Reportage
Entretien
Mardi 29 juin 2021
2 min

Maria de Buenos Aires aux Nuits de Fourvière, « c’est la fête, c’est la fête totale »

Jusqu’au 30 juillet se tient le festival des Nuits de Fourvière, à Lyon. Un évènement à la programmation éclectique qui proposait notamment cette année Maria de Buenos Aires, opéra-tango signé Astor Piazzolla, avec chanteurs, acrobates et l’Orchestre national d’Auvergne.

Maria de Buenos Aires aux Nuits de Fourvière, « c’est la fête, c’est la fête totale  »
Maria de Buenos Aires, © Paul Bourdrel

C’est sous un ciel nuageux que le public s’installe dans les gradins du Théâtre antique des Nuits de Fourvière. En raison d’un orage, on a bien cru que la générale de Maria de Buenos Aires ne pourrait pas se tenir. Mais le public a finalement pu découvrir cette nouvelle version de l’Opéra de Piazzolla que nous présente son metteur en scène, l’Australien Yaron Lifschitz : « Maria de Buenos Aires c’est comme un opéra qui ne raconte pas vraiment d’histoire. C’est plutôt un rêve de tango, avec une série d’évènements, une femme qui meurt, qui danse le tango, qui est peut-être à Buenos Aires, peut-être amoureuse, elle meurt puis elle renait. C'est une magnifique danse du subconscient qui s’exprime avec le corps. Voilà ce que j'ai essayé de créer ». 

Pour donner vie à cet opéra fantasmagorique, il y a sur scène un chanteur, une chanteuse, la compagnie Circa qui enchaine les acrobaties, et cachés, derrière la scène, les cordes de l’Orchestre national d’Auvergne. Les musiciens sont dirigés par Roberto Forès Veses, qui affichait une mine ravie, après la représentation : « C’est la fête, c’est la fête totale. On s’éclate avec cette musique, on cri, les bandonéonistes s’animent avec le rythme, on s’élance tous ensemble, on se regarde et c’est le bonheur total. »

« Une émotion palpable qui prend aux tripes »

Un bonheur total pour toute l’équipe du festival, et les artistes qui retrouvent le public. L’émotion a été notamment très palpable lors de l’ouverture du festival, le 1er juin, avec la création Alarm Clocks et la chanteuse Camille. On écoute le directeur du festival Dominique Delorme : « Au moment d'entrer en scène Camille a fondu en larmes devant le public qui était extrêmement ému. Il l’a applaudie pendant 10 minutes. Elle est ressortie parce qu’elle ne pouvait pas jouer, puis elle a fait sa véritable entrée sur scène. Donc la réouverture du festival, après deux ans de fermeture, s’est passée sous le coup de cette émotion de la rencontre entre le public et les artistes, c’est une émotion palpable, qui prend aux tripes ». 

Cette année, en raison des conditions sanitaires, les Nuits de Fourvière pourront accueillir 75 000 spectateurs, contre 180 000 habituellement. Si vous souhaitez découvrir l’opéra tango Maria de Buenos Aires, c’est trop tard pour les Nuits de Fourvière mais il sera repris du 15 au 22 janvier 2022 à l’Opéra de Lyon. 

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