Reportage
Entretien
Mercredi 1 septembre 2021
3 min

A Quito et à Cuenca : les Alliances françaises soutiennent les musiciens en Équateur

Direction l'Amérique du Sud dans notre reportage du jour, continent que Suzanne Gervais traverse actuellement du Nord au Sud à la rencontre de ceux qui en font la vie musicale. Visite aujourd’hui des Alliances Françaises en Equateur.

A Quito et à Cuenca : les Alliances françaises soutiennent les musiciens en Équateur
Charles Vix et Suzanne Gervais à l'Alliance française de Quito, © Baudouin Jousset

Près de 500 kilomètres de cordillères andines séparent Quito, immense capitale de l'Equateur, au Nord du pays, de Cuenca, avec son architecture coloniale classée au patrimoine culturel de l'Unesco. Les deux villes abritent les Alliances Françaises les plus importantes d'Equateur, qui ont repris leur activité au mois de juin, après les mois de fermeture imposés par la pandémie. Charles Vix termine son mandat en tant que directeur culturel de l'antenne de Quito. « Les soutiens publics ici sont peu nombreux pour les artistes donc le réseau des Alliances ici en Équateur a essayé de soutenir au maximum les artistes locaux. De toute façon il était impossible de faire venir des artistes français et même aujourd'hui alors qu'on réactive petit à petit la venue d'artistes français et francophones, on priorise évidemment le soutien au tissu local qui ajourd’hui subit de plein fouet les conséquences de la crise économique. »

Un soutien aux artistes équatoriens avec une programmation artistique à 180 degrés et des rendez-vous hebdomadaires qui reprennent doucement dans l'auditorium de l'Alliance. « L'idée c'est d'avoir une programmation vraiment pluridisciplinaire, ça va de l'art de la marionnette à la musique classique en passant par les musiques actuelles, le théâtre, la danse contemporaine, la photographie. On a accueilli beaucoup d'artistes ici en quatre ans : Simon Graichy, le quatuor Anches Hantées, le quatuor Ellipsos en saxophone. L'objectif c'était de transformer l'idée que les gens ici ont de la musique classique française, c'est-à-dire des musiciens français, blancs. Le quatuor Ellipsos avec Nicolas Herrouët, français mais d'origine Colombienne. Et c’était important de donner cette représentation de la musique classique ».

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Des concerts de l'Orchestre symphonique de Cuenca au théâtre et au cimetière

La ville de Cuenca est quant à elle considérée comme la capitale du rock et du métal en Équateur, mais la musique classique y est bien vivante, comme l'explique Antoine Lissorgues, directeur de l'Alliance française cuencaise. « On a un orchestre symphonique à Cuenca qui est assez emblématique et qui a organisé beaucoup de concerts. On peut aller le voir jouer au moins une fois par semaine, dans différents espaces, même des lieux parfois insolites comme le cimetière, mais aussi les théâtres de la ville. Il y a plusieurs festivals ou grands évènements à Cuenca et puis on a la fête de la musique qui dure deux jours ».

L'Alliance française de Cuenca est également un lieu de rencontres entre les artistes des deux pays. « Ce que l'on cherche à promouvoir c'est aussi la rencontre des cultures. Donc ce sont des résidences d'artistes : entre des artistes français et des artistes équatoriens. J’aime ces moments d'échange, je trouve que c'est la richesse de ces rencontres-là parce que comme nous disent les artistes en repartant, les artistes français ou francophones, ils ont plus appris que ce qu'ils ne pensaient parce qu'ils apprennent aussi de la culture locale, de la musique locale, et ça c'est très enrichissant. » Et justement, au premier étage de l'Alliance française ce jour-là, un guitariste équatorien répète une chanson traditionnelle…

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