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Mercredi 24 février 2016
59 min

Patrick Cabon, Ellington en format de poche

Parution de « African Flower » de Patrick Cabon chez Peach Prod.

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► Patrick Cabon

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Après avoir partagé la scène avec de grands noms du jazz, le pianiste Patrick Cabon présente avec “African Flower” son premier album à la tête d’un quartet.

Né en 1975, Patrick Cabon effectue des études de piano classique aux Conservatoires de Brest puis de Rennes. Il découvre le jazz à l’adolescence et se passionne vite pour cette musique : il y trouve l’espace de liberté propice à son épanouissement musical. Il est admis au Conservatoire National Supérieur de Paris en 1993 et en sort quatre ans plus tard avec des Prix en Histoire de la musique et en Esthétique musicale.

En 1999, il est Lauréat du Concours professionnel de jazz de Vannes et part pour New-York, où il reçoit l’enseignement des pianistes Barry Harris et Mulgrew Miller. C’est là que naît chez lui ce désir de nourrir son jeu de l’influence des grands représentants des courants mainstream, bop et post-bop du jazz américain.

Patrick Cabon annonce : «J’ai voulu que ”African Flower” soit un disque qui évoque chez l’auditeur beaucoup d’images et de lumières différentes ; que chacun des titres qui le compose ait une identité qui lui soit propre et, qu’une fois réunis, ils forment un ensemble cohérent. A l’image de ces fleurs africaines qui, malgré l’exubérance et l’hétérogénéité de leurs couleurs, forment un tout à la beauté simple

En fil conducteur, le choix de centrer le répertoire sur la musique de Duke Ellington, disparu en mai 1974, soit exactement quarante ans avant l’enregistrement de ce disque. Mais bien plus qu’un hommage, il s’agit pour Patrick Cabon de défendre un projet à la fois personnel et collectif, mûri pendant plusieurs années et conçu avec des musiciens qui lui sont chers : le trompettiste Sylvain Gontard, le contrebassiste Manuel Marchès, le batteur David Grébil, plus sur un morceau le saxophoniste Frédéric Couderc.

«La musique de Duke Ellington m’accompagne depuis des années... Je n’aurais su trouver plus bel espace de liberté pour mes explorations artistiques que ces compositions que Duke luimême, tout au long de sa vie, n’a cessé de ré-interroger et de remodeler. C’est un parcours, une attitude, encore plus qu’un corpus, qu’il nous a légués.» déclare le pianiste.

C’est cette idée d’unart organique, toujours en mouvement, qu’il lui tient à coeur de défendre et de représenter. Ainsi, ce disque en dira certainement plus sur Patrick Cabon - sur ce qu’il est et ce en quoi il croit - que sur le Duke, dont la voix singulière ne saurait finalement être imitée.

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