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Mercredi 20 mars 2019
1 min

Le Centre de musique baroque de Versailles se met aux partitions numériques

En amont de la journée européenne de la musique ancienne, qui aura lieu demain, Suzanne nous parle ce matin du Centre de musique baroque de Versailles, qui se met aux partitions numériques…

Le Centre de musique baroque de Versailles se met aux partitions numériques
A Rouen, des partitions numériques dans la fosse, © DR

Le Centre de musique baroque de Versailles numérise son pôle édition

C’était le souhait de son directeur, Nicolas Bucher, qui est arrivé à la tête du Centre il y a un peu plus d’un an. 

Le Centre de musique baroque de Versailles a fêté ses 30 ans en 2018 et il est très actif, quasiment depuis sa création, dans l’édition des œuvres du patrimoine français des 17e et 18e siècles. 

Alors musique ancienne, certes, mais nouvelles technologies : le CMBV est en pleine discussions avec une startup de l’édition numérique

Il faut savoir que l’une des spécialités du CMBV, ce sont ses éditions scientifiques, toujours très attendues dans la profession : et qui dit édition scientifique de partitions anciennes dit nombreuses annotations, notes de bas de page à foison. 

Bref, ce sont des partitions très riches, très denses, qui prétendent à l’exhaustivité. L’édition scientifique d’un ouvrage musical est souvent un casse-tête hallucinant pour l’éditeur classique, c’est-à-dire qui utilise le papier : comment gérer la somme d’informations à caser dans la partition sans que le résultat soit indigeste pour l’interprète ? 

La partition numérique peut tirer son épingle du jeu

Ce type de partition permet un confort d’utilisation incomparable au papier. 

On parle beaucoup des atouts de la partition numérique en orchestre, mais on y pense moins pour le travail quotidien des interprètes de musique ancienne.  

Imaginez : un système de calques pour que les annotations disparaissent un deux clics, la transposition automatique de votre partition dans un autre tempérament, ce qui se fait constamment en musique ancienne, et ce en moins d’une seconde (parce que si les claviéristes transposent à vue, c’est rarement le cas des autres musiciens), idem pour les ornements, possibilité d’ajouter ou de superposer des calques sur la partition avec les propositions issues des différentes sources… 

Bref, pour ce qui est du travail sur les sources et de l’édition de la musique ancienne, les bénéfices de la partition numérique sont énormes, mais rares sont les éditeurs à en avoir conscience. On suit donc de près le Centre de musique baroque de Versailles et on devrait en savoir plus dans les prochaines semaines… 

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