Musique connectée
Magazine
Mercredi 29 janvier 2020
1 min

L’Orchestre virtuel d’Esa-Pekka Salonen

Esa-Pekka Salonen est un musicien connecté : le chef d’orchestre finlandais, chef principal du Philharmonia Orchestra de Londres, a imaginé un orchestre virtuel, qui le suit un peu partout en Europe.

L’Orchestre virtuel d’Esa-Pekka Salonen
Esa-Pekka Salonen et le Philharmonia Orchestra en réalité virtuelle

Le projet ne date pas tout à fait d’hier : depuis cinq ans, Esa Pekka Salonen développe avec le Philharmonia Orchestra un dispositif sonore et virtuel qui permet au public de s’immerger dans un bain de sons et d’images, pour ressentir ce qui vit un musicien ou un chef d’orchestre en concert. 

Cette installation de réalité virtuelle était présentée pour la première fois à Paris en décembre avec la Symphonie n°3 de Mahler. C’était à la Philharmonie et certains d’entre vous ont peut-être pu la tester.
Pour ceux qui l’ont manqué, pas de panique, il se peut qu’il repasse dans la capitale la saison prochaine. Le principe est simple : vous enfilez un casque de réalité virtuelle et vous êtes dans l’orchestre, à la place du chef devant les musiciens, où face à lui, à tel ou tel pupitre. Le Philharmonia Orchestra a déjà enregistré la cinquième de Beethoven, la cinquième de Sibelius et maintenant la troisième symphonie de Mahler.

Si vous voulez voir à quoi ressemble ce qu’on l’on voit dans le casque de réalité virtuelle, rendez-vous sur le site de l’orchestre, à l’onglet « digital ». Et ce n’est pas tout : pour faire entrer l’auditeur dans l’Orchestre, dans les entrailles d’une symphonie, Esa-Pekka Salonen a aussi imaginé une application pour smartphone. Elle s’appelle « The Orchestra » et elle vous permet de comprendre comment fonctionne une pièce symphonique. Actuellement il y en a huit sur l’application, qui vous permet de sélectionner en temps réel plusieurs pistes vidéo et audio, avec une partition automatiquement synchronisée et une visualisation graphique note par note de chaque morceau pendant sa lecture. C’est donc à la fois pour les musiciens aguerris et pour les débutants. Si vous voulez la tester, l'appli est disponible, mais uniquement sur Apple.

On voit donc qu’en matière de nouvelles technologies, les orchestres anglo-saxons conservent une longueur d’avance. On constate avec l’exemple de Salonen l’importance de l’engagement du chef d’orchestre sur ce terrain. Et puis avoir le nom d’un chef connu adossé à un projet numérique, ça aide tout de suite à trouver des financements…

L'équipe de l'émission :