Mercredi 21 mai 2014
1h 27mn

Festival Couleurs du monde à Langonnet

Pour la 5e année consécutive, France Musique a pris ses quartiers en centre Bretagne, à l'occasion du festival Couleurs du monde de Langonnet (du 27 au 30 mars). Concocté en collaboration artistique avec Françoise Degeorges, l’invitation se conjugue au féminin, sous la thématique "Voix du monde - Voix de femmes".

Nous retrouverons dans cette émission quelques figures familières : les kenyanes de Gargar, lauréates du Prix France Musique des Musiques du monde, la chanteuse pakistanaise Zarsanga, et le percussioniste-chanteur basque Julen Achiary.
► Le site du Plancher, scène du Kreiz Breizh organisatrice du festival.

Zarsanga (Pakistan)
Le peuple pashtoun est divisé entre le Pakistan et l’Afghanistan depuis 1863. Parmi les nom­breuses tribus qui le composent, plusieurs ont choisi la mobilité. Ces pashtouns nomades sont connus sous le nom de Kuchi, littérale­ment “ceux qui voyagent”.
Zarsanga est l’une d’entre eux, elle chante l’exil. Bergère jusqu’à l’âge de 14 ans, elle est désormais une étoile aussi bien dans son pays natal que chez ses frères afghans.
Elle incarne l’imaginaire d’un Pashtounistan uni, réactualise ses poèmes et par là son identité. Elle chante tout ce dont le peuple pashtoun se nourrit, la beauté des arbres, le parfum des fleurs, les routes poussiéreuses et escarpées, le bétail à soigner, les amants séparés, retrouvés.
Zarsanga est ac­compagnée d’un joueur de rubâb et d’un percussionniste.

Julen Achiary & Maddi Oihenart (Pays Basque)
Le percussioniste et chanteur Julen Achiary et la chanteuse Maddi Oihenart s’unissent pour un duo a capella de chants soutelins tradition­nels, anciens et populaires. Deux généra­tions, deux voix représentatives et fascinantes du petit pays de La Soule, au coeur du Pays Basque.

Terrero (Cap-Vert)
Le batuque est un rythme particulier à l’île de Santi­ago, réservé aux femmes. Il transmet la mémoire collective et l’identité d’un peuple. Percussions poly­rythmiques accompagnées d’un chant à répondre, les femmes frappent sur la tchabeta, un tambour d’étoffes imaginé à l’époque de l’esclavage pour contourner l’interdiction faite par l’Église d’utiliser les percussions. S’il y a quelques années, seules de très rares villageoises maintenaient la tradition, le groupe Terrero ( l’ « intérieur du cercle » de danse) représente une nouvelle géné­ration, qui reprend aujourd’hui le flambeau.

Gargar (Kenya)
De ses hautes voix timbrées et ses mélodies incantatoires, le quartette féminin de Gargar ravive avec passion les traditions musicales de la région nord-orientale du Kenya. Accompagné par des instruments modernes, cet ensemble vocal, issu de la communauté de femmes Bismillahi Gargar dédié à la sauvegarde de la culture orale du Comté de Garissa, met à jour des pans entiers du patrimoine des Somalis, ces populations essaimées dans la Corne de l’Afrique. Ces chants ancestraux prennent un nouvel éclat tout en conservant leur authenticité, entre vertu hypnotique et rugosité originelle…
Ces gardiennes des traditions Somalis et leurs voix envoûtantes ont été élues lauréates du Prix France Musique des Musiques du monde 2014. Elles publieront en 2015 un album dans la collection Ocora-Radio France.

Maura Guerrera (Bretagne/Sicile)
« Malgré son jeune âge, la voix “à l’ancienne” de Maura Guerrera renferme toute la richesse et la complexité du chant traditionnel sicilien dont elle connaît et restitue les plus infimes nuances. Voici une collaboration particulière­ment fructueuse avec cet ensemble de musi­ciens bretons extraordinaires qui ont le grand mérite d’inscrire ces musiques dans la mo­dernité tout en maintenant intacte la magie de leurs origines. Une opération extrêmement difficile dont seul est capable celui qui connaît profondément les secrets de la tradition.
Bravo !!! » Riccardo Tesi (Rome-Juillet 2012)

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