Samedi 21 mai 2016
3h 51mn

"La Somnambule" de Vincenzo Bellini

Enregistré le 11 avril au Théâtre de Champs-Elysées. Soirée lyrique présentée par Elsa Fottorino.

TRAIT
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**Distribution

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AMINA, jeune orpheline adoptée par Teresa - Sabine Devieilhe
ELVINO, riche propriétaire du village - John Osborn
LISA, aubergiste, éprise d’Elvino - Jennifer Michel
LE COMTE RODOLFO, seigneur du village - Nicola Ulivieri
TERESA, propriétaire du moulin - Rachel Kelly
ALESSIO, paysan épris de Lisa - Ugo Rabec
UN NOTAIRE, Safir Behloul

Orchestre de chambre de Paris
Christopher Franklin
, direction
Chœur Les Cris de Paris dirigé par Geoffroy Jourdain

TRAIT
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**Argument

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Acte I

Premier tableau : le village. Au fond du théâtre, se dresse le moulin de Teresa ; un torrent en fait tourner la roue.
On fête les noces d'Elvino et Amina, une orpheline élevée par Teresa. La seule à être mécontente est l'aubergiste Lisa : elle est elle aussi amoureuse du jeune rentier et refuse les avances d'Alessio, un autre jeune du village.
Arrive un gentilhomme qui semble bien connaître les lieux mais que personne parmi les villageois ne reconnaît. Il s'agit du comte Rodolfo, fils du défunt seigneur du château. Il s'installe à l'auberge de Lisa et adresse quelques compliments à Amina, lui disant que son visage lui rappelle celui d'une dame qu'il avait connue bien des années auparavant. Avant de le saluer, les villageois l'avertissent que le village est hanté par la sinistre présence d'un fantôme, mais l'homme, cultivé, prend leurs paroles pour de la pure superstition. Entretemps, les flatteries du comte ont excité la jalousie d'Elvino qui, resté seul avec elle, réprimande sa future épouse. Deuxième tableau : une chambre à l'auberge. De face, une fenêtre, sur un côté, la porte d'entrée ; de l'autre un cabinet de toilette ; on aperçoit un sofa et un guéridon.
Dans sa chambre, Rodolfo est occupé à courtiser Lisa. On entend des pas, elle s'enfuit précipitamment mais reconnaît Amina qui, en état de somnambulisme, se rend dans la chambre du comte. La somnambule s'adresse affectueusement au gentilhomme, comme s'il s'agissait de son futur époux, décrivant d'un air extasié la prochaine cérémonie de son mariage, et lui demande enfin de l'embrasser. Rodolfo ne sait que faire : profiter de la situation, ou bien réveiller la somnambule ? Finalement, il quitte la chambre.
Quand un groupe de villageois surgit dans l'auberge pour saluer le comte dont ils ont finalement découvert l'identité, ils surprennent la jeune Amina étendue sur le divan. La confusion est à son comble. Elvino, bouleversé, rompt les fiançailles, pendant que la jeune fille se réveillant, inconsciente de ce qui est arrivé, ne peut trouver les mots pour se justifier.

Le 11 avril 2016 Théâtre des Champs-Elysées ©Marc Larcher
Le 11 avril 2016 Théâtre des Champs-Elysées ©Marc Larcher

Acte II

Premier tableau : une vallée ombragée entre le village et le château.
Pendant qu'un groupe de villageois se rend auprès du comte pour le convaincre de prendre la défense d'Amina, cette dernière espère trouver un peu de consolation et d'affection auprès de sa mère. Elle tombe sur Elvino. Celui-ci, déchiré par les événements, lui rappelle qu'elle a fait de lui le plus malheureux des hommes et lui arrache l'anneau de fiançailles. Second tableau : le village du premier acte. Au fond du théâtre se dresse le moulin de Teresa ; un torrent en fait tourner la roue.
En vain, le comte Rodolfo tente d'expliquer aux villageois ce qu'est le somnambulisme et de faire revenir Elvino sur sa position. Le jeune homme, par dépit, a décidé d'épouser l'aubergiste Lisa. Le village est donc à nouveau en liesse à l'idée d'une possible cérémonie nuptiale mais quand Lisa et Elvino passent devant le moulin de Teresa, celle-ci accuse Lisa d'avoir commis le même délit qu'Amina, en amenant comme preuve un mouchoir appartenant à l'aubergiste et trouvé dans la chambre du comte Rodolfo.
Elvino se sent à nouveau trahi quand, à la stupeur générale, on voit Amina marcher en état de somnambulisme sur la corniche du toit de la maison. C'est la preuve que le comte Rodolfo avait raison. Contemplant les fleurs fanées qu'Elvino lui avait données la veille, la somnambule chante son amour malheureux (Ah! non credea mirarti), écoutée par tous, et quand elle se réveille, elle peut finalement embrasser à nouveau son aimé. Le village, de nouveau en liesse, se prépare pour les noces tant espérées.

Le 11 avril 2016 Théâtre des Champs-Elysées ©Marc Larcher
Le 11 avril 2016 Théâtre des Champs-Elysées ©Marc Larcher
TRAIT
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Programmation musicale

♫ The Weber sisters
Aloysia
Alcandro le confesso…Non so d’onde viene
Vorrei spiegarvi, oh Dio
Popoli di Tessaglia…Io non chiedi
Nehmt meinen Dank
Sabine Devieilhe et Raphaël Pichon (Erato)

♫ Liszt par Giovanni Bellucci (Lontano)
Paraphrases d’opéra de Bellini et Verdi
Grosse Concert-Fantaisie aus der Oper Somnambula

♫ Chopin Etude 25 n°7 - transcription pour violoncelle et piano par A.Glazunov
Sol Gambetta et Bertrand Chamayou (Sony)

♫ Bellini : I puritano (Elvira)
O rendetemi la speme…
avec Franck Ferrari, Mathieu Rose, le concerto Köln et Evelino Pido
Natalie Dessay, Mad scenes (Virgin classics)

♫ Bellini : La Danza
Cecilia Bartoli et James Levine (Decca)

♫ Bellini, Norma: Casta Diva
Renée Flemming - Portrait (Decca)

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► Extrait de La Flûte enchantée de Mozart par Sabine Devieilhe

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Bibliographie

  • Avant-scène opéra, n° 178 : La somnambule
L'équipe de l'émission :