Dimanche 25 mai 2014
1h 23mn

Jazz et disparus prématurément

ou comment la mort a frappé, dans la fleur de l’âge, des dizaines de jazzmen parmi les plus brillants

« La mort n’est pas une excuse… » Jules Vallès

Non, rien ne l’excuse, mais tout l’explique! La mort est la seule certitude que nous ayons ici-bas. Ne subsiste un doute que sur le quand et le comment… Un doute si perturbant que certaines civilisations ne savent résister à la peur de la mort et que certains humains brûlent la vie par les deux bouts, pour défier le compte à rebours.

Alors, cette peur de la mort accouche, à chaque deuil, de lieux communs aussi navrants à entendre qu’à dire. “Il est mort trop tôt”… “Ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont”… Mais, si l’on se penche sur l’histoire du jazz, on se rend compte que les banalités évoquées lors des deuils prématurés sont autant de vérités!

Ils sont une bonne cinquantaine les musiciens de jazz, parmi les plus brillants, à avoir cessé de vivre avant quarante ans, sinon trente. Les morts les plus précoces furent aussi les plus influents sur leur musique, à l’image du saxophoniste Charlie Parker, des trompettistes Fats Navarro, Clifford Brown et du contrebassiste Jimmy Blanton…

Bien sûr, la vie trépidante et parfois sulfureuse des jazzmen a bon dos. N’empêche qu’on ferait un sacré orchestre en réunissant nos chers “disparus prématurément”, qu’ils aient succombé à la drogue, l’alcool, la maladie, les accidents de la route ou les assassinats…

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