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Mardi 19 avril 2016
58 min

Yom, un exil à New York

Avec Songs For The Old Man, sorti chez Planètes Rouges / Buda Musique, le clarinettiste Yom s'intéresse à l'exil américain de son père parti dans les années 50 aux États-Unis.

Yom, un exil à New York
Yom © Arno Weil

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    TOUS LES TITRES DIFFUSES SONT EN BAS DE PAGE A LA RUBRIQUE "PROGRAMMATION MUSICALE"« Après sept albums consacrés indirectement à l'héritage culturel maternel (origines juives de Transylvanie), j’ai conçu ce nouvel opus comme une réinterprétation de l'exil américain de mon père parti dans les années 50 aux États Unis. C’est ma relecture de son épopée, l’écriture de cette légende familiale, une traversée de l’Amérique romantique, nostalgique, onirique, mais aussi aride et violente. Un album de folk songs clarinettistiques que je "chante" pour mon père, à mon père, mais aussi à tous ceux qui passent leur vie sur la route, les nomades, les hobos, les déplacés, les réfugiés...

Mon amour pour l’ americana est venu très tardivement. C’est le film (et sa musique bien sûr) Mad Bastard qui m’a révélé l’americana * (australienne pour le coup) comme étant une musique passionnante. Le sujet était particulièrement touchant pour moi, un père aborigène d’Australie qui sort de prison au bout de plusieurs années d’emprisonnement et qui traverse intégralement l’Australie pour aller voir son fils qu’il n’a encore jamais vu. La musique d’Alex Lloyd et des Pigram Brothers soutient intégralement le film par de véritables chansons et révèle la beauté profonde de ce road trip extrêmement émouvant. Depuis, l’envie de mélanger mes influences diverses d’Europe de l’Est à l’ americana ne m’a plus quitté, et c’est plus tard que j’ai compris que ce film, cette musique me révélaient quelque chose de ma propre histoire avec mon père, qu’elle se devait d’être la musique de ce récit-là. *

Le travail avec Aurélien Naffrichoux a été une évidence depuis le début. Nous avons commencé à jouer en duo il y a cinq ans, et c’est très naturellement que l’envie m’est venue plus tard de passer à une version en quintette, dans une instrumentation typiquement américaine (voix, deux guitares, basse, * batterie)*, si on considère que la voix est représentée par la clarinette.

J’ai décidé alors de confier les arrangements et la co-direction musicale de cette nouvelle version à cinq, ainsi que la direction artistique du disque, à Aurélien, pour qui l’americana est vraiment la culture et la passion. Et depuis je n’ai cessé une seule seconde d’être heureux de cette décision ! C’est lui qui a transformé mes compositions originales en véritables chansons et qui a pris le parti, avec l’ingénieur du son Ludovic Palabaud, de ce son totalement acoustique et «roots», avec des prises uniquement live (à part les enregistrements additionnels de guitares, notamment de steel guitar, véritable âme de ce disque) rendues possibles aussi * par la qualité des musiciens présents sur l’album : Sylvain Daniel à la basse avec lequel je travaille depuis plus de 10 ans (bassiste des Wonder Rabbits, entre autres) et qui a pour moi le plus beau son qu’on puisse entendre actuellement sur cet instrument ; Guillaume Magne à la guitare folk, musicien instinctif, émotif, poétique ; et Mathieu Penot* à la batterie, sorti du CNSM de Paris, au son et à la sensibilité absolument parfaits pour le projet.

Le disque s’est en grande partie fait dans lestudio de Denis Barthe, batteur de Noir Désir chez qui j’avais déjà mixé deux albums précédents, magnifique endroit, véritable ranch landais perdu au fin fond de la forêt, entouré de chevaux et d’animaux sauvages, de pins à perte de vue et de 4x4 pick-up... l’Amérique en France, une perfection pour faire ce disque ! »
Yom

Yom : compositions, clarinettes
Aurélien Naffrichoux : arrangements, guitares, guitares électriques, steel guitar, guitare baryton
Guillaume Magne : guitares, dobro, banjo
Sylvain Daniel : basse
Mathieu Penot : batterie

Yom en tournée

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