Musiques-les-Bains
Programmation musicale
Dimanche 22 juillet 2018
58 min

Vichy (2/2)

Deuxième journée à Vichy dans l'univers des stations thermales et balnéaires d'Europe. Plus que des lieux de soins, ces villes ont été des centres politiques, culturels et mondains, des lieux où se rencontraient rois, héritières, écrivains, compositeurs, poètes, muses...

Vichy (2/2)
Vichy, septembre 1922, fête caritative de la fédération féminine de gymnastique. Photographie de presse / Agence Rol, © Gallica - BnF

Les lieux

Bâtie sur les bords de la rivière Allier, Vichy est connue dès l'Antiquité pour ses sources, elle devient station thermale dans la seconde moitié du XIXème S.

En 1799, Laetitia Bonaparte, mère de Napoléon, y fait une cure, le parc des Sources est aménagé sur l'ordre de l'Empereur et sous Charles X, l'afflux des curistes incite à augmenter la capacité d'accueil, la Dauphine Marie-Thérèse de France fait agrandir les bâtiments.  De 1844 à 1853, se développent des représentations théâtrales et lyriques dans les salons de l'établissement sous la baguette du chef d'orchestre Isaac Strauss. Au XIXème S, Vichy est une station à la mode, fréquentée par les célébrités de l'époque. Mais ce sont les séjours de Napoléon III, entre 1861 et 1866, qui entraînent la transformation de la ville : l’Allier est endiguée, des parcs à l'anglaise remplacent les marécages, on édifie des chalets et des pavillons pour loger l'empereur et sa suite… Un casino de style éclectique est inauguré en 1865.  

La Belle Époque marque la seconde grande campagne de construction de Vichy. En 1903 sont inaugurés l'opéra de style Art nouveau qui accueille tous les plus grands noms des scènes internationales, Vichy devient la capitale estivale de la musique en France. Des hôtels particuliers et des palaces aux références architecturales les plus variées, sont élevés dans la première moitié du XX° S.

La vie thermale connaît son apogée dans les années 30.  Disposant d'un hôpital thermal militaire et d'un hôpital civil, Vichy accueille les blessés du front durant la Première Guerre mondiale. Certains grands hôtels sont réquisitionnés et transformés en hôpitaux provisoires. Les établissements thermaux de la Compagnie fermière étaient alors en pointe dans la rééducation. Après-guerre, l'activité thermale reprend avec une très forte croissance au début des années 20.  

Pendant Seconde Guerre mondiale, Vichy revient sur le devant de la scène, le Maréchal Pétain ayant choisit d’y établir le gouvernement en exil : la ville est en zone libre, sa capacité hôtelière est grande et ses équipements de télécommunications ultra-modernes permettent de joindre le monde entier rapidement, elle est située près d’un nœud ferroviaire et au bord d’une plaine agricole qui permet d'approvisionner les milliers de fonctionnaires de l'État.  

Les années 50 sont fastes, on voit défiler personnalités et têtes couronnées, le Glaoui et le prince de Monaco par exemple, la clientèle des Français d'Afrique du Nord y vient en nombre pour les vacances, la station prend le titre de « Reine des villes d'eaux ».  La Guerre d'Algérie, suivie de la décolonisation, marque un nouveau coup d'arrêt brutal pour la ville qui doit désormais s'adapter à un contexte moins favorable et au fait que les cures thermales ne sont plus fréquentées par un public huppé qui préfère d'autres destinations. 

Les Rencontres

Les Musiques

Générique:
Alexandre Glazounov : Novelettes opus 15; 4- Valse  
Quatuor Chostakovitch  
Olympia 524

Giuseppe Verdi : Aida ; Prélude
Orchestre Philharmonique de Berlin
Claudio Abbado (direction)
DGG  002894798038

Igor Stravinsky : Apollon Musagète. Pas de Deux (Apollon et Terpsichore)
Orchestre Stradivari
Daniele Gatti (direction)
Nuova Era 8781

Francis Poulenc : Les biches ;  « Rag-mazurka »
Orchestre de la Société des concerts du conservatoire
Roger Desormière (direction)
Decca LDX2720 

Ernest Chausson : Concert en Ré M op 21, concert pour piano violon et quatuor à cordes. Très animé
Alfred Cortot (piano)
Jacques Thibaud (violon)  
Louis Isnard et Vladimir Voulfman (violons)
Georges Blanpain (alto)
Maurice Eisenberg (violoncelle)
Emi classics  50999 704941 2 9 

Maxime le Forestier : Honte à qui peut chanter
Maxime Le forestier
Polidor 5334412 

Jean Sébastien Bach : Concerto en ré m BWV 596 ; 3. Allegro
Olivier Vernet (orgue)
Ligia 

Albert Roussel : Le festin de l'araignée op 17
1. Funérailles de l'éphémère
2. Danse de l'éphémère
3. La nuit tombe sur le jardin solitaire
Orchestre non identifié
Albert Roussel (direction)
Urania Records WS 121102 

Jules Massenet : Werther ; Act Quatre ;  « Ah! ses yeux se ferment!...Non...Charlotte!... »
Roberto Algana (ténor)
Angela Gheorghiu (soprano)
London Symphony Orchestra
Antonio Pappano (direction)
EMI  5568202 

Mac Cartney - Lennon  - Ralph Bernet : Quand je l'ai vu devant moi
Johnny Halliday
Philips 1211433 

Fermo Dante Marchetti : Fascination
Michel Glasko (accordéon)  
Guy Touvron (trompette)
Ligia 010531617 

Claude Bolling / JM Rivière : Invitango
Brigitte Bardot
Claude Bolling et son orchestre
Polygram 8302962

Sources et références 

Erik Orsenna et Jean-Marc Terrasse:  "Villes d'eaux"  éditions Ramsey Image, coll. "Les Nostalgies"

Wikipédia

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samedi 21 juillet 2018