Open jazz
Magazine
Mardi 31 octobre 2017
54 min

L'actualité du jazz : Jane Ira Bloom, la bande son d'Emily Dickinson

Parution de « Wild Lines : Improvising Emily Dickinson » de Jane Ira Bloom chez Outline.

L'actualité du jazz : Jane Ira Bloom, la bande son d'Emily Dickinson
Jane Ira Bloom, © Jazz Promo Services

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« Wild Lines : Improvising Emily Dickinson »
« Wild Lines : Improvising Emily Dickinson »

La saxophoniste soprano Jane Ira Bloom réinvente au 21ème siècle la poésie du 19ème d’Emily Dickinson. Dans deux cadres différents. Son double album présente d’un côté une interprétation de la poésie de Dickinson strictement instrumentale, avec son quartet de jazz et par ailleurs une seconde version avec les mots de l’actrice Deborah Rush.

Après le succès en 2016 de son album en trio “Early Americans”, Jane Ira Bloom enchaîne avec « Wild Lines : Improvising Emily Dickinson » qui paraît chez Outline, présentant son quartet en dialogue avec la poésie. Il s’agit de son septième album et de sa première incursion dans les rapports de la musique et du texte. Elle possède un son unique sur le saxophone soprano et a choisi comme écrin celui de trois amis de longue date : Dawn Clement (piano), Mark Helias (basse) et Bobby Previte (batterie).

Bloom a composé “Wild Line” lorsqu’elle a bénéficié d’une commande de Chamber Music America et de la fondation Doris Duke New Jazz Works en 2015. Pour imaginer une version musicale d’Emily Dickinson, elle a été particulièrement inspirée par la découverte que la poétesse était elle-même une pianiste et une improvisatrice ! Une confirmation de ce qu’elle ressentait dans le phrasé jazzy des textes de Dickinson : “Je ne l’ai pas toujours comprise, mais j’ai toujours senti que l'utilisation des mots par Emily reflétait la façon dont un musicien de jazz utilise les notes.”

La première de “Wild Lines” à la maison de la poésie d’Amherst, dans le Massachusetts, a été suivie de représentations au Kennedy Center de Washington et à la New York Public Library. L’ensemble est ensuite allé aux studios Avatar pour enregistrer avec l’ingénieur du son Jim Anderson. L’album comprend 14 originaux de Bloom inspirés par des fragments de la poésie et la prose de Dickinson extraits du recueil “The Gorgeous Nothings”. L’artiste Gina Werfeld a contribué à l’album en créant une peinture pour la pochette du disque. “Wild Lines / Improvising Emily Dickinson” éclaire pourquoi le critique de jazz britannique Brian Priestly a qualifié Jane Ira Bloom de “poétesse du saxophone soprano”.

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