Open jazz
Magazine
Lundi 21 janvier 2019
54 min

Aaron Goldberg retrouve Leon Parker

Le pianiste Aaron Goldberg retrouve le batteur Leon Parker pour enregistrer un nouvel album “At the Edge of the World”, qui paraît chez Sunnyside.

Aaron Goldberg retrouve Leon Parker
Aaron GOldberg, © Alejandra Barragán

Au sommaire aujourd'hui

  • Aaron Goldberg à la Une

Aaron Goldberg et Leon Parker se sont rencontrés en 1990 à New York. Après que Leon Parker ait complètement disparu du monde du jazz pendant une décennie, il a été contacté par Aaron Goldberg pour jouer en France. Ces retrouvailles ont conduit à une tournée et dans la foulée à cet album.

  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Eric Seva dimanche 03 février à 17h à l'Arthémuse à Briec (29) dans le cadre des Aprèm'Jazz Quimper Cornouaille. Cliquez sur "contactez-nous" et laissez vos nom et prénom. 1 invitation pour 2 pour les 3 premiers mails.
  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Martial Solal mercredi 23 janvier à 20h30 à la Salle Gaveau à Paris (75) dans le cadre des Concerts de Monsieur Croche, en partenariat avec France Musique. Cliquez sur "contactez-nous" et laissez vos nom et prénom. 1 invitation pour 2 pour les 3 premiers mails.
« At The Edge of The World »
« At The Edge of The World »

Ces deux dernières décennies, Aaron Goldberg a arpenté le globe, s’imprégnant de plein de cultures en cours de route. Fidèle à l’esprit du jazz, il a appris à intégrer la présence du hasard comme une muse artistique. Il y a cinq ans ce mois-ci, dans un château historique situé à l’exact centre de la France, Aaron Goldberg a renoué avec l’une de ses influences majeures. Un nouveau projet a commencé à prendre forme. Le dernier album de Aaron Goldberg “At The Edge of The World” qui paraît chez Sunnyside, témoigne de ces retrouvailles en trio avec le batteur et percussionniste Leon Parker, brillant innovateur, le magnifique bassiste Matt Penman.

Quand il étudiait à la New School, à New York, au début des années 90, Aaron Goldberg a découvert ces pianistes à la forte personnalité qui jouaient alors aux côtéx de Leon Parker, tels que Kenny Barron, Brad Mehldau ou Jacky Terrasson. Leon Parker était un pionnier du genre, développant son langage et un son parfaitement originaux. Aaron Goldberg est parti ensuite étudier à Harvard mais revenait chaque été à NYC pour jouer autant qu’il le pouvait, avec ses pairs comme avec des légendes comme Betty Carter, pour un bail pluriannuel ou pour un concert mémorable avec Leon Parker en 1992.

Dans la décennie qui a suivi son retour à New York en 1996, Aaron Goldberg s’est fait un nom dans les groupes de Joshua Redman, Al Foster, Wynton Marsalis et Kurt Rosenwinkel, tout en développant son propre trio avec le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland. De son côté, Leon Parker a quitté New York le 10 septembre 2001 pour la France, où il a cessé de jouer de la batterie et à presque disparu du monde du jazz. Jusqu’à ressurgir à Toulouse où il vit désormais.

Il y a cinq ans, Aaron Goldberg se trouvait lui-même en France, sans batteur, et était curieux de voir si Leon Parker serait intéressé de jouer à nouveau. Leon Parker se rappelait toujours de lui, 20 ans après et sans aucune répétition, le concert fut un triomphe car les deux hommes se reconnurent instantanément sur le plan musical. Ce ne fut pas long avant que Leon Parker exprime son intérêt pour continuer cette complicité sur une base plus permanente, pas comme un invité, mais comme membre à part entière du groupe de Aaron Goldberg. Leon Parker avait renoué avec un bonheur musical dont il ne savait pas vraiment qu’il en avait besoin…

Les deux musiciens ont pu en apprendre beaucoup sur eux-mêmes au travers du cheminement fortuit qui a conduit à “At The Edge of the World”. La réflexion de Aaron Goldberg sur les projets qui lui tiennent à cœur ainsi que ses premières passions l’ont amené à retrouver Leon Parker, qui cherchait à son tour une étincelle pour déclencher son retour à la musique. Après l’essai de plusieurs bassistes, c’est ensemble qu’ils ont choisi Matt Penman pour compléter le trio. Le résultat de cette somme de hasards et de nécessités fait de cet album à la fois un premier testament et une célébration.

Programmation musicale

Aaron Goldberg « At The Edge of The World »
Poinciana (Buddy Bernier, Nat Simon)
Sunnyside 1521

« At The Edge of The World »
« At The Edge of The World »

Aaron Goldberg « At The Edge of The World »
Isn't This My Sound Around Me (Bobby Hutcherson)
Sunnyside 1521

« At The Edge of The World »
« At The Edge of The World »

Sphere « Flight Path »
El Sueño (Kenny Barron)
Elektra  7559-62602-2

« Flight Path »
« Flight Path »

Aaron Parks « Little Big »
Small Planet (Aaron Parks)
Ropeadope  437

« Little Big »
« Little Big »

Lambert, Hendricks & Ross « Sing A Song of Basie »
Little Pony (Neal Hefti, Dave Lambert, Jon Hendricks)
Verve  543 827-2

« Sing A Song of Basie »
« Sing A Song of Basie »

Eric Séva « Body and Blues »
Monsieur Slide (Eric Séva)
Les Z'Arts de Garonne 6412

« Body and Blues »
« Body and Blues »

Martial Solal « Live at The Village Vanguard »
Have You Met Miss Jones (L. Hart, R. Rodgers)
CamJazz 7814-2

« Live at The Village Vanguard »
« Live at The Village Vanguard »

Aksham « Aksham »
XVII (Marc Perrenoud, James Joyce)
Nome 015

« Aksham »
« Aksham »

Benjamin Boone, Philip Levine « The Poetry of Jazz, vol 2 »
The Helmet (Benjamin Boone, Philip Levine)
Origin Records 82772

« The Poetry of Jazz, vol 2 »
« The Poetry of Jazz, vol 2 »

John Zorn « Salem, 1692 »
Spectral Evidence (John Zorn)
Tzadik 8361

« Salem, 1692 »
« Salem, 1692 »
L'équipe de l'émission :