Musique émoi
Entretien
Dimanche 9 décembre 2018
1h 28mn

Maylis de Kerangal, romancière

Maylis de Kerangal, romancière
Maylis de Kerangal et Elsa Boublil

Une émission en partenariat avec le magazine Grazia.

Magazine Grazia
Magazine Grazia

Quand on est au bal, il faut danser.

Programmation musicale

Robert Nyel / Gaby Verlor
C’était bien au petit bal perdu
Bourvil, chant   

Gabriel Fauré
Pavane
Christian Pierre Lamarca, piano  
Lise de la Salle, piano   

Serge Prokofiev
Pierre et le loup
David Bowie, récitant
Orchestre de Philadelphie
Direction : Eugène Ormandy   

Maurice Ravel
Concerto pour piano en sol Majeur (Adagio Assai)
Martha Argerich, piano
Orchestre Philharmonique de Berlin,  
Direction : Claudio Abbado   

George Delerue
Extrait de la B.O.F. “Le Mépris” 

Philip Glass
Metamorphosis
Bruce Brubaker, piano   

Claude Debussy
Syrinx
Emmanuel Pahud, flûte   

Jean Philippe Rameau
Castor et Pollux (ouverture)
Ensemble Pygmalion
Direction : Raphaël Pichon    

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante n°2 en mi bémol Majeur K.364 (andante)
Gidon Kremer, violon
Kim Kashashian, alto  
Orchestre de Chambre Orpheus
Direction : Nikolaus Harnoncourt    

Ryuchi Sakamoto
Amore
Ryuchi Sakamoto, piano 

L'actualité de  notre invité

"Un Monde à portée de main"
Maylis de Kerangal
Edition Gallimard, collection Verticales
Parution : 16-08-2018

«Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à  plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le  grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde  : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et  recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire  disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long  du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de  pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs,  atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre  monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son  tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la  mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans  l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend  l’oreille dans le feuillage.»

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