Samedi à l'opéra
Concerts
Samedi 15 mai 2021
2h 58mn

Juan Diego Flórez, Pretty Yende et Karine Deshayes : trio exceptionnel pour Le Comte Ory

Le Comte Ory tente de séduire la belle Comtesse Adèle, en se déguisant en pieux ermite, puis en pèlerine sous le nom de Sœur Colette ! Son page, Isolier est son rival. Un opéra de Rossini aux allures de vaudeville donné au Met de New York sous la direction de Maurizio Benini.

Juan Diego Flórez, Pretty Yende et Karine Deshayes : trio exceptionnel pour Le Comte Ory
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory déguisé en Soeur Colette) et Pretty Yende (La Comtesse Adèle), © Photo by Marty Sohl / Metropolitan Opera – New York 2013

Gioachino Rossini – Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson,

Le Comte Ory

Opéra en deux actes créé le 20 août 1828 à l’Opéra Le Peletier, à Paris.

Opéra offert dans le cadre des échanges avec l'Union Européenne de Radio et Télévision, enregistré le 2 février 2013 au Metropolitan Opera de New York. Cette production du Comte Ory a été réalisée grâce au Fonds de dotation Sybil B. Harrington

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Distribution :

Maurizio Benini : Direction musicale

Juan Diego Flórez : Le Comte Ory, jeune seigneur, Ténor
Pretty Yende : Adèle de Formoutiers, Comtesse, Soprano
Karine Deshayes : Isolier, page d’Ory, Mezzo-soprano
Nathan Gunn : Raimbaud, compagnon de folies d’Ory, Baryton
Nicola Ulivieri : Le Gouverneur, précepteur d’Ory, Baryton-basse
Ashley Emerson : Alice, jeune paysanne, Soprano
Susanne Resmark : Dame Ragonde, tourière du château, Mezzo-soprano
Scott Scully : 1er chevalier, Ténor
Tyler Simpson : 2ème chevalier, Ténor
Rob Besserer : Le Prompteur (rôle muet)
Croisés, chevaliers de la suite du Comte, écuyers, paysannes et paysans, dames de compagnie de la Comtesse.

Chœur du Metropolitan Opera
Donald Palumbo : Chef des chœurs
Orchestre du Metropolitan Opera

Bartlett Sher : Mise en scène

Michael Yeargan : Décors
Catherine Zuber : Costumes
Brian MacDevitt : Lumières

Argument :

Par Marie-Aude Roux

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Acte I. A l’entour du château de Formoutiers déserté depuis peu par sa gent masculine partie guerroyer en Terre Sainte, un homme rallie le petit peuple. C’est Raimbaud, ami du Comte Ory qui, en rabatteur fidèle, se fait fort de servir le prétendu ermite qui doit bientôt paraître en ces lieux, mais dont les desseins libertins n’ont d’autre  but que d’assiéger la vertu de la belle châtelaine, la Comtesse Adèle de Formoutiers.

Pendant que la foule joyeuse s’affaire à déposer des offrandes, s’en vient Dame Ragonde, la gardienne du château, affligée de ce que sa maîtresse souffre de langueur depuis le départ des Croisés et décidée à consulter à ce sujet le bon ermite… Irradiant de piété et charité chrétiennes, voici notre homme, se félicitant sous la bure consacrée de ce que la Comtesse elle-même ait soucis de ses avis.

Non loin de là cheminent deux cavaliers : le vieux et plaintif gouverneur du Comte, parti à la recherche de son élève disparu depuis huit jours, qu’accompagne le jeune page du Comte, le bel et fringant Isolier, lequel espère bien se rapprocher de sa belle cousine Adèle dont il est épris. Aux abords du village, le gouverneur soupçonneux interroge quelques paysannes et, sa conviction établie, se propose de surprendre le faux ermite. Cependant Isolier, fort confiant, est accouru près du saint homme afin d’obtenir aide et conseil : il dévoile ainsi sans le savoir à son maître médusé puis rageur, sa situation de rival et le plan judicieux qu’il a conçu pour s’introduire dans le castel, contrecarrant la volontaire réclusion de celle qu’il aime jusque dans son fief. Le Comte, profitant de l’aubaine, se promet de neutraliser le jeune impudent.

Voici qu’apparaît la belle Adèle, venue quérir elle aussi pieux conseils et sage consolation. A la vue d’Isolier, la jeune fille se trouble, mais l’ermite, après l’avoir déliée de son vœux trop rigoureux, l’invite à s’adonner à nouveau aux joies de l’amour. Transportée, la jeune ressuscitée exulte, avouant ne vouloir aimer que son beau et doux cousin Isolier. Celui-ci est aux anges, quand soudain l’ermite machiavélique met durement en garde Adèle contre le trop charmant page du tristement célèbre Comte Ory ! Se défiant aussitôt, la Comtesse s’alarme et veut rentrer au château chaperonnée par l’ermite lui-même… Mais à ce moment surgit le gouverneur dont l’index accusateur désigne aux yeux de tous l’inique usurpateur : « C’est le Comte Ory ! » Effarement, colère et vindicte générale jaillissent de toutes les poitrines. Mais voici Dame Ragonde hors d’haleine, un message à la main : les Croisés sont sur le chemin du retour et seront là dans moins de deux jours ! La joie éclate dans le cœur des femmes, cependant que le Comte Ory ne renonçant point à ses prérogatives séductrices, se prépare derechef à tenter un nouveau coup.

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Acte II. La nuit tombe sur le castel endormi où sont réfugiées la Comtesse et sa suivante. Mais l’atmosphère pesante, lourde de menaces, laisse bientôt éclater les coups d’un orage diluvien. Adèle s’émeut lorsque lui parviennent du dehors les accents déchirants de pauvres pèlerines errant dans la tourmente. Précipitée aux nouvelles, Dame Ragonde reparaît fulminant, s’indignant de ce que fuient ces malheureuses, encore ce diable de Comte Ory ! Les secours s’organisent, mais une fois refermées les portes de l’hospitalité, ces singulières pèlerines, passablement excitées se réjouissent de leur excellent stratagème. Tandis que le sieur Raimbaud opportunément descendu au cellier, rapporte aux assoiffées les meilleurs crus du seigneur châtelain. Buveurs paillards ou moinesses ferventes, Ory et ses complices auront beau jeu de tromper tour à tour leurs naïves hôtesses dans une scène qui ne manque pas de piquant.

Quand la Comtesse a convié chacun au repos, Isolier survient, porteur d’un pressant message : les Croisés arrivent cette nuit même. La joie est à son comble mais Isolier s’inquiète à l’évocation des quatorze commensales stationnées au château, découvrant dès lors aux femmes pétrifiées la nouvelle supercherie du Comte Ory ! Adèle s’effraye tandis que, chevaleresque, il s’offre à la sauver.

Des pas approchent : c’est le Comte Ory, bien décidé à profiter de cette nuit ultime. Mais, trompé par l’obscurité, il s’empresse de courtiser… son propre page auquel la Comtesse dissimulée prête sa voix. Le jeu s’enflamme et s’exaspère lorsque soudain retentissent non loin les trompettes des Croisés. Découvert, le Comte Ory se voit réduit à une fuite honteuse, puis expédié en beauté par son rival tandis qu’exultent les chants de louange saluant les Croisés victorieux.

© L'Avant-Scène Opéra

Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory déguisé en ermite), paysannes et villageoises
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory déguisé en ermite), paysannes et villageoises, © Photo by Marty Sohl / Metropolitan Opera – New York 2013
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, m. en scène Bartlett Sher : Pretty Yende (Adèle), Juan Diego Flórez (Comte Ory), Nicola Ulivieri (Le Gouverneur), Karine Deshayes (Isolier)
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, m. en scène Bartlett Sher : Pretty Yende (Adèle), Juan Diego Flórez (Comte Ory), Nicola Ulivieri (Le Gouverneur), Karine Deshayes (Isolier), © Photo by Marty Sohl / Metropolitan Opera – New York 2013
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Pretty Yende (La Comtesse Adèle), Karine Deshayes (Isolier) et Juan Diego Flórez (Le Comte Ory)
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Pretty Yende (La Comtesse Adèle), Karine Deshayes (Isolier) et Juan Diego Flórez (Le Comte Ory), © Photo by Marty Sohl / Metropolitan Opera – New York 2013
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Nathan Gunn (Raimbaud) et ses compagnons déguisés en nonnes
Rossini, Le Comte Ory – direction musicale Maurizio Benini, mise en scène Bartlett Sher : Nathan Gunn (Raimbaud) et ses compagnons déguisés en nonnes, © Photo by Marty Sohl / Metropolitan Opera – New York 2013

Ouvrage de référence :

L’Avant-Scène Opéra : Le Voyage à Reims + Le Comte Ory de Rossini
n°140 – ISBN : 978-2-84385-262-6

L’Avant-Scène Opéra n°140 : Le Voyage à Reims + Le Comte Ory de Rossini
L’Avant-Scène Opéra n°140 : Le Voyage à Reims + Le Comte Ory de Rossini

Programmation musicale :

Félix Mendelssohn / transcription Sergei Rachmaninov,

Le Songe d’une nuit d’été :
Scherzo en sol mineur

Bertrand Chamayou : Piano
NAÏVE V 5131

Gioachino Rossini – Andrea Leone Tottola,

Zelmira :
Air d’Ilo et Chœur « Terra amica »
(« Terre amie » - Acte I Sc 5)

Juan Diego Flórez : Ténor
Chœur Symphonique de Milan Giuseppe Verdi
Romano Gandolfi : Chef des chœurs
Orchestre Symphonique de Milan Giuseppe Verdi
direction : Riccardo Chailly
DECCA 470 024-2

Franz Schubert – Johann Wolfgang von Goethe,

Gretchen am Spinnrade D 118
(Marguerite au rouet)

Franz Schubert – Franz von Schober,

Am Bach im Frühling D 361
(Printemps au bord du ruisseau)

Franz Schubert – Friedrich von Schlegel,

Die Rose D 745b
(La rose)

Franz Schubert – Friedrich von Schiller,

Des Mädchens Klage D 191b
(La complainte de la jeune fille)

Franz Schubert – Karl Lappe,

Im Abendrot D 799
(Au soleil couchant)

Franz Schubert – Helmina von Chézy,

Romanze D 797 n°3b
(Romance)
« Der Vollmond strahlt auf Bergeshöhn »
(« La pleine lune luit sur les hauteurs »)

Franz Schubert – Matthias Claudius,

An die Nachtigall D 497
(Au rossignol)

Christa Ludwig : Mezzo-soprano
Irwin Gage : Piano
DEUTSCHE GRAMMOPHON 479 8716

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