Open jazz
Magazine
Mercredi 30 mars 2016
58 min

Julian Lage, six cordes, trois couleurs

Parution de « Arclight » de Julian Lage chez Mack Avenue.

Julian Lage, six cordes, trois couleurs
Julian Lage ©Justin Camerer

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► Julian Lage

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TOUS LES TITRES DIFFUSES SONT EN BAS DE PAGE A LA RUBRIQUE "PROGRAMMATION MUSICALE" Découvert avec un premier album en 2009 (« Sounding Point », nominé aux Grammy Awards), prodige de la guitare dont le talent a été révélé dans un documentaire en 1997 « Jules at 8 » (nominé aux Oscars),Julian Lage s’imposa d’emblée comme l'une des voix les plus originales de la nouvelle guitare jazz américaine. Homme de goût au phrasé particulièrement élégant (pas de bavardage ni de virtuosité gratuite) et au son résolument acoustique (même lorsqu’il joue une guitare légèrement amplifiée), Julian nous revient avec un nouvel opus en trio « Arclight » qui paraît chez Mack Avenue, aussi passionnant que ceux qui l’ont précédés.

La section rythmique est formée par deux fines gâchettes qui ont accompagné Jim Hall ou Gary Burton (qui se trouvent être justement les héros de Lage !) qui rappellent donc les premiers émois musicaux de Lage tout en ayant la même vision musicale que lui. De la jubilatoire intensité rythmique collective, marquée par un « interplay » remarquable, au climat recueilli de pièces au tempo étiré (le magnifique Nocturne), Lage déploie de sa Telecaster (“l’incarnation la plus raffinée de la guitare moderne” selon Lage) une large palette d’émotions et de couleurs.

C’est la belle surprise de cet album que de découvrir Julian Lage à la guitare électrique après avoir exploré l’acoustique dans son précédent album en solo. La prise de son est superbe ; voici un véritable festival qui rend hommage à de grandes figures du jazz des années 20 (avec l’aide du professeur, joueur de banjo et guitariste de Brooklyn Matt Munistiri, Lage a sélectionné 20 chansons plutôt mélancoliques allant de Willard Robison à Sidney Bechet jusqu’à Jack Teagarden, Bix Beiderbecke et Spike Hughes), explore ainsi la période swing d’avant le bebop be-bop (country, swing, jazz…). Et simultanément, le guitariste fait un clin d’œil à la musique du Quartet Américain de Keith Jarrett où l’improvisation jazz avait de fortes connections avec la chanson, la folk music. Un quartet qui est une influence récurrente pour le guitariste.

A noter que l’album est produit par le singer-songwriter Jesse Harris, qui a notamment reçu un Grammy Award pour « La Chanson de l’année » (« Don’t Know Why » par Norah Jones ).

Julian Lage (guitare)
Scott Colley (contrebasse)
Kenny Wollesen (batterie)

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