Samedi à l'opéra
Concerts
Samedi 8 janvier 2022
2h 57mn

Robert Wilson et Gustavo Dudamel à l’Opéra de Paris pour Turandot

Dans la Chine impériale, le Prince Calaf met sa vie en jeu pour conquérir le cœur de la cruelle Princesse Turandot. Le dernier opéra de Puccini est dirigé par Gustavo Dudamel et Robert Wilson signe la mise en scène, les décors et lumières.

Robert Wilson et Gustavo Dudamel à l’Opéra de Paris pour Turandot
Puccini, Turandot –Direction musicale Gustavo Dudamel, Mise en scène Robert Wilson: Elena Pankratova, © Photo by Charles Duprat / Opéra national de Paris 2021-2022

Giacomo Puccini – Giuseppe Adami et Renato Simoni / d’après Carlo Gozzi et Friedrich von Schiller dans la traduction d’Andrea Maffei,

Turandot

Drame lyrique en trois actes et cinq tableaux créé le 25 avril 1926 inachevé et le 27 avril 1926 complété par Franco Alfano, au Teatro alla Scala, à Milan.
Acte III 2ème tableau : Duo et final composés et orchestrés par Franco Alfano d’après les esquisses de Puccini.

Représentation enregistrée par France Musique le 16 décembre 2021 à l’Opéra national de Paris, Opéra Bastille. Enregistrement offert à l'Union Européenne de Radio et Télévision. Nouvelle production. Avec le soutien exceptionnel de Madame Aline Foriel-Destezet.

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France Musique accompagne l'Opéra national de Paris.

Distribution :

Gustavo Dudamel  : Direction musicale

Robert Wilson  : Mise en scène
Nicola Panzer  : Co-mise en scène

Elena Pankratova  : La Princesse Turandot, Soprano
Carlo Bosi  : L’Empereur Altoum, son père, Ténor
Vitalij Kowaljow  : Timour, Roi tartare détrôné, Basse
Gwyn Hughes Jones  : Calaf, le Prince inconnu, son fils, Ténor
Guanqun Yu  : Liù, jeune esclave, Soprano
Alessio Arduini  : Ping, Grand Chancelier, Baryton
Jinxu Xiahou  : Pang, Grand Maître des provisions, Ténor
Matthew Newlin  : Pong, Grand Maître de la cuisine impériale, Ténor
Bogdan Talos  : Un Mandarin, Basse
Rocio Ruiz Cobarro  : Servante de Turandot, Soprano
Laure Marchetti  : Servante de Turandot, Mezzo-Soprano
Hyun-Jong Roh  : Prince de Perse, Ténor

Maîtrise des Hauts-de-Seine
Gaël Darchen  : Directeur de la Maîtrise
Chœur d’Enfants de l’Opéra national de Paris
Chœur de l’Opéra national de Paris
Ching-Lien Wu  : Cheffe des Chœurs
Orchestre de l’Opéra national de Paris

Robert Wilson et Stéphanie Engeln  : Décors
Jacques Reynaud  : Costumes
Manu Halligan  : Maquillage
Robert Wilson et John Torres  : Lumières
Tomek Jeziorski  : Vidéo
José Enrique Macián  : Dramaturgie

Puccini, Turandot – Direction Gustavo Dudamel, Ms Robert Wilson : Gwyn Hughes Jones et Guanqun Yu
Puccini, Turandot – Direction Gustavo Dudamel, Ms Robert Wilson : Gwyn Hughes Jones et Guanqun Yu, © Photo by Charles Duprat / Opéra national de Paris 2021-2022
Puccini, Turandot –Dir Gustavo Dudamel Ms Robert Wilson: Matthew Newlin-Alessio Arduini-Jinxu Xiahou
Puccini, Turandot –Dir Gustavo Dudamel Ms Robert Wilson: Matthew Newlin-Alessio Arduini-Jinxu Xiahou, © Photo by Charles Duprat / Opéra national de Paris 2021-2022
Puccini, Turandot –Direction musicale Gustavo Dudamel, Mise en scène, Décors, Lumières Robert Wilson
Puccini, Turandot –Direction musicale Gustavo Dudamel, Mise en scène, Décors, Lumières Robert Wilson, © Photo by Charles Duprat / Opéra national de Paris 2021-2022
Puccini, Turandot –Direction musicale Gustavo Dudamel, Mise en scène, Décors, Lumières Robert Wilson
Puccini, Turandot –Direction musicale Gustavo Dudamel, Mise en scène, Décors, Lumières Robert Wilson, © Photo by Charles Duprat / Opéra national de Paris 2021-2022

Argument :

Argument issu du programme de salle de Turandot à l’Opéra national de Paris en décembre 2021.

Acte I. Une place devant le palais de Turandot à Pékin. Un mandarin rappelle à la foule le décret selon lequel la Princesse Turandot épousera l’homme qui, né de sang royal, parviendra à résoudre les trois énigmes qu’elle propose. Celui qui échoue est décapité. Le prince de Perse, comme tant d’autres avant lui, n’a su trouver la solution des énigmes. Il va donc être exécuté. Les gardes s’efforcent de repousser la foule surexcitée et, dans la bousculade, un vieillard est jeté à terre et serait piétiné si la jeune fille qui l’accompagne ne parvenait à le protéger. Un jeune homme se précipite pour les aider et reconnaît en la personne du vieillard son propre père, Timour, roi tartare détrôné. Calaf apprend alors comment Timour a fui son pays et n’a dû son salut qu’à Liù, une esclave, qui s’est dévouée ainsi par amour pour le prince qui, une fois, lui a souri. Tous trois décident de continuer à se cacher. On attend que paraisse la lune pour que s’accomplisse le rite sanglant. L’astre se lève enfin pour la plus grande joie de la foule et l’on voit paraître la victime. Le prince est si jeune et si beau que la populace change alors d’attitude et se met à implorer sa grâce. Turandot paraît et, d’un geste, fait taire la foule et ordonne l’exécution. Cette brève vision a suffi à rendre Calaf éperdument amoureux. Malgré les supplications de Timour, il s’avance vers le gong qui devra résonner trois fois pour annoncer qu’un nouveau prince sollicite l’épreuve. Les trois ministres, Ping, Pang et Pong lui rappellent la vanité de l’amour et les douceurs de la vie. Liù lui rappelle avec humilité combien elle l’aime, mais rien n’y fait, Calaf se rue sur le gong et les trois coups fatidiques résonnent.

Acte II. Premier tableau : La cuisine du palais. Ping, Pang et Pong se livrent à des préparatifs symboliques en vue des deux hypothèses possibles : une noce ou une exécution de plus. Ils évoquent les énigmes de Turandot et ses victimes sur un ton mi tragique, mi comique. Ils se prennent à rêver à une issue heureuse, à Turandot enfin amoureuse, à la paix revenue dans le pays...

Deuxième tableau : Le tombeau de Lo-ou-ling. L’Empereur, père de Turandot, tente de dissuader Calaf et lui exprime l’aversion que lui inspirent ces sacrifices répétés. Mais Calaf reste inflexible. Turandot paraît alors et prend la parole. En un long récit, elle explique les raisons de cette pratique sanglante : jadis, son ancêtre fut enlevée et violée par un prince étranger qui dévasta le royaume. C’est pour la venger que Turandot a juré de ne jamais aimer, de ne jamais se livrer à un homme et de faire périr ceux qui tenteront de la conquérir. Elle exhorte le prince inconnu à renoncer. Calaf s’obstine. Turandot pose alors la première énigme : « Dans la nuit sombre, un fantôme étend son aile sur l’humanité. Chacun l’invoque, chacun l’implore. Mais le fantôme disparaît avec l’aurore pour renaître dans les cœurs. Chaque nuit, il naît, et chaque jour il meurt. » Calaf trouve la réponse : « L’espérance », réponse confirmée par les sages qui détiennent les rouleaux de vérité. Turandot énonce alors la deuxième énigme : « Il palpite comme une flamme, mais ce n’est pas une flamme. Parfois ardent, parfois alangui, il se refroidit quand on meurt mais s’enflamme lorsque l’on rêve à la conquête. » Calaf semble hésiter, puis découvre la réponse : « Le sang ». Les sages confirment. Turandot se trouble et la foule se réjouit. La princesse énonce la dernière énigme : « Quelle est la glace qui t’enflamme, mais devient encore plus glaciale devant ta flamme ? » Calaf semble perdu, Turandot triomphe déjà, mais le prince se reprend et donne la troisième réponse : « Turandot ». La foule délire de joie, mais Turandot supplie son père de la délier de son serment et de ne pas la livrer au prince inconnu. L’Empereur demeure inflexible mais Calaf lui-même vient au secours de la princesse. Il lui propose une seule énigme : trouver qui il est avant l’aurore. Si elle parvient à découvrir la réponse, il mourra, sinon, elle sera à lui.

Acte III. Premier tableau : Le quartier populaire. Personne ne dort cette nuit. On entend l’écho des proclamations faites de par la ville au nom de la princesse qui recherche l’identité du prince inconnu. Ping, Pang et Pong apprennent à Calaf que la torture et la terreur règnent partout. Les trois ministres tentent de lui arracher son secret. On amène Timour et Liù. On les a vus la veille parler avec le prince et on soupçonne leur connivence. On commence à maltraiter le vieillard mais Liù affirme être la seule à connaître la vérité. Les deux femmes s’affrontent. Malmenée, torturée, Liù garde son secret et répond à Turandot, qui lui demande d’ où elle tient sa force : « De l’amour ». La jeune esclave assure à la princesse qu’elle sera un jour elle aussi touchée par l’amour, puis, s’emparant d’un poignard, elle se tue, afin d’être certaine de ne pas trahir Calaf.

Deuxième tableau : Une chambre dans le palais. Calaf se précipite sur Turandot. La résistance de la princesse cède peu à peu. Calaf, qui est sûr maintenant de sa victoire, lui révèle son nom juste avant le lever du jour. Il met ainsi sa vie entre les mains de Turandot qui appelle le peuple à se rassembler. La foule attend l’annonce de Turandot. Celle-ci déclare qu’elle sait le nom de l’étranger : « Son nom est Amour ». La foule éclate en un chœur d’allégresse, célébrant la puissance de l’amour.

© Opera national de Paris

« Turandot, d’une cruelle beauté », entretien avec Gustavo Dudamel, par Marion Mirande pour Octave, le magazine de l’Opéra national de Paris.

Les productions de l'Opéra national de Paris sur écran : L’opéra chez soi - vidéos en accès libre pour certaines.

Ouvrage de référence :

L’Avant-Scène Opéra : Turandot de Puccini
n°220 – ISBN : 2-84385-191-2

L’Avant-Scène Opéra n°220 : Turandot de Puccini
L’Avant-Scène Opéra n°220 : Turandot de Puccini

Programmation musicale :

Maurice Ravel,

Ma Mère l’Oye :
3. Laideronnette, impératrice des pagodes

Théodore Paraskivesco, Jacques Rouvier : Pianos
CALLIOPE CAL 9832

Ferruccio Busoni,

Turandot, Suite op 41, K 248

Orchestre Symphonique de la Radio de Baden Baden
Bruno Maderna : Direction musicale
ARKADIA 3CDMAD 015

Piotr Ilitch Tchaïkovski / transcription Nicolas Economu,

Casse-Noisette, Suite de ballet transcrite pour 2 pianos :
II. Danses caractéristiques :
5. Danse chinoise. Allegro moderato

Martha Argerich, Mirabela Dina : Pianos
WARNER (EMI) CLASSICS 4768712

Giacomo Puccini / complété par Luciano Berio – Giuseppe Adami et Renato Simoni,

Final de l’Acte III de Turandot
Composé et orchestré d’après les esquisses de Puccini

Eva Urbanova : Turandot, Soprano
Dario Volonte : Calaf, Ténor
Maria Fontosh : Liù, Soprano
Domenico Balzani : Ping, Baryton
Bülent Bezdüz : Pang, Ténor
Carlo Bosi : Pong, Ténor
Chœur Giuseppe Verdi de Milan
Romano Gandolfi  : Chef des Choeurs
Orchestre Symphonique Giuseppe Verdi de Milan
direction : Riccardo Chailly
DECCA 475 320-2

Claude Debussy,

Estampes L 108 (100) :
2. La Soirée dans Grenade

Alain Planès : Piano
HARMONIA MUNDI HMC 901947.48

L'équipe de l'émission :