Open jazz
Magazine
Jeudi 11 mars 2021
54 min

Astor Piazzolla, jazzo nuevo

El Gato aura séduit nombre de jazzmen, des deux côtés de l’Atlantique. Jusqu’à enregistrer avec Gerry Mulligan et Gary Burton. Parcours d’une fascination réciproque.

Astor Piazzolla, jazzo nuevo
Astor Piazzolla, © Getty / Rafael Wollmann

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Bon anniversaire Astor Piazzolla !

Bon anniversaire
Bon anniversaire

Le sentimento aurait-il à voir avec le feeling ? Évidemment. Mais c’est aussi la science harmonique naturelle à un instrument « à anches libres » qui pousse au rapprochement entre le tango nuevo et bon nombre d’aventuriers du jazz. La puissance d’une pulsation rythmique suggestive aussi, qui hésite entre groove et swing. Et encore l’évidence mélodique des compositions du maestro argentin, qui n’a rien à envier aux auteurs des standards de Broadway.

En big band avec l’ONJ de Daniel Yvinek et les arrangements de Gil Goldstein, en quartet de chambre autour du bandonéon de Louise Jallu, en duo accordéon, sax soprano pour les funambules Vincent Peirani et Émile Parisien, sur le piano de l’americano-vénézuélien Edward Simon ou dans le souffle de la clarinette de Phil Woods… Le souffle du lyrisme d’Astor Piazzolla est à chaque fois perceptible, doux et brûlant, fiévreux et limpide. À fortiori quand il se mesure lui-même, au bandonéon, au baryton de Gerry Mulligan ou au vibraphone de Gary Burton. Ale jazz d’Astor et de lumières !

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