Dimanche 1 novembre 2020
48 min

"Jusqu'au bout de l'impro" (4/7) Festival Sons d'Hiver #29 Val de Marne 2/2

Pour fêter les 20 ans d'A l'Improviste toute une nuit d’improvisations : des concerts, des témoignages, des reportages. L'improvisation n'est pas un style de musique, c'est une façon spontanée d'être aux sons, de célébrer l'instant. Cette nuit spéciale, riche et rythmée, en est l’expression !

"Jusqu'au bout de l'impro" (4/7) Festival Sons d'Hiver #29 Val de Marne 2/2
"Jusqu'au bout de l'impro" (4/7)

Au programme de cette nuit spéciale, des musiques et des sons glanés pendant une année (la saison 2019-20) par les micros d’A l’Improviste sur différents festivals et événements.

Partie VI : Festival Sons d'Hiver #29 Val de Marne (28 janvier 2020 – espace Jean Vilar d’Arcueil)

Concert : Nate Wooley Columbia Icefield 

Avec Nate Wooley, trompette électronique ; Mary Halvorson, guitare électrique ; Susan Alcorn, pedal steel guitare ; Ryan Sawyer, batterie, voix

Deuxième instantané sonore du festival Sons d’Hiver et de sa 29ème édition avec un quartet américain réuni autour du trompettiste Nate Wooley.

Nate Wooley appartient à cette génération de trompettistes qui comme Christian Pruvost, Nicolas Souchal, et avant eux Jean-Luc Cappozzo, Franz Hautzinger, Axel Dörner… poussent l‘instrument dans ses limites techniques et physiques, avec souvent ajout d’amplification et de larsen, sans jamais renoncer à une certaine forme de lyrisme.

Or, du lyrisme il a en a dans la musique qu’il propose avec ce quartet. Un lyrisme au tempo lent, parfaitement adapté à l’image, au spectacle grandiose qui a fait naître cette musique et qui donne son nom au quartet : Columbia Icefield.

Nous voilà projetés dans la partie canadienne des montagnes rocheuses : véritable champ de glace hérissé de huit glaciers majestueux et mouvementés. Cette structure de glace s’étire et glisse vers plusieurs fleuves, puis vers l’océan pacifique…

Pour suggérer cette beauté glacée, Nate Wooley a choisi l’électricité : trompette électronique, guitare électrique et pedal steel guitare… instruments auxquels s’ajoute la batterie incandescente de Ryan Sawyer

Les origines de cette musique ...

A Paris, Nate Wooley travaille avec Eliane Radigue sur une pièce pour trompette seule OCCAM X. La compositrice parle beaucoup de rivières, de fleuves…

Il se trouve que Nate Wooley a grandi au bord du Columbia dans l’Oregon, à l’endroit où le fleuve se jette dans le pacifique. C’est une partie très belle et violente du fleuve.

Une amie à lui vit au contraire à l’endroit où le fleuve commence : au Canada. Un jour, elle emmène Nate Wooley là-bas.  La source, le point de naissance du Columbia coïncide justement avec cet immense champ de glace du Columbia, et les immenses glaciers déjà évoqués. Nate Wooley évidemment est subjugué !

Sur le chemin du retour, tout de suite il imagine une musique, il entend le son de ses trois amis musiciens : Mary, Susan, Ryan.

Il les contacte, et leur propose de transposer en musique ce qu’il a ressenti devant le spectacle du Columbia Icefield...

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