Musique connectée
Magazine
Mercredi 11 septembre 2019
1 min

L’intelligence artificielle, reine du festival Ars Electronica

Suzanne Gervais nous propose un compte rendu des inventions présentes durant la dernière édition du festival Ars Electronica : des concerts joués par des robots, des musiciens jouant des partitions composées par des machines ou encore des applications d'aide à l'écriture musicale.

L’intelligence artificielle, reine du festival Ars Electronica
Festival Ars Electronica, © vog - Festival Ars Electronica

Linz se targue d’être une ville tournée vers le futur ! C’est effectivement le cas puisque le festival Ars Electronica, qui a lieu tous les ans depuis quarante ans n’est ni plus ni moins que la grand-messe des nouvelles technologies appliquées à l’art. 

Des milliers d’artistes, de scientifiques et d’ingénieurs s’étaient donné rendez-vous sur les bords du Danube le week-end dernier. En effet, Ars Electronia est une véritable institution dans le domaine de la création numérique et la musique se taille la part du lion dans la programmation. Voici donc un petit compte-rendu des temps forts.

Sans trop de surprises, l’intelligence artificielle était absolument partout cette année avec des concerts d’instruments joués par des robots. Yamaha, le fabricant de piano, était présent car la firme japonaise a lancé toute une filière de recherche en intelligence artificielle pour créer une machine capable de jouer dans le style de Glenn Gould !

Pendant le festival, il y avait quand même des musiciens de chair et d’os, mais qui jouaient des partitions composées par des machines. On a eu droit à une version inédite de la dixième symphonie de Mahler : cette symphonie, inachevée a été complétée par une intelligence artificielle. Le tout était interprété par le Bruckner Orchestra dans la célèbre abbaye de Saint Florian, où Bruckner fut titulaire de l’orgue. 

Tant pis si Bruckner se retourne dans sa tombe : les intelligences artificielles composent et plus encore, elles orchestrent. Nous n'avons malheureusement pas d’enregistrement à vous faire écouter, mais que l'on se rassure, ce n’était pas du Mahler ! En revanche les intelligences artificielles compositrices représentent un immense business potentiel.

À Linz, les visiteurs pouvaient aussi découvrir un petit orgue connecté qui agit comme un perroquet : il répète les sons et les phrases qu’on lui dit et qu’on lui chante.

Enfin, voici une dernière invention que Suzanne Gervais a souhaité vous faire partager. Elles étaient trop nombreuses pour être toutes citées mais c’est "Amadeus Code", qui a retenu son attention. C’est une application d’écriture musicale dotée d’une intelligence artificielle, qui aide l’utilisateur à composer des mélodies. 

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