Open jazz
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Lundi 2 novembre 2015
57 min

Bruno Angelini, Leone Alone

Parution de « Leone Alone » de Bruno Angelini chez Illusions.

Bruno Angelini, Leone Alone
Bruno Angelini ©Cecil Mathieu

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► Bruno Angelini

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Je dois dire que je n’ai pas trop aimé ça. Trop outrancier, même grotesque. J’y vois de la caricature partout. Ces films me donnent l’impression d’être faits par un type qui n’aime pas le western. Et un Italien en plus… Mes westerns à moi, ils sont réalisés par John Ford, Howard Hawks, Anthony Mann ou Budd Boetticher. Et dans leur aspect “moderne”, par Altman, Aldrich ou Peckinpah, mon héros absolu.

Le temps passe, je deviens père, les enfants grandissent, et vers leurs seize ans, tombent dans le cinéma eux aussi. Et c’est reparti avec Leone, en DVD ce coup-ci. Devant leur enthousiasme débordant, je revois — plusieurs fois, ils connaissent les dialogues par coeur ! — les trois films avec Eastwood, puis les autres. Bon. Forcément, j’y découvre ce que je n’avais même pas entr-aperçu vingt-cinq ans auparavant. Finalement, je trouve ça plutôt bien. Etincroyablement personnel.

Un jour,Bruno Angelini me propose un projet musical sur Sergio Leone en piano solo. Je réponds : “Ah oui, un truc sur Ennio Morricone ? ”. “Non. Sur Sergio Leone ”. Ce qui l’intéresse c’est l’humaniste derrière le cinéaste. Révélé par la musique de Morricone, dit-il. Il ne fallait pas un mot de plus pour me convaincre. “When you have to shoot, shoot. Don’t talk ! ”.
[Philippe Ghielmetti]

Où écouter Bruno Angelini

  • mercredi 18 novembre à 21h au Sunside à Paris pour la sortie de “Leone Alone” chez Illusion Music Bruno Angelini (piano)
    Francesco Bearzatti (sax, clarinettes)

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