Samedi 4 juin 2016
3h 51mn

L’Orfeo de Claudio Monteverdi à l'Opéra de Lille

Enregistré le 21 mai 2016 à l'Opéra de Lille. Soirée lyrique présentée par Edouard Fouré Caul-Futy.

TRAIT
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Composé en 1607 par Claudio Monteverdi (1567-1643), L’Orfeo peut être considéré comme le premier grand opéra de l’histoire de la musique. Il est écrit en cinq actes avec prologue. L’auteur du livret est Alessandro Striggio (1573-1630), conseiller de Francesco de Gonzague, duc de Mantoue et commanditaire de l’œuvre.

TRAIT
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Distribution

Directeur musical - Torsten Johann
Mise en scène et chorégraphie - Sasha Waltz

•••La Musica / Euridice - Anna Lucia Richter (soprano)
Orfeo - Georg Nigl (ténor)
La Messagiera / La Speranza - Charlotte Hellekant (soprano)
Caronte - Douglas Williams (basse)
Proserpina - Luciana Mancini (soprano)
Plutone - Konstantin Wolff (basse)
Apollo / Eco / Pastore 4 - Julián Millán (ténor)
Ninfa / Pastore 1 - Cécile Kempenaers (soprano)
Pastore 2 / Spirito - Kaspar Kröner (ténor)
Pastore 3 / Spirito - Fabio Trümpy (baryton)
Pastore 5 / Spirito - Hans Wijers (baryton)
Spirito - Florian Feth

Freiburger BarockConsort
Vocalconsort Berlin

TRAIT
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Argument

PROLOGUE
Après la toccata initiale, un personnage allégorique, La Musica, vient saluer les nobles commanditaires de l’œuvre et raconter l’histoire d’Orphée. Accompagnée d’une cithare d’or ou de la lyre céleste, elle peut apaiser les cœurs, enflammer les esprits et charmer l’oreille des mortels. Elle achève ses propos par une description de la Nature apaisée.

•••ACTE I
A l’entrée du temple d’Apollon, en Thrace. Les nymphes et les bergers célèbrent, par des chants et des danses, les noces d’Orphée et d’Eurydice. Orphée exprime avec passion son grand bonheur d’aimer et d’être aimé de retour. Eurydice manifeste aussi sa joie car depuis qu’elle a rencontré Orphée, son cœur ne lui appartient plus. L’acte s’achève par des prières au temple d’Hyménée.

Georg Nigl interprète l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)
Georg Nigl interprète l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)

ACTE II
Après une joyeuse pastorale où Orphée manifeste sa joie de retrouver les bergers et de revoir ses forêts, l’arrivée de la messagère Sylvia va bouleverser et assombrir cette ambiance festive. Elle est effectivement porteuse d’une terrible nouvelle. Mordue par un serpent pendant qu’elle ramassait des fleurs, Eurydice est morte. Orphée reste d’abord muet de douleur. Quand il sort enfin de sa stupeur, c’est pour annoncer sa décision : aller rechercher son épouse aux Enfers, la ramener vivante ou mourir. La messagère, désespérée d’avoir meurtri l’âme aimante d’Orphée, se condamne à passer le reste de ses jours au fond d’une caverne. Les bergers et les nymphes préviennent les mortels de la fragilité du bonheur.

••• ACTE III
Voici Orphée aux portes du royaume des enfers accompagné par l’Espérance. Avant de l’abandonner, elle lui montre le sombre marécage qu’il doit traverser seul, ayant comme unique soutien son chant. Caron, le nocher qui fait passer les âmes sur l’autre rive, le repousse. Malgré son chant sublime, où Orphée évoque tout à tour les Enfers, la terre, les cieux, Caron reste inflexible. Rien ne semble pouvoir attendrir son cœur de pierre. Mais, lors d’une nouvelle lamentation, Orphée réussit à endormir le Nocher. Il traverse et pénètre dans un monde souterrain. Le chœur des esprits infernaux célèbre la hardiesse d’Orphée.

Anna Lucia Richter interprète la Musique et Eurydice dans l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)
Anna Lucia Richter interprète la Musique et Eurydice dans l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)

ACTE IV
Proserpine a été touchée par le chant d’Orphée et supplie Pluton, son mari, de ramener Eurydice à la vie. Pluton accepte mais pose une condition : durant la remontée des Enfers, Orphée ne devra pas lever son regard vers son épouse. Orphée exulte de bonheur et vante la toute-puissance de son art. Commence la remontée et un terrible doute s’immisce dans son esprit : « Qui m’assure qu’elle me suit ? ». Il brave l’interdit et se retourne. Eurydice a tout juste le temps de lui redire son amour avant de disparaître définitivement. Le chœur des esprits conclut en commentant l’action : Orphée a certes triomphé des Enfers mais a ensuite été vaincu par ses passions.

••• ACTE V
Orphée est de retour sur terre. Il exprime sa douleur à tout ce qui l’entoure. La folie le gagne peu à peu. Il s’en prend alors violemment aux femmes qu’il juge perfides et impitoyables. Apollon, face à la démence de son fils, descend sur terre. Il lui reproche d’être esclave de ses passions. Mais, pour l’aider, il l’invite à rejoindre le Ciel d’où il pourra contempler l’image d’Eurydice parmi les étoiles. Les nymphes et les bergers chantent et dansent le bonheur d’Orphée.

Georg Nigl interprète l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)
Georg Nigl interprète l'Orfeo (© Sebastian Bolesch)
trait rouge
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Programmation musicale

♫ à venir ...

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Bibliographie

  • L'Orfeo de Monteverdi, L'Avant Scène Opéra, numéro 207, mars 2002, 154 p.
    • Beaussant, Philippe, Le chant d'Orphée selon Monteverdi, Fayard, 2002, 207 p. Beauvert, Thierry et Parouty Michel, Les Temples de l’Opéra, Paris, Découvertes Gallimard, 1990, 128 p.
    • Une histoire de l’Opéra à travers son architecture. Le chapitre II « L’Opéra des princes » permet de mieux cerner le rapport entre le pouvoir et l’opéra dans l’Italie du XVIIe siècle.
    • Castiglione, Baldassar, Le livre du courtisan, Paris, Flammarion, 1987, 405 p.
    • Roche, Maurice, Monteverdi, Paris, Editions du Seuil, collection Solfèges, 1960, 192 p.
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