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Vendredi 11 juin 2021
1 min

A Quimper, le compositeur Arthur Lavandier s’attaque aux cornemuses et bombardes

Direction le Finistère, à Quimper ! La cité bretonne résonnera samedi 12 juin au son des bombardes et cornemuses, mais dans un répertoire assez inhabituel pour ces instruments traditionnels.

A Quimper, le compositeur Arthur Lavandier s’attaque aux cornemuses et bombardes
Quimper résonnera samedi 12 juin au son des bombardes et cornemuses, mais dans un répertoire assez inhabituel pour ces instruments traditionnels, © Bagad Kemper

Ces derniers jours, les 45 musiciens du Bagad Kemper répétaient au théâtre de Cornouailles, à Quimper. Le bagad, c’est cet orchestre traditionnel breton qui rassemble trois familles d’instruments : les cornemuses, les bombardes au son puissant et aigu et puis des caisses claires et des tambours pour donner le rythme… Une formation traditionnelle fort populaire qui a inspiré un compositeur : Arthur Lavandier, à qui le théâtre de Cornouailles a commandé une pièce. Elle s’appelle « Trois prophéties » et la création, c’est samedi 12 juin.  

Une marche au supplice à la bombarde 

Arthur Lavandier n’en est pas à son coup d’essai avec le bagad ! Il y a quelques années, ce compositeur compagnon de route de l’ensemble Le Balcon avait arrangé la Symphonie fantastique et à l’occasion d’un concert en Bretagne, la fameuse marche au supplice avait été confiée à un bagad. Arthur avait alors pu se frotter aux difficultés de l’écriture pour cornemuses et bombardes. Par exemple, la cornemuse a un bourdon, ce qui fait que quoi qu’on écrive, il y a toujours un do grave qui sonne. Cet instrument peut jouer huit notes, pas plus, sans altération. La bombarde, elle, est un instrument fatigant à jouer, très physique, qui demande une grande pression des lèvres pour tirer un son. 

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Un morceau, trois lieux 

Mais c’est avec plaisir et malice que le compositeur transporte le bagad sur un terrain esthétique assez inhabituel. Le morceau créé demain dure une bonne heure et doit normalement être joué en trois temps : la première partie, « L’Etoile percée », sera créée dans la cathédrale Saint-Corentin de Quimper en petit effectif, neuf musiciens sur 45, qui joueront avec la résonance et l’acoustique de la cathédrale…  Normalement, la deuxième partie, « La danse des arbres » aurait dû être jouée en déambulant dans les rues avec le public et en rejoignant, au fur et à mesure, les autres musiciens… Pour les raisons sanitaires que l’on connaît, elle sera donnée au théâtre de Cornouailles avant la troisième et dernière partie, « La Victoire du cœur au lac », un titre qui fleure bon la légende de Merlin. 

Le public breton a l’habitude d’entendre le bagad en intérieur, mais pour les oreilles les plus sensibles, pas de panique, des bouchons d’oreille seront distribués... 

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