Open jazz
Magazine
Mercredi 29 avril 2020
55 min

Sonny Rollins (7/10) : Les free sons (1965-67).

L'ivresse de la solitude - Une interview de Sonny Rollins par Alex Dutilh en 10 épisodes

Sonny Rollins (7/10) : Les free sons (1965-67).
Sonny Rollins en 1965, © Getty / Michael Ochs Archives

[première diffusion le 17 décembre 2013]

Retrouvezl'interview intégrale en version originaleen cliquant sur les photos

« Saxophone Colossus », « Tenor Madness », « Our Man in Jazz », “What’s New”…  Les titres des albums de Sonny Rollins campent bien le personnage. Une légende vivante : 83 ans, 65 ans de carrière ! Ce qui signifie qu’il démarra sa carrière sur des chapeaux de roues. Il n’avait pas 20 ans, que le saxophoniste avait déjà joué avec Thelonious Monk et enregistré avec Jay Jay Johnson ou Bud Powell.

L’homme est célèbre pour quelques silences retentissants : lorsqu’il se retira de la scène à l’aube des années 60 ou fit le choix mystique de s’installer en Inde quelques années plus tard. Cet été, des problèmes pulmonaires (en voie de guérison) lui ont valu d’annuler ses concerts.

Alex Dutilh lui a rendu visite fin octobre dans sa maison dans les bois de Woodstock, à 2 heures de route de Manhattan. Là, il a trouvé un homme serein, épanoui, épris de solitude, impatient de revenir en studio… « pour faire enfin le disque dont je serait totalement satisfait » allait-il confier sans rire. Lui qui a multiplié les chefs d’œuvre et accumulé les plus prestigieuses récompenses ! L’interview révèle un bourreau de travail avec un appétit intact pour la seule chose qui compte en dernière analyse : la beauté et le partage de la musique.

Lucide, précis, totalement singulier, il commente le moindre recoin de sa carrière avec une exigence qui lui sert de moteur infatigable. En dix épisodes, une vie de jazz aux magnifiques fulgurances. Un son énorme, hérité de son maître Coleman Hawkins, et la générosité d’un homme en plein dans son temps.

Episode 7 : Les free sons (1965-67).

Entre des tournées magistrales en compagnie du trompettiste Don Cherry, pour faire écho à Ornette Coleman et la signature chez Impulse, le label de John Coltrane, Sonny Rollins se replace au centre du jeu. En restant au dessus de la mêlée du free et avant d’entamer une seconde retraite, en Inde cette fois, il retient la leçon de son idole Coleman Hawkins : magistral et inclassable. Solitaire et rebelle à tout enfermement.

Programmation musicale

Sonny Rollins « Our Man In Jazz »
Doxy (Sonny Rollins)
Don Cherry (cornet)
Sonny Rollins (saxophone ténor)
Bob Cranshaw (contrebasse)
Billy Higgins (batterie)
RCA Victor 2612

« Our Man In Jazz »
« Our Man In Jazz »

Sonny Rollins « East Broadway Run Down »
East Broadway Run Down (Sonny Rollins)
Freddie Hubbard (trompette)
Sonny Rollins (saxophone ténor)
Jimmy Garrisson (contrebasse)
Elvin Jones (batterie)
Impulse 11612

« East Broadway Run Down »
« East Broadway Run Down »

Sonny Rollins « Alfie »
Alfie’s Theme (Sonny Rollins)
Jimmy Cleveland (trombone)
Phil Woods (saxophone alto)
Sonny Rollins (saxophone ténor)
Bob Ashton (saxophone ténor)
Danny Bank (saxophone baryton)
Kenny Burrell (guitare)
Roger Kellaway (piano)
Walter Booker (contrebasse)
Frankie Dunlop (batterie)
Oliver Nelson (direction)

Impulse 12242

« Alfie »
« Alfie »
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