Samedi 14 mars 2020
1h

Concert Ocora, Couleurs du monde (2/2) : Trio Sahar Mohammadi, Jasser Haj Youssef et Haïg Sarikouyoumdjian

Cette deuxième partie de concert est consacrée à la musique du Moyen-Orient, avec le Trio Sahar Mohammadi, Jasser Haj Youssef et Haïg Sarikouyoumdjian - entre chant classique persan, viole d'amour et duduk...

Concert Ocora, Couleurs du monde (2/2) : Trio Sahar Mohammadi, Jasser Haj Youssef et Haïg Sarikouyoumdjian
Trio Sahar Mohammadi, Jasser Haj Youssef et Haig Sarikoujoumdjian, © TDV
  • Diffusion de la deuxième partie du concert du lundi 2 mars 2020 au Carreau du Temple à Paris

Sahar Mohammadi, chant classique persant

La chanteuse Sahar Mohammadi
La chanteuse Sahar Mohammadi, © Amirrezanet

Déjà reconnue comme l'une des plus belles voix de la tradition persane, Sahar Mohammadi est née à Téhéran où elle réside encore. Elle étudie le târ et le sétâr avant d'opter pour le chant, son domaine de prédilection.
Douée d'une exceptionnelle maturité, elle porte sur scène l'élégance et la simplicité des grands talents au service d'un répertoire aussi complexe que raffiné.
Invitée au Festival de Fès en 2016 puis à Paris au Théâtre de la Ville, elle a immédiatement capté le public par sa puissance vocale, son art de l’ornementation et le velouté d'un timbre à faire craquer d'émotion les âmes les plus endurcies. Qui pourrait résister à la douceur de ces mélodies qui s'envolent sans crier gare pour se transformer en de fougueuses vocalises avant de se poser délicatement dans un murmure évanescent ?
Au-delà d'une technique parfaitement maîtrisée, tout l'art du chant classique persan réside dans l'apprentissage de cette poésie transmise "de poitrine à poitrine" et que seuls les plus grands interprètes parviennent à rendre universelle.

Jasser Haj Youssef, viole d'amour

Jasser Haj Youssef, viole d'amour
Jasser Haj Youssef, viole d'amour, © EDMU

Violoniste, compositeur, musicologue et pédagogue, Jasser Haj Youssef est l’un des musiciens les plus étonnants de sa génération.
Sa parfaite maîtrise du répertoire classique et traditionnel ainsi que ses connaissances en musicologie font de lui l’un des plus brillants représentants de la nouvelle génération de musiciens arabes. La sensualité de ses mélodies, son sens du groove et sa profonde culture musicale lui ont permis de jouer avec les plus grands artistes de son pays natal, la Tunisie, mais aussi de collaborer avec des figures internationales : Barbara Hendricks, Didier Lockwood, Sœur Marie Keyrouz, Youssou N’Dour
S’il reste essentiellement violoniste, notamment avec son quartet mixant musique arabe et jazz, c’est de plus en plus vers la viole d’amour qu’il souhaite aller. Il est le premier à avoir redécouvert cet instrument hors du commun qu’il maîtrise à merveille et qu’il met au service d’une superbe musique aux multiples facettes : classique, orientale, jazzy, caribéenne, indienne… d’une surprenante modernité et d’un éclectisme salutaire.
Le monde de la musique l’invite largement et on le retrouve tour à tour dirigeant l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée ou les Musiciens du Louvre, avec son quartet de jazz ou en solo sur les scènes les plus prestigieuses.
Ses œuvres sont étudiées en France, notamment au programme du baccalauréat, mais également à l’étranger. Ses compositions sont jouées en 2015 au théâtre antique de Carthage et en 2016 à la Philharmonie de Paris.

Haïg Sarikouyoumdjian, duduk

Le joueur du duduk Haïg Sarikouyoumdjian
Le joueur du duduk Haïg Sarikouyoumdjian, © GHAZAL

Né en 1985, Haïg Sarikouyoumdjian se met à jouer du duduk à l'âge de treize ans. Il apprend la technique et les nuances de cet instrument auprès de maîtres en Arménie.
Il se familiarise avec le répertoire traditionnel, les subtilités de l'intervalle, les rythmes, les ornements et la modalité. Après divers projets à partir de 2004, dont des medjlis - un mélange de musique arménienne, de musique contemporaine et de jazz, il part jouer dans le monde entier en 2009 avec Jordi Savall et Hespèrion XXI.

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