Samedi 27 novembre 2021
1h

Concert des finalistes du Prix des Musiques d'ICI 2021 (2/2)

Deuxième partie du concert enregistré le lundi 8 novembre au Carreau du Temple à Paris, avec les finalistes du Prix des Musiques d'ICI 2021 initié par le Festival Villes des Musiques du Monde : KYAB YUL-SA, Bongi et Ignacio Maria Gomez.

Concert des finalistes du Prix des Musiques d'ICI 2021 (2/2)
Concert des finalistes du Prix des Musiques d'ICI 2021 (2/2), © Les Dames de la Joliette / Bongi (© Laurent Marseye) / Bedouin Burger / Kyab Yul-sa (© Henri Duhamel) / Collectif Medz Bazar (© Louis Niermans) / Ignacio Maria Gomez (© Jessie Notola)

KYAB YUL-SA

KYAB YUL-SA
KYAB YUL-SA, © Henri Duhamel

En tibétain, Kyab signifie « exil ». Yul-Sa signifie « l’endroit », « la terre ». Kyab Yul-Sa ou « la terre de l’exil, des exils ». Kyab Yul-Sa est un trio musical né en 2015 et composé de Lobsang Chonzor (voix, luth tibétain dranyen, tympanon gyumang), Margaux Liénard (violon, hardanger d’amore, bouzouki) et Julien Lahaye (zarb, tombak, et autres percussions). Initié par l’artiste tibétain Lobsang Chonzor, cœur battant de cet ensemble singulier, Kyab Yul-Sa puise son identité dans la musique tibétaine traditionnelle. À la fois chanteur et musicien, Lobsang Chonzor parcourt depuis plus de vingt années les répertoires traditionnels tibétains laïcs et religieux, qu’il donne à entendre au public lors de concerts solo mettant en lumière une maîtrise parfaite d’exécution et une étonnante modernité artistique. Dans Kyab Yul-Sa, Lobsang Chonzor s’associe à 2 « exilés musicaux » qui se sont approprié des musiques d’ailleurs (Europe du Nord, Iran).  Ensemble, ils transcendent les fondements de la musique tibétaine traditionnelle en lui apportant des arrangements nouveaux, inspirés de langages musicaux qui se répondent et s’enrichissent. Sur leur terre commune qu’est la musique, les musiciens offrent à la tradition tibétaine un renouveau musical au timbre métissé et unique.

Titres interprétés :

  • Brudmarsch fran Dalby (Morceau traditionnel suédois / Arrangeurs : Lobsang Chonzor, Margaux Liénard, Julien Lahaye)
  • Gankhar Thisil (Morceau traditionnel tibétain / Arrangeurs : Lobsang Chonzor,   Margaux Liénard, Julien Lahaye)
  • Opéra (Morceau traditionnel tibétain / Arrangeurs : Lobsang Chonzor,   Margaux Liénard, Julien Lahaye)

Bongi

Bongi
Bongi, © Laurent Marseye

Artiste pluridisciplinaire, originaire de Cape-Town et marseillaise d’adoption, Bongi mène une correspondance insolite entre deux continents, dans un crépitement de voix et d’énergie qui ravivent les traditions musicales d’Afrique australe. Ses chansons en Xhosa, son idiome natal et langue de Nelson Mandela, claquent sous le palais et tracent un arc musical panafricain à la fois magnétique et ensorcelant. Le métissage fertile d’une culture en exil. Dans les incantations ou dans les chuchotements, Bongi sait donner du souffle à la musique de ses racines sud-africaines. En l’arrosant de sa voix polymorphe, suave ou grave, de ses envolées mélodiques ou encore de son troublant chant diphonique, auquel elle donne un éclat inouï dans l’écrin délicat des guitares de Cyril Péron-Dehghan, et des rythmiques tout-terrain de Dimitri Reverchon. Lorsque se brouillent les frontières, l’hybridation de Bongi semble encore plus claire : sa world-pop s’épanouit quand elle prend langue avec le maskanda, ce blues polyrythmique zoulou, ou quand la folk-music chargée de spiritualité s’emballe au contact des percussions. On en ressort envoûté et saisi par les chants du quotidien, d’amour, de lutte et de nostalgie, qui, révélés sur scène, deviennent irrésistiblement festifs, attisés par l’empreinte solaire d’une artiste à la rayonnante personnalité.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Titres interprétés : 

  • Wasala (auteur/compositeur : Sibongile Mbambo)
  • Themba limbi (auteur : Sibongile Mbambo / compositeurs : Sibongile Mbambo, Frederic Salles)
  • Ndikhona (auteur : Sibongile Mbambo / compositeurs : Sibongile Mbambo,   Raoul Reverchon, Cyril Peron)

Ignacio Maria Gomez

Ignacio Maria Gomez
Ignacio Maria Gomez, © Jessie Nottola

Ignacio Maria Gomez relève des êtres hors-du-commun. Jeune artiste virtuose, poète et chanteur enchanteur, Ignacio est surtout un nomade perméable à la vie qui traverse cultures et traditions pour en faire une musique profondément cosmique, autant qu’un trait d’union entre les continents sud-américain et africain. Né à Bariloche en Argentine en 1992, Ignacio Maria Gomez déménage pour le Mexique à l’âge de 12 ans. Là-bas, il rencontre une communauté de musiciens qui ont rapporté de leurs voyages, en Guinée notamment, rythmes et percussions traditionnelles mandingues. Improbable ? Peut-être. Mais cette ouverture changera le cours du destin de l’artiste en devenir qui en absorbe tous les fruits par la pratique et par l’écoute des grands maîtres, de Famoudou Konate à Mamady Keita. A son retour en Argentine, Ignacio Maria Gomez a 15 ans et devient le professeur autant que le pilier d’une communauté de musiciens qu’il initie à la musique traditionnelle guinéenne.

Titres interprétés :

  • Belesia (auteur/compositeur : Ignacio Gomez Lopez)
  • Napin Dya (auteur/compositeur : Ignacio Gomez Lopez)
  • Beymbe La Fe (auteur/compositeur : Ignacio Gomez Lopez)
L'équipe de l'émission :