Open jazz
Magazine
Mercredi 25 décembre 2013
57 min

Patricia Barber, Premonition en trois dimensions

Publication en trois volets de « The Premonition Years », compilant les enregistrements de la chanteuse, pianiste et songwriter entre 1994 et 2002 pour le label indépendant de sa ville de Chicago .

« Café Blue » (1994), « Modern Cool » (1998), « Companion » (1999), « Nightclub » (2000) et « Verse » (2000) : en huit ans, la pianiste, chanteuse et compositricePatricia Barber a enregistré cinq albums pour le jeune label Premonition Records. Celui-ci avait été créé en 1993 par Michael Friedman, un batteur de Chicago qui avait joué avec James Moody, Eddie Harris, Gunter Schuller ou Jimmy Scott. En dehors de Patricia Barber, il devait enregistrer Dave Douglas, Von Freeman, Terry Callier ou Drew Gress.

Si Patricia Barber avait déjà enregistré deux albums auparavant « Split » pour Floyd Records en 1989 (elle avait alors 34 ans) puis « A Distorsion of Love » pour Antilles en 1991, c'est sur Premonition qu'elle se fit vraiment remarquer par la critique et le public à la fois pour ses talents de chanteuse interprète, de pianiste et de songwriter. Premonition a eu l'idée d'en rassembler le meilleur (avec quelques inédits) sur trois albums thématisés : « The Premonition Years, Pop Songs », « The Premonition Years, Standards » et « The Premonition Years, Originals ». Tous trois sont distribués en France par Orkhêstra.

L'occasion d'assister à l'éclosion d'une jazzwomen majeure, qui a depuis bénéficié de la reconnaissance liée à sa signature chez les majors companies Blue Note et tout récemment Concord.

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