Open jazz
Magazine
Lundi 1 avril 2019
54 min

Thierry Eliez, l'impro prolixe

« Improse extended » paraît chez Dood Music/l’Autre Distribution, avec les deux compères de scène du pianiste Thierry Eliez, réunissant ainsi 3 musiciens de 3 générations différentes.

Thierry Eliez, l'impro prolixe
André Ceccarelli, Thierry Eliez, Uvan Gelugne, © Eric Garault

Au sommaire aujourd'hui

  • Thierry Eliez à la Une

Thierry Eliez est considéré parmi « les meilleurs pianistes de jazz au monde » par Michel Legrand …

  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Rebellion(s) Feat. Jim Black jeudi 04 avril à 20h30 au Crescent à Mâcon (71).
  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Rebellion(s) Feat. Jim Black vendredi 05 avril à 21h au Moulin à Jazz à Vitrolles (13) (3 invitations pour 2 à gagner) avec Charlie Free
« Improse Extended »
« Improse Extended »

Loin des projecteurs médiatiques, Thierry Eliez a pourtant un parcours impressionnant. Il a notamment accompagné Horace Silver, Jaco Pastorius, Jimmy Smith, Aretha Franklin, David Sanchez, James Moody, Ron Carter, Terri Lyne Carrington, Gary Novak, Ali Jackson Jr … Il multiplie les participations et intervient sur de nombreuses musiques de films (de François Favrat, Luc Besson, Cécile Telerman…) et pour Claude Nougaro, Charles Aznavour, Roberto Alagna, Catherine Lara, Henri Salvador, Muriel Robin, Dimitri from Paris, Christophe, Alain Chamfort, Natalie Dessay, pour ne citer qu’eux. 

Co‐fondateur du Ceccarelli Trio (Victoire de la Musique et Prix Django D’or), complice et arrangeur de la chanteuse Dee Dee Bridgewater, pendant 14 ans, il parcourt les plus grandes scènes du monde du Carnegie Hall au Blue Note de Tokyo. Thierry Eliez est devenu un pianiste majeur du jazz français et de l’improvisation libre, reconnu par tous.

Après 35 ans de carrière, en 2017, il se décide à sortir son propre album, un premier opus en solo « Improse », une série d'improvisations surréalistes et impromptues, création d’histoires éphémères, adaptant le concept d’écriture automatique cher aux surréalistes à la composition musicale spontanée. D'une imagination hors norme, Thierry Eliez, nous permet enfin de découvrir la face cachée magistrale et pianistique de sa personnalité, qui restait jusqu'alors discrète à nos oreilles.

Mais à peine sorti de ce dialogue improvisé en huis‐clos avec son piano, le désir de se lancer dans une discussion effervescente élargie s’impose. Le pianiste invite alors sur scène son complice et parrain musical André Ceccarelli et le jeune Ivan Gélugne, découvert dans le quartet d’Emile Parisien, pour explorer de nouvelles « extensions » à ce répertoire composé sur l’instant.

La finesse et l’élégance du batteur, pour qui la connaissance de la musique n’a aucune limite, associée au lyrisme décalé du contrebassiste permettent l’élaboration d’une nouvelle texture musicale. Le son de ce trio, aussi limpide que complexe, s’épanouit autant dans l’abstraction, que dans la poésie figurative.

Né à Arcachon, Thierry Eliez se consacre très jeune au piano, instrument inné pour cet enfant surdoué, avide de musique. Hypnotisé par les claviers dès l’âge de 4 ans, les doigts immédiatement accrochés aux touches, relevant toutes les mélodies et accords à l’oreille… l’improvisation devient, année après année, le mode d’expression essentiel du jeune prodige. C’est en découvrant l’organiste Rhoda Scott qu’il se met à étudier l’orgue Hammond en parallèle. Plongé dans ces deux instruments, il se précipite dès l’école finie pour composer ses premières pièces à partir d’improvisations libres à 7 ans. Commençant par de petites pièces pour piano, il découvre le rock progressif et écrit de longues suites instrumentales progressives.

Il devient musicien professionnel dès 17 ans, remplaçant Bernard Lubat au pied levé et donnant de nombreux concerts dans le sud‐ouest. A 21 ans, Didier Lockwood fait appel à lui pour enregistrer l’album «1234». Il tournera avec lui durant 3 ans et se liera avec ses aînés André Ceccarelli et Jean‐Marc Jafet. Cette collaboration mènera à la création du fameux Ceccarelli Trio. Thierry Eliez, collaborera ensuite durant 14 ans avec Dee Dee Bridgewater en tant que pianiste, directeur musical et arrangeur. 

Après avoir mis son talent au service des autres, il se lance dans ses propres aventures plus personnelles forcément. D’abord il y a une relecture acoustique de la musique du compositeur de musique progressive anglais Keith Emerson lors d’un concert enregistré qui fera le tour du monde et donnera lieu à la tournée Keith Enigma (2018/2019). En 2017, Il prend la direction artistique d’un livre-disque d’éveil au jazz pour les bébés, en duo avec Ceilin Poggi, « Berceuses et Balladines Jazz » (Editions Didier Jeunesse). Et =oujours en 2017, il enregistre « Improse », son premier album solo (sorti la même année sur le Label Dood / L’Autre Distribution) suivie aujourd’hui d’ « Improse Extended » avec André Ceccarelli et Ivan Gélugne.

Où écouter Thierry Eliez

La programmation musicale :
    18:06
    Ludovico Einaudi

    « Seven Days Walking - Day One » A Sense of Symmetry (Ludovico Einaudi)

    Ludovico Einaudi (piano), Redi Hasa (violoncelle)LABEL : Decca
    « Seven Days Walking - Day One » A Sense of Symmetry (Ludovico Einaudi)
    18:10
    Thierry Eliez

    « Improse Extended » Forango (Thierry Eliez)

    Thierry Eliez (piano), Ivan Gélugne (contrebasse), André Ceccarelli (batterie)LABEL : Dood MusicANNÉE : 2019
    « Improse Extended » Forango (Thierry Eliez)
    18:17
    Thierry Eliez

    « Improse Extended » Satie (Thierry Eliez)

    Thierry Eliez Trio, Thierry Eliez (piano), Ivan Gélugne (contrebasse), André Ceccarelli (batterie)LABEL : Dood MusicANNÉE : 2019
    « Improse Extended » Satie (Thierry Eliez)
    18:24
    Lee Morgan

    « Four Classic Alums » Terrible T (Lee Morgan)

    Lee Morgan (trompette), Clifford Jordan (saxophone Ténor), Wynton Kelly (piano), Paul Chambers (contrebasse), Art Blakey (batterie)ALBUM : Four classic albumsLABEL : AVID JAZZANNÉE : 2017
    « Four Classic Alums » Terrible T (Lee Morgan)
    18:30
    Sylvain Rifflet & Jon Irabagon

    « Perpetual Optimism » Bird's Lament

    Sylvain Rifflet (saxophones, électroniques), Jon Irabagon (saxophones), Joce Mienniel (flûte, Synthétiseur), Phil Giordani (guitare), Eve Risser (piano, Harpsichord), Benjamin Flament (percussions)ALBUM : Perpetual motion (A celebration of Moondog)LABEL : JAZZ VILLAGEANNÉE : 2014
    « Perpetual Optimism » Bird's Lament
    18:34
    Kindred

    All My Life (Irving Berlin)

    Kindred, Estelle Perrault (voix), Hermon Mehari (trompette), Carl Henri Morisset (piano), Clement Daldosso (contrebasse), David Paycha (batterie)ANNÉE : 2019
    All My Life (Irving Berlin)
    18:39
    Gwen Cahue

    « Memories of Paris » Sandu (Clifford Brown)

    Gwen Cahue (guitare), Cattiaux Julien (guitare Rythmique), Brunard Wiliam (contrebasse)LABEL : OuestANNÉE : 2019
    « Memories of Paris » Sandu (Clifford Brown)
    18:44
    Colunia

    « Zéphyr » Tamanu (Émilie Chevillard)

    Colunia, Émilie Chevillard (harpe), Linda Oláh (voix), Geoffroy Tamisier (trompette), Gweltaz Hervé (saxophone), Emeric Chevalier (contrebasse), Florian Chaigne (batterie)LABEL : AloyaANNÉE : 2019
    « Zéphyr » Tamanu (Émilie Chevillard)
    18:52
    Atomic

    « Pet Variations » Karin's Mode (Jan Garbarek)

    Atomic, Fredrik Ljungkvist (saxophone, Clarinette), Magnus Broo (trompette), Håvard Wiik (piano), Ingebrigt Håker Flaten (basse), Hans Hulbækmo (batterie)LABEL : OdinANNÉE : 2018
    « Pet Variations » Karin's Mode (Jan Garbarek)
L'équipe de l'émission :