas disponible à la réécoute !

Le Roi Arthus, op. 23, drame lyrique en trois actes et six tableaux d’Ernest Chausson (1855-1899), sur un livret écrit par lui-même.
Créé le 30 novembre 1903, au Théâtre Royal de La Monnaie de Bruxelles.

Le Roi Arthus et sa femme Genièvre louent la vaillance de Lancelot qui s’est illustré dans la lutte contre l’envahisseur saxon. Ces louanges et les regards de la reine attisent la jalousie de Mordred, amoureux éconduit. Il surprend un rendez-vous entre Lancelot et la reine qu’il dénonce à Arthus. Les deux amants prennent la fuite et Arthus se lance à leur poursuite avec ses chevaliers. Mais Lancelot ne peut se résoudre à combattre son roi et préfère mourir en le glorifiant. Genièvre qui se refuse à demander pardon à son mari, s’étrangle avec ses cheveux. Arthus n’aspire plus qu’à la mort après la cruelle trahison de deux êtres chers une nacelle l’emporte jusqu’aux cieux.

Chausson travailla sans relâche à son unique opéra pendant plus de sept ans, de 1887 à 1895. Comme tous les compositeurs de sa génération, Wagner était pour lui une passion et une terreur […] : « Il y a surtout cet affreux Wagner qui me bouche toutes les voies. Je me fais l’effet d’une fourmi qui rencontre une grosse pierre glissante sur son chemin. Il faut faire mille détours avant de trouver un passage. J’en suis là. Je cherche. J’ai même de la patience et quelque peu d’espérance ». Chausson a trouvé et il donne aux amours funestes de Lancelot et de Genièvre, au désespoir et à la grandeur d’Arthus les couleurs rêvées d’un Moyen Âge hérité du romantisme et revu par le symbolisme. […] Le Roi Arthus est tout sauf une copie de Tristan et Isolde. L’influence wagnérienne est certes présente (par la densité symphonique de la partition et l’emploi des thèmes conducteurs, par exemple) mais Chausson, pour son premier et unique opéra, manifeste une originalité toute personnelle dans la transparence impressionniste de l’orchestration et le raffinement d’un langage harmonique se rapportant davantage à César Franck qu’à Wagner. Le Roi Arthus ne sera créé que quatre ans après la mort du compositeur
Présentation issue du site de l’Opéra Bastille

► En ouverture de l’opéra, Judith Chaine s’entretient avec le chef d’orchestre PhilippeJordan et le chef de chœur José Luis Basso. A la fin du premier acte, elle reçoit ThomasHampson (Arthus), Alexandre Duhamel (Mordred) et François Lis (Allan) ainsi que quelques anciens de l’Atelier Lyrique : Ugo Rabec (un écuyer) et Tiago Matos (un chevalier) puis Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel) et Cyrille Dubois (Un laboureur). A la fin du deuxième acte, elle donnera la parole à Sophie Koch (Genièvre) et Peter Sidhom (Merlin) avant de conclure, à l’issue de l’opéra, par l'interview de Roberto Alagna (Lancelot).

► Distribution :
Sophie Koch, Genièvre
Thomas Hampson, Arthus
Roberto Alagna, Lancelot
Alexandre Duhamel, Mordred
Stanislas de Barbeyrac, Lyonnel
François Lis, Allan
Peter Sidhom, Merlin
Cyrille Dubois, Un Laboureur
Tiago Matos, Un Chevalier
Ugo Rabec, Un Écuyer

Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris
José Luis Basso
, Chef des Choeurs
Philippe Jordan, Direction musicale

Graham Vick, Mise en scène
Paul Brown, Décors et costumes
Adam Silverman, Lumières

► Sites web des barytons Thomas Hampson, Alexandre Duhamel et Tiago Matos, des ténors Roberto Alagna et Cyrille Dubois, et du chef d’orchestre Philippe Jordan.

► Bibliographie :
-Avant-Scène Opéra n°285, Le Roi Arthus d'Ernest Chausson, 2015.

  • Numéro Ernest Chausson de la Revue internationale d'études musicales Ostinato rigore, 2000.
  • Jean Gallois, Ernest Chausson, Paris, Fayard, 1994.
  • Charles Oulmont, Musique de l'amour. I. Ernest Chausson et la « bande à Franck », coll. « Temps et visages » nouvelle série, Desclée de Brouwer et Cie, 1935.

► Programmation musicale :

En ouverture de l’opéra :
► Interview du chef d’orchestre Philippe Jordan

Ernest Chausson (1855-1899)
Prélude du deuxième acte du Roi Arthus
Nouvel Orchestre Philharmonique
Armin Jordan, direction
Enr. 1985
Erato WE 826 ZU

► Interview du chef de chœur José Luis Basso

Ernest Chausson (1855-1899)
Paysage, op.38
Xavier Bouchaud, piano
Cassiopée Disques 969 202

Fin du premier acte :
► Interview de Thomas Hampson (Arthus)

Ernest Chausson (1855-1899)
Nos souvenirs
Christian-Pierre La Marca, violoncelle
Amandine Savary, piano
Sony Classical 88697881592

► Interview d’Alexandre Duhamel (Mordred) et de François Lis (Allan)

Ernest Chausson (1855-1899)
« Sicilienne » issue du ConcertOp.21
Zino Francescatti, violon
Robert Casadesus, piano
Guilet Quartet
Enr. 1954
Sony Classical 5033852

► Interview des anciens de l’Atelier Lyrique : Ugo Rabec (un écuyer) et Tiago Matos (un chevalier) puis Stanislas de Barbeyrac (Lyonnel) et Cyrille Dubois (Un laboureur)

Ernest Chausson (1855-1899)
« Tranquille mais sans lenteur »
Truls Mork, violoncelle
Hakon Austbo, piano
PSC 1058

Fin du deuxième acte :
► Interview de Sophie Koch (Genièvre ) et Peter Sidhom (Merlin)

Ernest Chausson (1855-1899)
Extrait du Trio op. 3
Le Trio Chausson :
Philippe Talec, violon
Antoine Landowski, violoncelle
Boris de Larochelambert, piano
Mirare MIR 049

Fin du troisième acte :
► Interview de Roberto Alagna (Lancelot)

Ernest Chausson (1855-1899)
Poème pour violon et orchestre op.25
Arthur Grumiaux, violoniste
Orchestre des Concerts Lamoureux
Manuel Rosenthal, direction
Enr. 1966
Accord 476 762 5

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