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Mercredi 18 mai 2016
58 min

Gregory Porter, le sens de la famille

Parution de « Take Me To The Alley » de Gregory Porter chez Blue Note / Universal.

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► Gregory Porter

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Après avoir remporté un succès phénoménal avec « Liquid Spirit », son premier disque sur Blue Note, Gregory Porter revient avec « Take Me to the Alley », un album qui met une nouvelle fois en évidence son talent inné pour transcender les genres. Ce disque prouve également que, loin de lui avoir été fatal, le succès lui a permis de mûrir, aussi bien humainement qu’artistiquement. Il y a peu, le chanteur a ainsi choisi de quitter Brooklyn avec sa femme et son fils pour retourner à Bakersfield en Californie afin de se rapprocher de ses frères et sœurs. « Les contraintes de la vie en tournée m’ont donné envie d’avoir un port d’attache », explique-t-il.

Si « Water » (2010) et « Be Good » (2012) lui avaient déjà valu la reconnaissance des critiques et plusieurs nominations aux Grammys, Gregory Porter était loin de soupçonner l’ampleur du succès qu’il remporterait avec « Liquid Spirit » : disque de platine en Grande-Bretagne et en Allemagne, disque d’or en France, aux Pays-Bas et en Autriche, cet album se vendit en effet à un million d’exemplaires à travers le monde et devint également l’album de jazz le plus écouté sur les plates-formes de streaming depuis leur apparition. Aux Etats-Unis, l’artiste fit ses débuts sur les chaines de télévision nationales en se produisant au Tonight Show et au Jimmy Kimmel Live tandis qu’Esquire et NPR Music s’accordèrent à voir en lui le prochain « plus grand chanteur de jazz américain ». Enfin, « Liquid Spirit » lui permit d’obtenir son premier Grammy en 2014, dans la catégorie « Meilleur album de jazz vocal ».

A l’automne dernier, Gregory Porter put enfin retourner en studio à New York pour y enregistrer « Take Me To The Alley ». Comme pour ses trois précédents albums, le chanteur choisit de faire équipe avec le producteur Kamau Kenyatta. Leur collaboration remonte au milieu des années 90 alors que Gregory Porter, bénéficiant d’une bourse sportive, poursuivait ses études à la San Diego State University. Une blessure à l’épaule ayant réduit à néant ses espoirs de devenir sportif professionnel, le jeune homme décida d’embrasser une carrière musicale et Kamau Kenyatta lui mit le pied à l’étrier : « Kamau a été décisif car il m’a permis de tirer le meilleur de mes capacités », explique le chanteur. « Il n’a cessé de m’encourager à développer mon potentiel artistique ». Sur « Take Me To The Alley », Gregory Porter retrouve le noyau dur de son groupe, le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott. Le disque bénéficie également des participations de la chanteuse Alicia Olatuja, du trompettiste Keyon Harrold et de l’organiste Ondrel Pivec.

« Take Me to the Alley » apporte une nouvelle preuve de l’importance de l’œuvre de Gregory Porter, l’artiste et ses textes engagés parvenant encore une fois à résoudre cette équation en apparence insoluble :être le porte-voix de notre époque tout en faisant preuve de la plus grande fidélité à l’égard de la tradition jazz et soul.

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