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Mercredi 21 avril 2021
1 min

A Metz, un nouvel accessoire pour garder le rythme

A Metz, un musicien intervenant en milieu scolaire a inventé un accessoire ludique pour percussionnistes.

A Metz, un nouvel accessoire pour garder le rythme
A Metz, Albert Boutilier invente un nouvel instrument : la Spoonshake, © Maury GOLINI

Oui, décidément, certains musiciens profitent de ce confinement pour concrétiser leurs idées de nouveaux instruments : hier, je vous parlais de l’inventeur niçois Fils de Flûte qui s’inscrit dans le courant de la lutherie urbaine avec ses instruments à base d’objets recyclés, et ce matin je vous propose un petit saut à l’Est, à Metz, où Albert Boutilier, musicien, comédien et intervenant en milieu scolaire, va lancer la production de son « spoonshake ».

Faciliter l’apprentissage du rythme

Le « spoonshake » n’est pas le nom d’un nouvel accessoire pour faire vos cocktails à la maison, et pourtant on peut utiliser ce drôle de petit instrument comme un shaker, comme des maracas, comme des cuillères irlandaises ou encore comme des baguettes de batterie… C’est une paire de cuillères dotées de petites coques qui sont reliées à une poignée souple. L’idée n’est pas née pendant le confinement, elle a germé il y a cinq ans, pendant un atelier qu’Albert animait dans une école, avec des enfants qui préparaient l’une de ses recettes de cuisine musicale… Le musicien et le élèves ont bricolé un petit prototype de cuillères maracas et, ensemble, ils ont créé tout un morceau. Le musicien s’est rendu compte que ces deux cuillères légères et souples pouvaient être l’allié idéal pour faire ses premiers pas dans l’apprentissage du rythme et il a creusé son idée…

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Inventeur autodidacte

Pendant cinq ans, Albert Boutilier a fait des tests, il a lancé la fabrication des premiers prototypes et aujourd’hui, début 2021, pour passer à la vitesse supérieure, démarrer la production de son petit instrument et le faire connaître auprès du grand public, et des enseignants notamment, il a lancé une campagne de financement participatif et a récolté quasiment la totalité du montant dont il a besoin… L’initiative d’Albert Boutilier n’est pas anecdotique : elle montre que la facture instrumentale, qu’il s’agisse d’accessoires ou d’instruments à part entière, est plus que jamais en action : dans l’atelier des luthiers et des facteurs professionnels bien sûr, dans les laboratoires des ingénieurs mais aussi chez les musiciens complètement autodidactes en fabrication d’instruments.

Reste pour ces derniers à réussir à financer leur invention et puis, surtout, à convaincre les musiciens et à être intégré dans l’apprentissage avec, à la clé, le passage du statut de gadget à celui de pépite !

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