Musique connectée
Magazine
Jeudi 22 octobre 2020
1 min

Un nouveau syndicat pour défendre compositeurs et compositrices

Suzanne Gervais revient sur une nouvelle initiative : 120 compositeurs et compositrices se sont réunis en un syndicat.

Un nouveau syndicat pour défendre compositeurs et compositrices
Le SMC est le nouveau syndicat français des compositeurs et compositrices de musique contemporaine, qui vient de voir le jour très récemment pour faire face à la crise

Le SMC, le syndicat français des compositeurs et compositrices de musique contemporaine est tout nouveau et a déjà du pain sur la planche. Son but est de défendre les créateurs pendant cette crise que nous vivons et plus généralement, dans une société où nos compositeurs et compositrices ont bien du mal à être programmés, écoutés et, tout simplement, reconnus.
La création de ce syndicat n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans le sillage de La grande Fédération professionnelle lancée, en juin, par nos compositeurs et compositrices. La plupart de ces compositeurs sont d’ailleurs membres des deux structures. On a donc deux initiatives sœurs, qui sont nées à quelques mois d’intervalles, des initiatives historiques on peut le dire, tant le métier de compositeur peut être vécu comme solitaire.

Le syndicat, notre petit nouveau, est présidé par le compositeur Philippe Hurel. Il a été mis sur pied grâce à la mobilisation de compositeurs comme Daniel d’Adamo, professeur au Conservatoire de Strasbourg, ou Jérôme Combier, directeur de l’ensemble Cairn.
Ce qui est très important, c’est qu’une bonne partie des premiers adhérant sont de jeunes musiciens. Ils ont entre 22 et 23 ans : la nouvelle génération, qui sort du conservatoire, est qui est plus que jamais mobilisée.

Le déclencheur a été le confinement. Une mise à l’arrêt pendant lequel les compositeurs n’ont quasiment rien touché. Pour faire face à cette débâcle, il a fallu s’unir, se concerter, réfléchir à des actions communes. Le SMC vient d’écrire à la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, à propos, notamment, de la place des compositeurs au sein du Centre national de la Musique.
Les membres du bureau réalisent un travail de veille sur les fameuses commissions d’attribution des budgets pour les commandes d’œuvres musicales. Bref, ce syndicat veut être un repère, un organe qui puisse répondre aux inquiétudes des compositeurs et compositrices, un espace de parole. Il souhaite d’ailleurs proposer, bientôt, une permanence juridique.

Le site internet est ouvert mais est encore en construction. Le syndicat est en revanche présent sur Twitter et Facebook depuis deux jours. La France possède désormais deux structures purement dédiées à la défense des droits des auteurs de musique contemporaine. Symboliquement, c’est important, mais, pragmatiquement, la bataille de la nouvelle génération de compositeurs et de compositrices ne fait que commencer…

L'équipe de l'émission :