Musique connectée
Magazine
Vendredi 29 mars 2019
1 min

Les 1'30 de l’Ircam !

L’Ircam veut faire connaître le travail des chercheurs, des interprètes et des compositeurs qui travaillent dans ses laboratoires, à Paris, et pour ça, l’Institut de recherche fondé par Pierre Boulez en 1970, peut compter sur les outils numérique…

Les 1'30 de l’Ircam !
01'30 en Stravinsky : 1 minute 30, en vidéo, pour découvrir les projets de ceux qui contribuent à la vie scientifique et créative de l'Ircam, de passage en salle Stravinsky pour une conférence

Top chrono

Une minute et trente secondes pour se frotter au travail d’un chercheur sur les « réseaux de neurones pour l’orchestration musicale automatique » ; pour être initié à l’interaction entre instruments et dispositifs numériques ou encore pour découvrir l’existence des technologies d’enregistrement tridimensionnel avancées… 

Tout ça vous fait peur ? On vous comprend, nous aussi, et au réveil c’est un peu raide. Mais on a tort : il ne faut pas. Il ne faut pas parce que ces sujets très pointus, qui font l’objets de recherches approfondies, puis de thèses, de colloques, de conférences hébergées par l’Ircam, ces sujets ne doivent pas rester dans une tour d’ivoire. Avec une bonne communication et un zest de vulgarisation, ils seraient susceptibles d’éveiller la curiosité de pas mal de non-spécialistes.

La promo des thèses soutenues à l'Ircam

Que sait-on des thèses qui sont soutenues à l’Ircam et dans nos universités ? Pas grand-chose, et c’est bien dommage. 

Le mérite de l’Ircam est donc de mettre en œuvre une certaine ouverture au grand public, notamment avec un nouveau format de vidéo, les « Une minute trente ». 

Tout est dans le titre : en une minute et trente secondes, pas une de plus, un doctorant, une acousticienne ou encore un compositeur présentent un pan de leur travail : la thèse qu’il ou elle vient de soutenir, l’œuvre ou le logiciel sur laquelle il ou elle travaille. Bref, des sujets souvent obscurs, mais susceptibles d’intéresser, s’ils sont bien présentés, d’autres artistes et tout simplement le commun des mortels. 

Le vol du bourdon

Alors, nous savons que nous courrons après le temps, mais une minute trente, ce n’est pas grand-chose : c’est le temps que dure Le vol du bourdon de Rimsky-Korsakov, si le bourdon n’est pas trop empâté bien sûr, et ça permet, de se tenir au courant, par petites touches, de la recherche musicale, sinon de faire des découvertes ou, au moins, de briller en société.

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